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 Dressed to Kill //Logan//

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MessageSujet: Dressed to Kill //Logan//   Lun 17 Juil 2017 - 19:02

Dressed to kill

ft.

Elle était furieusement charmante, sa natte claquait à chacun de ses pas et ses talons frappaient lourdement le sol. Elle détestait se balader dans ce grand cabinet d’avocat, pas parce que tout le monde, ou la détestait ou l’adorait, mais parce qu’elle n’aimait pas ces gens. Trop prétentieux, trop manipulateur et méprisant à son goût, elle se devait de les faire descendre de leur piédestal. Surtout ceux de ce cabinet. Ils étaient bien trop pompeux que ces petits cabinets charmants qui faisaient tous pour lui plaire. Qu’ils ne l’aiment ou pas, Archane était la meilleur dans son domaine et fatalement, ils devaient travailler avec elle. Alors elle pouvait être une garce insupportable, elle avait un doctorat pour le certifier. Un joli diplôme sur un mur et un joli costume. Après tout c’était elle qui leur donnait raison ou tort. Mais puisque qu’eux aussi avaient un joli diplôme et connaissaient sur le bout des doigts les lois, ils aimaient venir lui casser les pieds avec des procédures et des papiers. Elle passait donc sa journée à s’occuper de la paperasse de nombreuses enquêtes et procès. Elle se demandait elle-même comment elle faisait pour jongler avec les cours, les affaires, les enquêtes et les procès. Son agenda était tellement rempli qu’elle ne pouvait même plus dessiner sur les coins et elle passait toute ses nuits à jouer sur son nouveau mmorpg préféré.  Elle se faufila dans les toilettes pour femme pour vérifier son maquillage. Sa natte était parfaite et son maquillage aussi. Elle étudia ensuite sa combinaison noire en soie de la styliste Ulyanan Sergeenko, elle l’avait acheté récemment et cela mettait ses formes délicatement en valeur. En tout cas c’était assez sexy pour que le type de la comptabilité vienne lui coller les fesses. Elle était persuadée qu’il l’avait même reniflé. Elle repoussa ses cheveux derrière son épaule et ceux-ci se balancèrent sur ses omoplates plutôt que vers son visage. Elle se devait de vérifier que tout était bien à sa place, dans un tel milieu il fallait que tout soit parfait pour imposer son autorité. Surtout à ces charognards.

Elle prit l’ascenseur afin de descendre au rez-de-chaussée et de prendre ce fichu formulaire qu’elle devait remplir à nouveau. Elle eu le déplaisir de le partager avec une dizaine de personne dont le mec de la compta’. Elle frémit à l’idée qu’il se rapproche trop d’elle. A vrai dire depuis Irénia, elle n’avait laissé aucun homme la toucher, ni même femme. Depuis son ex, elle avait ignoré toute interaction qui n'était pas totalement amicale. Même si celle-ci avait encore du mal à se l’avouer, elle avait encore beaucoup de mal à oublier et sa peine ne semblait jamais vraiment se taire. Elle se mit donc, pour oublier l’oppression physique que lui faisait subir tous ses gens et leur contact, à envoyer des messages à son cousin. Le décalage horaire aurait pu être un problème mais ce type ne se séparait jamais de son téléphone et de toute manière, elle se fichait bien de l’heure qu’il était en France, elle voulait se plaindre avec quelqu’un. La réponse fut donc extrêmement rapide. Malheureusement pour Arachne, le mec de la compta’ commençait à s’approcher furtivement d’elle quand l’ascenseur commença à se vider au 4ème étage.

 Elle lui fit un sourire figé et forcé et s’éloigna le plus discrètement possible. N’était-elle pas assez insupportable avec tout le monde ? Devait-elle être pire pour qu’on lui foute la paix ? Au 3ème étage, il se rapprocha encore un peu d’elle. Son cousin lui proposa simplement de sortir au prochain étage et de prendre le prochain ascenseur mais, trop fière, elle préféra rester, elle ne pouvait pas s’enfuir à cause d’un mec un peu trop collant. Si elle devait lui faire bouffer sa bombe au poivre, elle le ferait. Il lui touchait l’épaule au 2ème étage et comme il n’y avait presque plus personne, la situation en devenait extrêmement gênante, elle commença à se crisper et à s’éloigner un peu. Au 1er étage tout le monde descendit sauf Arachne et l’énergumène qui devait avoir appris à draguer dans un paquet de céréale. La situation devint bien plus gênante quand l’homme en question décida d’emmener sa main en promenade sur les fesses de la fausse vieille dame. En réaction, elle lui mit une énorme claque et pris rapidement la fuite quand elle arriva au rez-de-chaussée. Elle implora la secrétaire de « bouger son gros cul » et de lui donner « ce bout de papier de merde » afin que le comptable qui semblait avoir aimé la claque arrête de la dévoré des yeux. Elle fit un magistrale détours par un ascenseur plus petit et, alors qu’il la suivait, elle lui ferma la porte de l’ascenseur au nez. Elle tremblait encore de dégoût quand la porte s’ouvra au 1er étage sur un jeune homme, seul, auquel elle n’accorda aucune attention. 

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MessageSujet: Re: Dressed to Kill //Logan//   Ven 21 Juil 2017 - 22:57


Hiroshi Katsuda. Ou devrais-je plutôt écrire 浩勝田. Hiroshi, affublé d'un kanji signifiant vigueur, force et abondance. Ce n'est pourtant pas comme ça qu'on me l'a décrit. J'y vois un personnage cupide, vaniteux, se suffisant à son érudition de médiocrité pathétique. Mais là n'est pas la question. Hiroshi Katsuda. Quarante-deux ans. Employé dans un cabinet d'avocats. Une femme, une maîtresse, une petite fille. Apprécie la nourriture infâme, entassée dans les distributeurs nippons jalonnant les rues. Un petit penchant pédophile, mais il paraît que c'est toléré au Japon. Soit... Voilà le résultat de mes - maigres - recherches sur ce spécimen des plus inintéressant. Ce connard prétentieux s'est risqué à faire affaire avec des Yakuzas ; et lorsqu'on sait que, au sein de cet archipel, la mafia a une influence non négligeable sur le gouvernement... Ouais, c'était voué à mal finir. Ce petit Hiroshi, ou Hiro' pour les intimes, s'était persuadé de posséder un rôle primordial dans la société, ainsi qu'au coeur même des organisations criminelles. Résultat : un coup de fil, une nouvelle cible.

