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 Dressed to Kill //Logan//

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MessageSujet: Dressed to Kill //Logan//   Lun 17 Juil 2017 - 19:02

Dressed to kill

ft.

Elle était furieusement charmante, sa natte claquait à chacun de ses pas et ses talons frappaient lourdement le sol. Elle détestait se balader dans ce grand cabinet d’avocat, pas parce que tout le monde, ou la détestait ou l’adorait, mais parce qu’elle n’aimait pas ces gens. Trop prétentieux, trop manipulateur et méprisant à son goût, elle se devait de les faire descendre de leur piédestal. Surtout ceux de ce cabinet. Ils étaient bien trop pompeux que ces petits cabinets charmants qui faisaient tous pour lui plaire. Qu’ils ne l’aiment ou pas, Archane était la meilleur dans son domaine et fatalement, ils devaient travailler avec elle. Alors elle pouvait être une garce insupportable, elle avait un doctorat pour le certifier. Un joli diplôme sur un mur et un joli costume. Après tout c’était elle qui leur donnait raison ou tort. Mais puisque qu’eux aussi avaient un joli diplôme et connaissaient sur le bout des doigts les lois, ils aimaient venir lui casser les pieds avec des procédures et des papiers. Elle passait donc sa journée à s’occuper de la paperasse de nombreuses enquêtes et procès. Elle se demandait elle-même comment elle faisait pour jongler avec les cours, les affaires, les enquêtes et les procès. Son agenda était tellement rempli qu’elle ne pouvait même plus dessiner sur les coins et elle passait toute ses nuits à jouer sur son nouveau mmorpg préféré.  Elle se faufila dans les toilettes pour femme pour vérifier son maquillage. Sa natte était parfaite et son maquillage aussi. Elle étudia ensuite sa combinaison noire en soie de la styliste Ulyanan Sergeenko, elle l’avait acheté récemment et cela mettait ses formes délicatement en valeur. En tout cas c’était assez sexy pour que le type de la comptabilité vienne lui coller les fesses. Elle était persuadée qu’il l’avait même reniflé. Elle repoussa ses cheveux derrière son épaule et ceux-ci se balancèrent sur ses omoplates plutôt que vers son visage. Elle se devait de vérifier que tout était bien à sa place, dans un tel milieu il fallait que tout soit parfait pour imposer son autorité. Surtout à ces charognards.

Elle prit l’ascenseur afin de descendre au rez-de-chaussée et de prendre ce fichu formulaire qu’elle devait remplir à nouveau. Elle eu le déplaisir de le partager avec une dizaine de personne dont le mec de la compta’. Elle frémit à l’idée qu’il se rapproche trop d’elle. A vrai dire depuis Irénia, elle n’avait laissé aucun homme la toucher, ni même femme. Depuis son ex, elle avait ignoré toute interaction qui n'était pas totalement amicale. Même si celle-ci avait encore du mal à se l’avouer, elle avait encore beaucoup de mal à oublier et sa peine ne semblait jamais vraiment se taire. Elle se mit donc, pour oublier l’oppression physique que lui faisait subir tous ses gens et leur contact, à envoyer des messages à son cousin. Le décalage horaire aurait pu être un problème mais ce type ne se séparait jamais de son téléphone et de toute manière, elle se fichait bien de l’heure qu’il était en France, elle voulait se plaindre avec quelqu’un. La réponse fut donc extrêmement rapide. Malheureusement pour Arachne, le mec de la compta’ commençait à s’approcher furtivement d’elle quand l’ascenseur commença à se vider au 4ème étage.