J'ai accepté le contrat, parce que j'avais rien d'autre à foutre et que j'avais surtout besoin d'me changer les idées. Virer les idées noires et casser le rythme des nuits blanches pour des journées sombres, tu vois l'genre. Ça m'occupe l'esprit, j'aime avoir des objectifs à court terme. Et puis, sans me vanter : je suis plutôt doué. J'ai une méthode assez rigoureuse et stricte ; composée de plusieurs étapes. Ce qui plaît à mes employeurs, c'est que je fous les tergiversations irraisonnées à la poubelle, et que j'm'intéresse pas une seconde aux motifs de leurs appels. Je fais ce pour quoi on me paye. Point à la ligne. Les histoires de cul, de fric, de rancoeurs ou que sais-je encore, ça m'passe au-dessus.

Je m'engouffre dans l'immeuble, en n'omettant pas d'adresser un sourire enjôleur à la secrétaire, histoire de gagner sa confiance. J'suis pas censé avoir accès aux ascenseurs. Mais bon, hein, un brun aux yeux bleus qui te dévore du regard, la démarche ferme et les foulées empreintes d'assurance, ça endort les consciences. Un jeune homme aussi charmant n'est certainement pas un malfrat, n'est-ce pas ? Haha, la bonne blague...

Vous êtes ici pour...?

La demoiselle bégaye, tout en me dévisageant avec ses yeux curieux. Quoi ? J'suis pas assez blond pour toi ? Tch.

Je ne suis pas un client. Je dois remettre des éléments importants qui constituent le dossier..., je fais mine de chercher dans la pochette noire que je trimbale dans ma main droite, pinçant mes lèvres en une moue faussement concentrée, Haruki, un problème dans les papiers, la famille se dispute la succession.

Elle hoche la tête, un peu trop vigoureusement à mon goût, et me gratifie d'un formidable sourire hypocrite avant de me laisser quitter l'accueil. J'amorce quelques pas dans le grand hall, réprimant un grognement agacé. Je n'aime pas les gens. Je sais, je le dis, le scande, le hurle et le radote tout le temps. Mais, aargh. Ils m'agacent, me font chier, me tapent sur le système avec la force d'un boulet de canon à bout portant. Fébrilement, je glisse ma main dans ma myriade de cheveux ébène, espérant ainsi retrouver mon apathie coutumière. Une grande inspiration plus tard, je me dirige vers l’ascenseur, qui est... PLEIN. Hop', volte-face, j'empreinte les escaliers et gravis le premier étage. De mémoire, le bureau d'Hiroshi est au sixième étage. Je dois y jeter un oeil afin de finir mes repérages. Si je le tue et qu'il reste de quoi mettre à mal l'organisation qui m'emploie, quelqu'un d'autre prendra la suite. Il faut être consciencieux. Précis. Absolument et résolument mé-tho-di-que.

Je m'arrête devant un autre ascenseur, appuyant mollement sur le bouton d'appel. Pas que je sois flemmard hein, mais faudrait éviter que toute la boîte voie mon visage. En attendant que l'engin daigne se hisser jusqu'au premier étage, je prends soin d'ajuster ma chemise noire, tout en gigotant d'inconfort. Ça fait longtemps que je n'ai pas mis de chemise. Trop pudique pour montrer mes bras et la naissance de mon torse. J'suis loin d'être à mon aise, dans cet accoutrement. Mais disons que, pour aujourd'hui, je ne suis pas Logan. Ni Dan. Je suis... Mmh, Ethan ? Voilà, Ethan. Jeune homme extraverti qui aime porter des chemises soulignant sa musculature, et qui fait des sourires à qui veut bien. À gerber. Mais il faut que je fasse illusion.

L'ascenseur s'ouvre sur une femme aux curieux cheveux blancs. Je pénètre dans cet espace clos et me cale immédiatement contre le mur opposé à la demoiselle. Je croise les bras, après avoir appuyé sur le bouton "6", tout en observant les portes métalliques se refermer sur nous.

Un silence de mort stagne dans l'air, et je profite avec avidité de cette solitude inopinée qui vient m'envelopper, relaxante, me plongeant dans une bulle de torpeur. Je ne fais pas attention à la présence à mes côtés, il y a seulement l'écho de mes pensées, et le rythme lent de ma respiration qui gonfle mon thorax, inlassablement. La tranquillité m'envahit mais, soudain, je me surprends à sursauter lorsqu'un gros "BOUM" retentit, fracassant ma bulle de bien-être. Je cille, lève la tête, croise le regard de la demoiselle... Un crissement inquiétant se fait entendre.

On avance plus ?

Question rhétorique. Je constate que l'ascenseur s'est bloqué. Dans un souffle consterné, je viens plaquer ma main contre le bouton d'urgence. Celui-ci se met à clignoter en rouge mais aucune voix ne s'extirpe de l'appareil.

Alors je grogne, je râle, j'enrage.

Putain mais je rêve, quoi. 'Sont pas foutus de faire réviser leurs appareils de merde. C'te bande d'arriérés... 

Je ne m'adresse pas spécialement à ma congénère ; disons que j'ai davantage besoin d'expulser ma frustration par les mots. Finalement, je me laisse glisser contre le mur et m'assois sur le sol, exaspéré. J'ai définitivement la poisse.