 Elle lui fit un sourire figé et forcé et s’éloigna le plus discrètement possible. N’était-elle pas assez insupportable avec tout le monde ? Devait-elle être pire pour qu’on lui foute la paix ? Au 3ème étage, il se rapprocha encore un peu d’elle. Son cousin lui proposa simplement de sortir au prochain étage et de prendre le prochain ascenseur mais, trop fière, elle préféra rester, elle ne pouvait pas s’enfuir à cause d’un mec un peu trop collant. Si elle devait lui faire bouffer sa bombe au poivre, elle le ferait. Il lui touchait l’épaule au 2ème étage et comme il n’y avait presque plus personne, la situation en devenait extrêmement gênante, elle commença à se crisper et à s’éloigner un peu. Au 1er étage tout le monde descendit sauf Arachne et l’énergumène qui devait avoir appris à draguer dans un paquet de céréale. La situation devint bien plus gênante quand l’homme en question décida d’emmener sa main en promenade sur les fesses de la fausse vieille dame. En réaction, elle lui mit une énorme claque et pris rapidement la fuite quand elle arriva au rez-de-chaussée. Elle implora la secrétaire de « bouger son gros cul » et de lui donner « ce bout de papier de merde » afin que le comptable qui semblait avoir aimé la claque arrête de la dévoré des yeux. Elle fit un magistrale détours par un ascenseur plus petit et, alors qu’il la suivait, elle lui ferma la porte de l’ascenseur au nez. Elle tremblait encore de dégoût quand la porte s’ouvra au 1er étage sur un jeune homme, seul, auquel elle n’accorda aucune attention. 

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MessageSujet: Re: Dressed to Kill //Logan//   Ven 21 Juil 2017 - 22:57


Hiroshi Katsuda. Ou devrais-je plutôt écrire 浩勝田. Hiroshi, affublé d'un kanji signifiant vigueur, force et abondance. Ce n'est pourtant pas comme ça qu'on me l'a décrit. J'y vois un personnage cupide, vaniteux, se suffisant à son érudition de médiocrité pathétique. Mais là n'est pas la question. Hiroshi Katsuda. Quarante-deux ans. Employé dans un cabinet d'avocats. Une femme, une maîtresse, une petite fille. Apprécie la nourriture infâme, entassée dans les distributeurs nippons jalonnant les rues. Un petit penchant pédophile, mais il paraît que c'est toléré au Japon. Soit... Voilà le résultat de mes - maigres - recherches sur ce spécimen des plus inintéressant. Ce connard prétentieux s'est risqué à faire affaire avec des Yakuzas ; et lorsqu'on sait que, au sein de cet archipel, la mafia a une influence non négligeable sur le gouvernement... Ouais, c'était voué à mal finir. Ce petit Hiroshi, ou Hiro' pour les intimes, s'était persuadé de posséder un rôle primordial dans la société, ainsi qu'au coeur même des organisations criminelles. Résultat : un coup de fil, une nouvelle cible.

J'ai accepté le contrat, parce que j'avais rien d'autre à foutre et que j'avais surtout besoin d'me changer les idées. Virer les idées noires et casser le rythme des nuits blanches pour des journées sombres, tu vois l'genre. Ça m'occupe l'esprit, j'aime avoir des objectifs à court terme. Et puis, sans me vanter : je suis plutôt doué. J'ai une méthode assez rigoureuse et stricte ; composée de plusieurs étapes. Ce qui plaît à mes employeurs, c'est que je fous les tergiversations irraisonnées à la poubelle, et que j'm'intéresse pas une seconde aux motifs de leurs appels. Je fais ce pour quoi on me paye. Point à la ligne. Les histoires de cul, de fric, de rancoeurs ou que sais-je encore, ça m'passe au-dessus.

Je m'engouffre dans l'immeuble, en n'omettant pas d'adresser un sourire enjôleur à la secrétaire, histoire de gagner sa confiance. J'suis pas censé avoir accès aux ascenseurs. Mais bon, hein, un brun aux yeux bleus qui te dévore du regard, la démarche ferme et les foulées empreintes d'assurance, ça endort les consciences. Un jeune homme aussi charmant n'est certainement pas un malfrat, n'est-ce pas ? Haha, la bonne blague...

Vous êtes ici pour...?