~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~

mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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MessageSujet: Re: Dressed to Kill //Logan//   Lun 24 Juil 2017 - 20:33

Dressed to kill

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Arachne ne connaissait que trop bien les nuits blanches, ses yeux restaient ouverts et elle fixait intensément le plafond, depuis la mort de son père. Elle pensait peut-être trop ou elle était tout simplement devenu insomniaque à cause du choc. Dans tous les cas, le marchand de sable ne venait que rarement lui rendre visite. Elle prenait des tas de pilule pour le sommeil et elle avait essayé de nombreuse sorte d’hypnose et de thérapie, tous cela était totalement inefficace. Puis elle était tombée amoureuse et la blancheur de ses nuits devinrent douce. Rêvant éveillé du son de sa voix et de la douceur de sa peau, Arachne se complaisait dans son absence de sommeil. Puis elle fut aimée en retour et qu’elle bénédiction cela fut que de pouvoir la regarder dormir, au beau milieu de la nuit, quand son visage n’était éclairé que par les rayons de la lune. Arachne n’avait plus rien à faire maintenant, elle avait de nouveau 12 ans et le plafond était terne. La dernière distraction qui lui restait été son téléphone, elle se baladait sur le net, lisait des tas de document scientifique et jouait à des jeux flash sur des sites que nous ne citerons pas. Elle était lasse et seule, il n’y avait plus personne à admirer. Elle se rappelait de ses premières relations amoureuses, avant « elle » et toutes ses personnes avaient eu au moins la décence de lui faire la cour. Maintenant elle était plus que la fille que l’on voulait peloter dans l’ascenseur. Elle détestait cela. Elle lui aurait couper la main si ce n’était pas illégal mais elle était la justice. Enfin, une partie de la justice et elle ne saurait faire quelque chose d’aussi terrible que défier les lois. Elle devrait tout de même supprimer son historique, au cas où. Peut-être que si elle le faisait tuer par quelqu’un d’autre et qu’elle aidait à son arrestation il y aurait plus d’équité ? Non, elle avait définitivement passé trop de temps dans une famille de mafioso et de criminel. Elle restera juste, si elle en a envie.

Les crimes de son insomnie la rappelèrent à l’ordre quand son téléphone, s’éteignant à cause de sa batterie vide, rendu l’âme dans ses étranges petites mains. Elle aurait voulu le balancer sur le sol mais le jeune homme qui l’accompagnait dans son court voyage n’allait peut-être pas apprécier cette agression indirecte. Après tout l’ascenseur n’était assez grand que pour contenir peut-être trois ou quatre personnes, mais pas plus. Elle voulut soupirer mais un grand BOUM la pris de court. Elle croisa alors le regard bleu de son compagnon d’infortune.

‹ On avance plus ? ›

Arachne observa le jeune homme qui devait avoir au bas mot, la vingtaine. Elle le lassa agir, se disant que l’ascenseur allait reprendre sa course. Qu’elle était les chances qu’il tombe en rade maintenant ? Il plaqua sa main contre le bouton d’appel qui clignota, mais personne ne semblait répondre à son appel.  

‹ Putain mais je rêve, quoi. 'Sont pas foutus de faire réviser leurs appareils de merde. C'te bande d'arriérés... ›

Elle mis son téléphone dans sa poche avant de dire avec flegme.

-Hum, c’est ironique ça, quand je pense que je pourrais poursuivre en justice un cabinet d’avocat à cause d’une négligence. Hmph…bien fait pour cette bande de rat.

Elle lança un regard distrait sur sa montre.

-Dans à peu près 1h ou 2 ils viendront nous chercher, il y a une caméra de surveillance, mais je connais Larry, c’est un glandeur et c’est sa pause déjeuner. Je vais pouvoir me gratter pour ce fichu dossier. Tout ça à cause de ce petit connard de comptable.

Elle se frotta lentement les tempes, elle n’avait pas envie de rester ici comme idiote avec un…un…Celui-là n’était définitivement pas avocat, pas comptable ni même secrétaire. Qui était-ce ? Elle fit un sourire en coin, curieuse elle s’approcha d’un pas du garçon maintenant à terre. Brun, pas asiatique, jeune, plus d’1m 80, plutôt athlétique. C’est le genre de personne qui n’a presque rien à faire là, il a même l’air trop serré dans sa chemise. Peut-être était-il là pour voir quelqu’un, qui sait.
« Nan » pensait-elle, amusée « ce type pue la merde »
Mais en avait-elle vraiment quelque chose à faire ? Un autre être humain partageant sa situation, oui et alors ? Elle fit volte-face, se remis dans son coin et se mis religieusement à fixer le plafond. Lui aussi, il était terne. Elle n’allait pas faire la conversation, elle n’allait pas parler à ce type, elle ferait comme s’il n’était pas là. Ce type pue. Il a une belle gueule, mais il pue et les types qui pue comme ça, ne font qu’apporter que plus de merde. Elle le sait parce qu’elle était pareil et de la merde, elle en a fait une pyramide.    
 

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MessageSujet: Re: Dressed to Kill //Logan//   Ven 28 Juil 2017 - 16:00


Coincé dans un ascenseur. Contraint à patienter entre quatre murs, quatre foutus murs qui se font barrages à ma liberté. Une situation infernale où ma patience se trouve malmenée, tordue et déchiquetée par le temps qui s'écoule, et ces pauvres raclures de chiottes, incapables de faire réviser leur matériel. Je perds du temps, je me mets en retard, l'autre con va bientôt rejoindre son bureau... Mon timing était calculé à la minute près. Là, c'est foutu. Juste... foutu. Et ça me fait chier. Je déteste voir mes projets retardés. Je ne conçois pas le fait que les choses ne se passent pas comme je l'ai prévu, et de la manière dont je l'ai souhaité. C'est comparable à une perte de contrôle. Maudites soient ces vicissitudes... si seulement je pouvais avoir une emprise sur les événements.

J'ai pourtant de la chance dans mon malheur car, dans un miracle incongru, on m'a octroyé une partenaire de galère très peu loquace et bon Dieu, c'que ça fait du bien ! Non mais sérieusement, les gens ne savent plus fermer leurs gueules, de nos jours. Toujours à vouloir s'épancher sur leurs soucis de merde, désireux de trouver le moindre interlocuteur pour revendiquer leur douleur ou bien déblatérer avec conviction sur le monde, leurs gosses, les autres. Toujours matière à parler, à dénigrer, à spéculer. Toujours matière à tout, toujours matière à rien du tout. Mais elle, c'te gonzesse bizarre avec sa tignasse ivoire, a le mérite de me foutre la paix. Elle se contente de quelques phrases laconiques, soulignant le fait qu'il lui est tout à fait possible de poursuivre ce cabinet d'avocats - elle n'a visiblement rien à faire de sa vie mais, là n'est pas la question - et clôture sa tirade en mentionnant un certain Larry. Alors, ouais. Larry est un connard. Il n'empêche que s'il met plus de dix minutes pour nous sortir d'ici, ce sera un connard mort qu'on retrouvera dans la poubelle du quartier.

Ah, oui. Je ne suis pas du genre à tergiverser, à me plaindre sans suivre mes paroles par des actions brutales. Et j'étranglerai bien ce petit enfoiré de merde, rien que pour avoir exacerbé mon sentiment déraisonné d'être comme un lion en cage, enfermé dans cet ascenseur. Qu'est-ce que je vais dire à mon employeur, hein ? "En fait, vous voyez, j'ai été retardé parce que l'ascenseur était en panne..." mais bordel quoi !

Larry, je vais lui faire bouffer ses dents, s'il se magne pas le cul. Faut qu'il apprenne à revoir son sens des priorités, autrement je me chargerai de l'éduquer.

Les petites pourritures, ça se dresse à coups de torgnole dans la gueule. Pas le temps pour les discours ; avec une douzaine de dents en moins, il apprendra vite à marcher droit.

J'inspire profondément. L'arrière de mon crâne vient doucement heurter le mur, tandis que mes yeux se baladent çà et là, contemplant distraitement le plafond. Une pensée lointaine m'intime de conserver mon calme, me sermonnant sèchement sur mes envies de meurtre coutumières. Foutue conscience. Pense à te la fermer, un peu. Mes lèvres se pincent, imperceptiblement : je réprime un soupir désabusé. L'attente va être longue.

Même si ça m'arrache la gueule de l'admettre, faut bien avouer l'irréfutable : je suis colérique, et le problème dans tout ça, c'est qu'à mesure que le temps file et s'enfuit, je prends conscience que je contrôle de moins en moins cette colère. Plus de patience, juste l'impression rance d'avoir mes tripes broyées dans un étau infernal, un étau qui se resserre, m'oppresse, jusqu'à ce que j'explose à la gueule des autres et que pleuvent mes coups sur leurs corps. Je peux pas le nier : ça me fait du bien. De frapper. Avant, je me contentais des sacs de frappe. Sans les gants. Mes phalanges étaient écarlates, mon souffle était court. Et puis j'ai commencé à frapper ceux qui m'emmerdaient. C'est là que j'ai compris : entendre des os qui craquent, c'est cent fois plus jouissif qu'écouter le sac de frappe subir mes coups, laconique.

~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~

mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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MessageSujet: Re: Dressed to Kill //Logan//   Jeu 3 Aoû 2017 - 22:45

Dressed to kill

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-Larry, je vais lui faire bouffer ses dents, s'il se magne pas le cul. Faut qu'il apprenne à revoir son sens des priorités, autrement je me chargerai de l'éduquer.

Arachne haussa les épaules, c’était un ivrogne et un crétin, il allait peut être même se faire attendre bien plus que prévu, elle fumerait bien une clope pour s’occuper, mais ce n’était pas une très bonne idée.Lui faire bouffer ses dents, par contre, était une perspective qui amusait beaucoup Arachne. Peut-être qu'il s'étouffera et que son corps frappera le sol mollement et sans bruit. Un peu comme ce qu'il avait fait de sa vie.

Elle n’était pas claustro’ mais cet ascenseur commençait à la mettre mal à l’aise, cela faisait un moment qu’elle n’avait rien dit et le silence était assez oppressant. Elle se mit à soupirer et à taper du pied, histoire de faire d’apporter de l’acoustique. Elle allait devenir folle dans ce trou si elle ne faisait pas quelque chose maintenant. Elle pourrait éventuellement torturer ce type mais il a l’air d’être du genre à répondre d’abords avec ses poings. Et ce serait vraiment regrettable de se faire mal surtout dans un endroit aussi réduit. Elle ne c’était pas autant fait chié depuis longtemps. Elle avait toujours quelque chose à faire et elle faisait toujours en sorte de ne jamais s’ennuyer, si elle devait penser c’était la nuit quand elle fixait un point ou une tache du plafond. Elle examina son sac à main à la recherche d’une certaine distraction. Elle avait des clopes, un agenda, un vieux briquet, des chewing gum et, miracle, sa nintendo DS. Ce n’était peut-être pas professionnel mais l’idée de s’ennuyer ne serait qu’une minute de plus allait la faire exploser. Oui, en cachette pendant les procès, elle jouait à Pokemon sous le nez et la barbe de tout le monde. Il était rare que qui que ce soit la remarque, un flic l’avait vu une fois mais comme elle était la seul à vraiment l’aider pour son affaire, il avait fait semblant de ne rien voir et puis de toute manière, il n’était pas dans les habitudes d’Arachne que de perdre. Elle avait une volonté à toute épreuve et surtout une colère très vicieuse. Son prof’ de sport devait surement encore maudire et bénir le nom Tyr. Avec son cousin qui avait sauté deux fois de classe, ils avaient taquiné leur professeur. Seulement, ancien militaire, c’était un homme dont l’autorité devait être respecté. Ni Arachne, ni son cousin n’avait de respect pour personne. Lui, le petit génie aimait le remettre à sa place, elle l’accompagnait en souriant. Elle était l’une des rares personnes avec qui il pouvait communiquer, il aimait se plaindre de la stupidité de son interlocuteur. Il c’était calmé depuis. Elle se rappelait avec douceur de ce matin ou il c’était plains de la couleur magenta, cela avait durée pendant une longue semaine. « La couleur Magenta n’existe pas, elle n’apparait pas sur les spectres des couleurs et même de celles des tons, le Magenta n’existe pas ! Alors pourquoi est-ce qu’on le voit ! » Elle en riait maintenant mais il arrivait qu’il trouve beaucoup de chose illogique et qu’il n’arrête pas l’emmerder avec.