La demoiselle bégaye, tout en me dévisageant avec ses yeux curieux. Quoi ? J'suis pas assez blond pour toi ? Tch.

Je ne suis pas un client. Je dois remettre des éléments importants qui constituent le dossier..., je fais mine de chercher dans la pochette noire que je trimbale dans ma main droite, pinçant mes lèvres en une moue faussement concentrée, Haruki, un problème dans les papiers, la famille se dispute la succession.

Elle hoche la tête, un peu trop vigoureusement à mon goût, et me gratifie d'un formidable sourire hypocrite avant de me laisser quitter l'accueil. J'amorce quelques pas dans le grand hall, réprimant un grognement agacé. Je n'aime pas les gens. Je sais, je le dis, le scande, le hurle et le radote tout le temps. Mais, aargh. Ils m'agacent, me font chier, me tapent sur le système avec la force d'un boulet de canon à bout portant. Fébrilement, je glisse ma main dans ma myriade de cheveux ébène, espérant ainsi retrouver mon apathie coutumière. Une grande inspiration plus tard, je me dirige vers l’ascenseur, qui est... PLEIN. Hop', volte-face, j'empreinte les escaliers et gravis le premier étage. De mémoire, le bureau d'Hiroshi est au sixième étage. Je dois y jeter un oeil afin de finir mes repérages. Si je le tue et qu'il reste de quoi mettre à mal l'organisation qui m'emploie, quelqu'un d'autre prendra la suite. Il faut être consciencieux. Précis. Absolument et résolument mé-tho-di-que.

Je m'arrête devant un autre ascenseur, appuyant mollement sur le bouton d'appel. Pas que je sois flemmard hein, mais faudrait éviter que toute la boîte voie mon visage. En attendant que l'engin daigne se hisser jusqu'au premier étage, je prends soin d'ajuster ma chemise noire, tout en gigotant d'inconfort. Ça fait longtemps que je n'ai pas mis de chemise. Trop pudique pour montrer mes bras et la naissance de mon torse. J'suis loin d'être à mon aise, dans cet accoutrement. Mais disons que, pour aujourd'hui, je ne suis pas Logan. Ni Dan. Je suis... Mmh, Ethan ? Voilà, Ethan. Jeune homme extraverti qui aime porter des chemises soulignant sa musculature, et qui fait des sourires à qui veut bien. À gerber. Mais il faut que je fasse illusion.

L'ascenseur s'ouvre sur une femme aux curieux cheveux blancs. Je pénètre dans cet espace clos et me cale immédiatement contre le mur opposé à la demoiselle. Je croise les bras, après avoir appuyé sur le bouton "6", tout en observant les portes métalliques se refermer sur nous.

Un silence de mort stagne dans l'air, et je profite avec avidité de cette solitude inopinée qui vient m'envelopper, relaxante, me plongeant dans une bulle de torpeur. Je ne fais pas attention à la présence à mes côtés, il y a seulement l'écho de mes pensées, et le rythme lent de ma respiration qui gonfle mon thorax, inlassablement. La tranquillité m'envahit mais, soudain, je me surprends à sursauter lorsqu'un gros "BOUM" retentit, fracassant ma bulle de bien-être. Je cille, lève la tête, croise le regard de la demoiselle... Un crissement inquiétant se fait entendre.

On avance plus ?

Question rhétorique. Je constate que l'ascenseur s'est bloqué. Dans un souffle consterné, je viens plaquer ma main contre le bouton d'urgence. Celui-ci se met à clignoter en rouge mais aucune voix ne s'extirpe de l'appareil.

Alors je grogne, je râle, j'enrage.

Putain mais je rêve, quoi. 'Sont pas foutus de faire réviser leurs appareils de merde. C'te bande d'arriérés... 

Je ne m'adresse pas spécialement à ma congénère ; disons que j'ai davantage besoin d'expulser ma frustration par les mots. Finalement, je me laisse glisser contre le mur et m'assois sur le sol, exaspéré. J'ai définitivement la poisse.

~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~

mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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