Pourquoi pensait-elle à ça vous allez me dire ? Eh bien les contours des boutons de l’ascenseur brillaient légèrement de ladite couleur impossible et à chaque fois qu’elle voyait cette couleur, elle repensait à la rébellion de son cousin. Elle devait définitivement s’occuper si elle se laissait aller à de tel futilité maintenant, en observant de banale lumière. Elle commença à taper rageusement sur tous les boutons, puis elle se mit à jurer entre ses dents en plusieurs langues différentes. Elle en connaissait 5 et 5 de plus pour les injures. Un beau chapelet d’insulte perturba le silence relatif de l’ascenseur. Si elle commençait à s’impatienter alors son acolyte devait bouillonnait. Elle n’avait pas envie de casser un bras ou de se casser un ongle, cela prenait du temps à repousser et l’entendre geindre n’allait que l’ennuyer encore plus. Elle prit la décision de sortir sa Nintendo, le ridicule ne tuait pas. Elle se posa au sol, rageusement, elle alluma l’appareil. Il n’avait pas beaucoup de batterie mais au moins cela pouvait l’occuper un instant. Peut-être même que Monsieur muscle allait ouvrir sa jolie gueule et occuper un peu ses oreilles. Elle coupa le son et se mis religieusement à jouer Fire Emblem. Elle n’allait pas laisser une cage de fer ruiner son moral et elle n’allait pas fixer le plafond comme une idiote. Elle allait laisser cela à ses insomnies maladives.


 

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MessageSujet: Re: Dressed to Kill //Logan//   Dim 10 Sep 2017 - 18:56


Le silence. Coutumier et agréable. Doucereuse absence de mots, provoquant un flot décousu de pensées qui s’enchevêtrent furieusement dans les dédales de ma cognition. Et tu sais quoi ? C’est… bruyant. Assourdissant, même. Dans ma tête s’affrontent la frustration d’un contrat mis à mal par des aléas indésirés, la colère bouillonnante du lion en cage qui fulmine, désireux de s’échapper, de quitter ce carcan infernal qui me tient sous son joug. J’ai envie de me barrer d’ici, non sans avoir pulvérisé la gueule de ce Larry, pauvre feignasse de son état, qui va bientôt subir les conséquences de son sens des priorités plus que douteux. Non, vraiment. C’est pas le moment de me mettre en rogne, surtout quand tu sais que j’ai la gâchette facile, ces derniers temps. Plus de patience, plus le temps d’attendre, fini de tenter de comprendre. Les gens et leurs vies de merde. Un sandwich plus important qu’un travail. Larry, prénom occidental. Qu’est-ce que ce poltron vient foutre au Japon, là où les salarymen sont d’une ponctualité irréprochable, comme réglés avec la précision absolue d’un horloger ? Ils marchent tous au pas, dans les gares et sur les pavés des rues, le regard haut et le menton relevé, les bras le long du corps qui rythment leurs foulées impétueuses. Qu’est-ce qu’il fout là ? Pourquoi ne le vire-t-on pas ?

Je grogne. Les Nippons aiment dévisager les Gaikokujins mais les accueillent à bras ouverts lorsqu’il s’agit de les intégrer dans leurs entreprises. Tout un paradoxe ; ou alors s’agit-il seulement d’un problème d’hypocrisie tacite, toujours est-il que je hais ces petits connards incapables de faire leur boulot en temps et en heure. Pas de remplaçant, pendant qu’un employé est en pause ? Ils se foutent de la gueule de qui, sérieusement ? A les voir, je regretterais presque les employés jalonnant les rues de Westminster, gobelet de bière à la main et bourrés à seize heures, le sourire aux lèvres. Même ivres, les britishs sont plus efficaces que ces idiots. Larry. Laarry. Je te connais pas, mais je vais t’apprendre, du haut de mes vingt-et-un ans, à travailler correctement.

En plus, l’autre commence à baragouiner des insultes, exacerbant mon irritation effroyable. C’est bon, hein, ferme bien ta gueule, n’me transmets pas ta mauvaise humeur. Vire-moi cette moue grotesque et tiens-toi mieux que ça, commence pas à faire chier sinon je vais m’énerver. Ah, non ! Je suis déjà énervé. Super. J’ai envie de la traiter de grognasse, ou pour rester dans le multi langage, la gratifier d’un insolent « kimi wa buta da », empli de dédain. Mais je me contente de lever les yeux au ciel, le sourcil haussé dans une expression consternée.

Elle s’assoit ensuite, dégainant une console de jeux. Genre. Le truc que j’ai pas touché depuis mes dix piges. Peut-être que j’suis vieux avant l’heure, et que jouer un peu me décoincerait le cul, cela dit, s’il y a bien une chose qui m’insupporte tout particulièrement… c’est le bruit horripilant du martèlement de ses doigts sur les touches de la console. Dans un silence si pesant, chaque son se retrouve amplifié et j’ai l’impression que chaque touche appuyée me vrille le cerveau avec la puissance d’un marteau piqueur.

Pourquoi les cheveux blancs ?

Je lance, le désintérêt total dans ma voix grave.
Quitte à se faire chier, autant la faire chier avec mes questions à deux balles, hein, ça comblera le silence et le bruit de ses mimines frappant sa console de jeux.

T'as décoloré tes cheveux comme les moutons de Shibuya ou t'as juste une maladie atypique qui te donne des supers pouvoirs, mh ?

C’est presque innocent, toutes ces interrogations. D'ailleurs, j’ai jamais compris pourquoi les gens veulent se parer d’artifices. Ca m’a jamais traverser l’esprit, de changer la couleur de mes cheveux, ou de me tatouer, de me faire des trous dans les oreilles pour les décorer, je pars du principe que j’ai pas besoin de ça pour me définir. J’peux comprendre ceux qui font ça par excentricité, comme Jake ou bien ces innombrables japonais qui grouillent dans les quartier d’Harajuku ou Akihabara, à Tokyô. Mais c’te fille, elle a l’air trop coincée pour faire ça par excentricité. Pas le caractère adéquat. De loin, tout du moins.

J’suis pas doué pour cerner les gens, de toute façon.

Terminant de la dévisager, je croise les bras autour de mon dossier ocre, peu à l’aise dans cette chemise noire. Je jette un œil à la caméra de surveillance qui nous toise avec indifférence, fusillant un Larry hypothétique du regard. Fait chier. J’commence à avoir faim.


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mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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MessageSujet: Re: Dressed to Kill //Logan//   Mar 12 Sep 2017 - 13:08

Dressed to kill

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Arachne avait les cheveux blancs, c’était une évidence, c’était immanquable, c’était extravagant, c’était blanc. Son premier cheveu blanc était apparu à 14 ans, il était sur son sourcil. Elle l’avait enlevé, se disant que c’était peut-être de la peinture. 3 jours plus tard il était revenu avec 3 autres copains. Encore une fois, elle s’en était débarrassé. Cassandra, gentille mais insipide camarade de classe, lui fit remarquer 2 semaines plus tard que là plus part des cheveux sur nuque étaient blancs. C’était son visage qui avait blanchis, cette fois. Elle avait paniqué, elle était allée voir un médecin qui lui diagnostiqua un léger dérèglement d’un organe. C’était peut-être ses reins, son foie ou un défaut hormonale. Dans tous les cas, avec les règles était venu les cheveux blancs. Au revoir Arachne la brune, bonjour Arachne la blanche. Cela ne passait jamais inaperçu et c’était un sujet de conversation plutôt agaçant. Elle avait reçu de nombreux surnom au cours des années dont Gandalf. Au Japon sa particularité était passé un peu plus inaperçu, sauf quand un japonais la critiquait pour s’être coloré les cheveux et qu’elle avait envie de le balancer par la fenêtre. Ses cils, ses sourcils, tous les poils de son corps étaient blancs, poussaient blancs et restaient blancs. Elle trouvait cela horripilant, c'était anormale, et alors? Les mecs qui portent des survêtements et qui croient que ça fait cool, c'est anormale aussi et pourtant elle n'en fait pas tout un fromage, pourtant s'il y avait bien une chose que Arachne savait faire c'était se plaindre de tout et de n'importe quoi, seulement personne ne semblait lui rendre la politesse quand elle faisait exprès d'ignorer des détails inconvénient. Sa chevelure était blanche et lisse, mais cela restait des cheveux. De toute manière elle n’allait pas les colorer pour leur faire plaisir, alors quand le mec à côté d’elle lui lança de manière totalement désintéressée :

Pourquoi les cheveux blancs ?

Elle fit la moue, elle allait lui donner une réponse cinglante quand il poursuivit avec :

T'as décoloré tes cheveux comme les moutons de Shibuya ou t'as juste une maladie atypique qui te donne des supers pouvoirs, mh ?

Elle soupira le plus bruyamment possible, pour bien lui faire comprendre son mécontentement puis roula des yeux avant de lui sortir avec hargne :

-C’est une maladie, bien sûr ! ça ne se voit pas tu crois que j’ai foutu tout mon corps dans de la javel et je suis ressortit blanc comme neige, c'est ça? mon super pouvoir, bien sûr, c’est de fixer les gens du regard jusqu’à ce qu’ils meurent. Et toi, t’es quel genre de gigolo, tu travailles pour qui ? C’est Tanaka du 5ème qui t’a appelé ou tu t’es invité tout seul pour bouger tes petites fesses en rythme ?

C’était peut-être un peu trop agressif, mais encore, c’était déjà arrivé que certains employés zélés invitent des « amis » dans leur bureau pour parler « affaire ». Et c’était le type de Tanaka de toute manière. Si ce n’était pas le cas, au moins c’était marrant. Elle ne le laissa pas en placer une et ajouta en souriant en coin.

-Tu ne vas pas me faire croire que ce que tu portes va rester sur toi ? Parce que ta chemise ne va pas survivre longtemps. Tu as le pantalon spécial qui se barre en un coup aussi ?  

Elle se fichait bien qu’il s’énerve encore plus, mais la remarque avec les moutons était très mal passé. Pendant 3 ans on l’avait surnommé le mouton, elle avait cassé quelques dents et plusieurs bras depuis, mais ça ne passait toujours pas. De plus "les moutons de Shibuya", comme il les appelait avaient au moins la décence de ne faire aucun commentaire sur sa capillarité. Elle prit un air faussement désolé.

-Oh désolé, j'ai été méchante ?   

C’était naturel chez elle, elle était méchante et acerbe quel que soit la situation, même si elle était coincée avec un type quelconque dans un ascenseur pendant surement plusieurs minutes, qu'il allait surement lui faire une tête au carrée . Il allait regretter d’avoir ouvert sa belle gueule si cela continuait comme ça. Elle se remit à l’ignorer religieusement et à taper furieusement sur sa console de jeu, si ça le faisait chier, elle s’en foutait, s’il venait l’emmerder, elle répliquerait. Des gros durs, elle en avait vu passer. Ce type-là, elle commençait déjà à ne pas le blairer. Mais de toute façon, elle n'aimait personne. Même s'il était vaguement séduisant et très mal fringué.

Mais surtout, très mal fringué.    

 

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MessageSujet: Re: Dressed to Kill //Logan//   Mar 12 Sep 2017 - 20:46


Je suis pas expert en psychologie des émotions, hein, ma seule fierté en la matière est d’avoir lu l’ouvrage de ce cher Paul Ekman qui traitait habilement des émotions que le langage non-verbal nous placardait vicieusement sur nos faciès – micros expressions, qu’ils appellent ça - ; toujours est-il qu’il ne fallait pas être un doctorant en psychologie pour s’apercevoir de l’exécrabilité bien tangible de mon interlocutrice. Je l’ai énervé. En deux phrases. Mes lèvres s’étirent en un sourire furieusement insolent, pendant que mon regard sombre revient à la charge, intrusif, dévisageant la demoiselle avec toute l’insistance du monde. Ma cognition se délecte un instant de ce souffle craché, reflétant la hargne palpable qui anime Dame Blanche actuellement. Et puis.

Et puis elle parle. Trop. Un flot intarissable de syllabes vient mourir dans l’air, non sans avoir percuté ma petite bulle de tranquillité au passage. Le bruit… J’aime pas. Le. Bruit. Abasourdi, je laisse un instant cette rivière de mots ruisseler sur ma peau, cherchant à comprendre, à entrevoir ne serait-ce qu’une infime raison à ce déferlement monstrueux de paroles vindicatives. HÉ, GROGNASSE, PAS LA PEINE DE ME RACONTER TA VIE ! Je t’ai posé une question simple, une putain de question, pas la peine de me retourner un argumentaire de vingt pages avec le balai que t’as dans le derche, bordel !

Je ferme les yeux. Le bout de mes doigts vient chercher ma tempe, et je dois alors fournir un effort atroce pour taire l’agacement venu titiller mes nerfs. Sérieusement. Pourquoi ils font tous ça ? Tous, sans exceptions, j’te jure. Suffit d’une phrase interrogative et ils se mettent à raconter leur vie, ce qu’ils ont bouffer ce matin et l’état de leur rectum en prime. Et puis c’est qui, Tanaka ? Elle a ses règles ou quoi ? J’veux dire, merde, respire, détends-toi, cesse de t’emporter comme ça parce qu’on dirait juste une mal baisée. Je soupire. Elle parle. Encore. Argh.

Tu ne vas pas me faire croire que ce que tu portes va rester sur toi ? Parce que ta chemise ne va pas survivre longtemps. Tu as le pantalon spécial qui se barre en un coup aussi ?

Je cille, sans rien rétorquer. En fait, je suis en train de m’imaginer la scène là, et je dois avouer que c’est euh, perturbant. Je penche la tête, incrédule, pendant qu’elle s’excuse, non sans ironie tu t’en doutes, d’avoir été méchante. Je ne la trouve pas particulièrement méchante, juste mal baisée, et manque de pot, elle est tombée sur un type qui a trop d’auto-dérision pour prendre ses remarques pour de la méchanceté. Cela dit, j’ai toujours l’image d’un Logan en gigolo, et ce cliché grotesque est d’un tel ridicule que j’explose littéralement de rire, après quelques secondes de flottement. Moi, Môsieur pudique par excellence, dégoûté des contacts physiques et cachant son corps sous des vêtements d’une taille au-dessus, dans le bureau de Tanaka vêtu de la panoplie du parfait escortboy.

Oh putain. Juste… Pète un coup. Enfin… Pas ici. Attends qu’on soit sortis.

Voilà ce que j’arrive à articuler, entre deux éclats de rire. Entre son caractère de grognasse et mon imagination me gratifiant d’une superbe mise en scène, je suis hilare. Ma cognition d’ailleurs, me renvoie sa diatribe enflammée. Aah, l’humain. Si t’as le malheur de lui balancer une question sans intérêt, il va te raconter sa vie pitoyable et t’invectiver. Genre, « ça va ? » « Oh tu sais, je suis constipé en ce moment parce que ça fait trois jours que je bouffe que du riz à la sauce soja, même si c’est un blasphème tu vois, mais à part mes problèmes de cul hein je vais bien, je crois ». Non, hein, faut arrêter avec ça. « Oui » ou « Non », moi ça me convient, une réponse concise ça fait économiser de la salive et du temps, surtout quand ton interlocuteur est un type comme moi ; je veux dire, le genre de type qui ne t’écoutera pas plus de cinq secondes, montre en main. Soit. Je pardonne ses ardeurs pour cette fois. Elle m’a fait rire, et ça fait des semaines que j’ai pas ri sincèrement, voilà qui efface un peu ses airs de vieille peau avant l’heure.

N’empêche, oui, on m’a payé pour être là. Par contre je dois tuer quelqu’un.

Avec nonchalance, je remets un peu d’ordre dans les mèches de cheveux jalonnant mon front hâlé. Le mélange d’ébène et d’or composant mon faciès douteux m’a d’ailleurs toujours fait tiquer ; comme si j’avais des origines du sud malgré mon enfance passée sous la pluie londonienne. Qui sait, hein, c’pas comme si j’avais connaissance de l’identité de mes chers géniteurs. Faudra aussi m’expliquer cette paire d’yeux bleus marine, j’ai l’impression que rien ne s’accorde correctement sur ma tronche de cake. Hein, quoi ? J’ai dévoilé la vraie raison de ma présence ici ? Je m’en tape, c’est pas comme si elle allait me prendre au sérieux. Elle me prend surtout pour une pute. Oh non, pour un gigolo. Pardonnez-moi. La faute à ma chemise, sans doute ? Pour une fois que je prends un vêtement à ma taille. Aaah, j’ai envie de m’emmitoufler dans un gros sweat et de jeter une capuche sur ma tête… J’serai plus à l’aise !

J’avais un super timing, en plus. Finir le boulot et aller me bourrer la gueule dans un izakaya. Tch.

Et bien c’est dommage pour moi, la binouze attendra.

~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~

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MessageSujet: Re: Dressed to Kill //Logan//   Ven 15 Sep 2017 - 14:59

Dressed to kill

ft.


 Il avait ris, habituellement, les gens baissaient les yeux ou répliquaient, certain même, les plus insupportable s’excusaient, mais lui il avait ris. Arachne imagina facilement la raison, l’auto-dérision. Cela ne l’avait pas blessé particulièrement dans sa virilité, non il l’avait pris comme une blague. Bien, ce n’était pas un gigolo, les traces sur ses mains n’ont surement pas était causé par une barre de pole dancing mais plutôt par une utilisation de ses poings sur le corps humain. C’était étrange, il était étrange mais il était surtout…

-Intéressant.

La posture d’Arachne se détendit, sa bouche pris la forme d’un sourire. Pas un sourire moqueur ou plein de dédain non, ni le sourire professionnel ou polie. C’était le sourire étrange qu’elle portait quand quelque chose d’intéressant se passait et qu’elle avait hâte de trouver pourquoi. Un mec dans une chemise trop serré, plutôt inconfortable, qui n’a absolument pas sa place dans ce genre d’environnement avec des mains de boxeurs ? Il n’était surement pas comptable ni gigolo, ni même gogo dancer et encore moins un avocat. Il n’était pas flic non plus, il n’avait pas ce petit air militaire et protecteur de la veuve et de l’orphelin. Ce qu’il portait ressemblait plus à une veine tentative de costume de comptable. Seulement tout avait l’air faux et il ne portait même pas de cravate. Si c’était pour s’infiltrer dans le bâtiment alors il avait très mal fait son travail. Surtout que le destin lui avait craché en plein figure en l’enfermant là avec elle.

Oh putain. Juste… Pète un coup. Enfin… Pas ici. Attends qu’on soit sortis.

Elle l’ignora totalement, il y avait bien plus intéressant à faire que de répliquer à cette remarque. Surtout que cela n’aidait absolument pas son cas. S’il était ici pour passer inaperçu ce n’était pas en parlant comme une racaille qu’il allait y arriver. Il n’était vraiment pas familier avec ce genre d’environnement, peut-être même que cela le rendait aussi inconfortable que dans sa chemise. Il n’y avait pas beaucoup d’option ici, ou c’était un proche venu voire un ami et dans ce cas, il portait ces fringues pour faire bonne figure, où il était là pour balancer quelqu’un par la fenêtre, accidentellement.

N’empêche, oui, on m’a payé pour être là. Par contre je dois tuer quelqu’un. ›

Mais quel idiot, mais quel idiot, se dit-elle. Il y avait une vingtaine de flic dans l’immeuble et il lui sortait ça, comme ça. Tranquillement.  Une vingtaine ! Elle aurait pu être l’un d’entre eux ! Désespéré, une main sur le front, elle réfléchit à quel genre de tueur à gage elle avait affaire. Ou il n’avait jamais fait de contrat dans ce genre d’endroit, ou c’était le pire tueur à gage du monde. Le bon côté, c’est que ce n’était pas elle qu’il était venu tuer. Ce serait mal fini, pour tout le monde. Qui donc pouvait s’être attirer des ennuis ? Elle pria pour que ce soit ce pervers de comptable. La rumeur courait comme quoi, il commençait à peu trop prendre ses aises dans la compagnie.

-Il ne s’appellerait pas Ruyji par hasard ?  Pas trop grand, dégueulasse, un peu flippant et qui aime molester les femmes dans les ascenseurs ?

J’avais un super timing, en plus. Finir le boulot et aller me bourrer la gueule dans un izakaya. Tch.

-Tu allais le tuer, la maintenant, sans aucune préparation, ni plan de sortis ? Ou tu es un génie ou tu es idiot.

Il se serait fait choper par les flics très rapidement et…Attendez une seconde. Arachne réalisa quelque chose à cet instant.


 

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MessageSujet: Re: Dressed to Kill //Logan//   Hier à 19:41


Elle a l’air déçue. Ou plutôt consternée. Ouais, consternée est carrément le mot qui colle à la tronche qu’elle tire, provoquant un nouveau petit rictus moqueur sur mon faciès hâlé. Est-ce qu’elle me prend réellement au sérieux ? Je veux dire ; c’était une affirmation lancée sur le ton de la boutade, une demie-vérité qui sonnait pourtant comme la plus saugrenue des faussetés, mais Dame Blanche le prend au premier degré. Soit. Effectivement, je suis venu ici pour buter quelqu’un. Certes, je ne vais pas le descendre ici même, à son bureau, comme si de rien n’était ; je n’en suis qu’à la deuxième étape : s’emparer des dossiers que ce connard a volé à mes employeurs. Aucune copie, et aucun intérêt à dévoiler toute cette paperasse à ses amis avocats, puisqu’il œuvre aussi aux côtés des Yakuzas en se prenant pour un grand ganster, ou bien pire encore, le nouveau Kevin Spacey à la japonaise. Un homme pathétique et des projets tout aussi lamentables, aucune abnégation ni dignité pour ce bonhomme grotesque. J’ignore encore comment je vais ôter sa vie. Je pense que je vais faire ça rapidement, ce genre de déchets n’en vaut pas la peine et puis, j’ai d’autres cibles plus importantes qui m’attendent, tu vois.

Il ne s’appellerait pas Ruyji par hasard ?  Pas trop grand, dégueulasse, un peu flippant et qui aime molester les femmes dans les ascenseurs ?

Non, il s’appelle Hiroshi, c’est un mec discret qui se fait limite piétiner par ses collègues, doté d’une légère surcharge pondérale et d’une paire de lunettes anthracites. J’sais pas ce qu’elle a contre ce Ryuji, mais c’est pas moi qui vais régler son souci. Sauf si elle me paie. Et accessoirement : qu’elle fasse partie du crime organisé. J’bosse pas pour les particuliers. Trop instables émotionnellement vous voyez, généralement ils engagent des détectives privés pour des raisons futiles, désireux de lever le voile sur un adultère ou une autre connerie sans intérêt. La mafia, c’est un peu plus sérieux que ça. Moins risqué, aussi. Ils peuvent corrompre le gouvernement, à la manière des lobbys ; sauf qu’eux ne viennent pas faire chier les honnêtes citoyens, si tant est qu’ils leurs foutent la paix en retour, bien entendu.

Tu allais le tuer, la maintenant, sans aucune préparation, ni plan de sortis ? Ou tu es un génie ou tu es idiot.

J’hausse un sourcil, un sourire railleur placardé contre ma face, solidement cloué à mes lèvres. Elle est trop mignonne. Ou plutôt : sa façon de se comporter a quelque chose d’un tantinet attendrissant. Pourtant, je vois bien que le dédain est palpable dans ses diatribes, qu’elle semble me juger et voir en moi mille et unes failles. Maaais… Sa façon de pointer du doigt mes incohérence, ça donne l’impression qu’elle se chargerait presque de me conseiller. C’est gentil mais, je sais c’que je fais.

Ouais, je comptais visiter un peu l’immeuble, lui coller une balle dans la tête et repartir. Vite fait quoi. C’est qui, Ryuji ?

S’il y a quelque chose que j’aime par-dessus tout, c’est avoir l’air d’un con. Je déteste me prendre au sérieux, et j’irai jamais m’évertuer à défendre mon honneur, qu’importe ce que les gens peuvent penser de ma personne. Chacun voit en moi ce qu’il veut, je m’en contrefous. Jake m’appelle « chaton », Yumi perçoit en moi la pire des ordures, assassin sans merci de surcroît, Matt… euh, je l’ai tué, mais il me voyait comme le dernier des abrutis. Persuadé d’être un chef de gang intangible, il a fini dans un barbecue géant, lui et son appartement minable. On ne se méfie pas de ceux que l’on sous-estime, tfaçon.

Mon sérieux retrouvé, même si l’image du gigolo revient périodiquement m’arracher un sourire – non mais arrêtez, c’est trop marrant – je penche à demi la tête, mes yeux la dévisageant de nouveau.

Ceci dit, t’es pas le genre de femme à te laisser peloter sans rien rétorquer. Tu lui as collé une paire de baffes au moins, mh ?

Oui car, sa description très subjective laisse naturellement penser qu’elle a subi les sévices de Môsieur Mort-De-Faim, qui dans son infinie innocence, a simplement voulu s’assurer de la bonne élasticité du corps de Dame Blanche ici présente. Evidemment.

~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~

mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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