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 Bataille virtuelle. | pv Hitomi

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MessageSujet: Bataille virtuelle. | pv Hitomi    Ven 23 Déc 2016 - 21:38


J'ai toujours trouvé ça spécial. Les émotions. J'ai pas l'habitude de ressentir ces choses-là, ça fait pas d'moi un sociopathe j'te rassure, j'suis un connard mais pas encore la pire des raclures. Il n'empêche que j'me suis toujours senti vide ; incomplet. Comme si on avait oublié d'façonner la moitié d'mon cortex cérébral, qu'on m'avait salement reclus des choses qui font mal. On a arraché les couleurs pour y mettre que du noir, partout où j'regarde, j'ai beau voir ces visages tranchés de sourires rien n'y fait, ils heurtent mon enveloppe corporelle et rebondissent sur l'sol gelé. Ça m'atteint pas. J'pourrais pas te dire pourquoi. La foule bourdonne autour de moi mais j'ne la vois pas ; la rumeur que forment leurs mots qui coulent passe à travers moi sans m'atteindre, j'aimerais pouvoir m'extirper de c'monde et le mettre en pause, tu sais, juste l'éteindre.

Les seules émotions que j'ressens sont la révulsion viscérale, la haine et la joie factice.
On aurait dû m'mettre au monde en m'donnant la notice.
Le mode d'emploi des sentiments pour mettre fin à tout nos tourments.

Venez donc vous inscrire ! Petits et grands sont invités à participer à notre tournoi de jeu vidéo sur la Place Kiku à 15 heures ! Venez nombreux !

J'ai toujours trouvé ça spécial. Ces gens qui s'affairent, qui s'complaisent d'un rien et meublent leur vie de néant comme s'ils n'avaient rien d'autre à faire. Regarde-les s'agiter comme des mouches, galvanisés par un sentiment qu'encore une fois j'ne comprends pas. J'prétends pas meubler ma vie d'une manière plus intelligente ; j'passe mon temps à vivre pour donner la mort ou protéger les ordures qui la mériteraient si légitimement. Ouais j'suis un enfoiré, j'devrais pourrir en taule, en marge de toute cette populace droguée de matérialisme, gavée de faits et d'instantané. J'suis un danger. J'suis le loup au milieu d'un troupeau d'agneau, ou devrais-je dire de moutons qui accourent pour s'inscrire à un jeu débile, et pour quoi ? Une victoire hypothétique ? Une fierté approximative ?

Je rajuste la capuche de mon sweat bordeaux du bout des doigts. Elle cache mes yeux, j'ressemble à un terroriste avec cette dégaine putain. Dans l'ciel, le soleil nous pète allégrement les yeux mais n'apporte pas la moindre once de chaleur, aujourd'hui il se la joue joli leurre. Pour faire clair : on se les caille. Heureusement, ce sweat d'une taille au-dessus me tient chaud hein mais j'ai surtout pas intérêt de baisser la fermeture éclair pour jouer au beau gosse avec mes abdos. J'ai qu'un t-shirt en-dessous. Et j'veux surtout pas que le vent aille me mordre les flancs.

J'amorce enfin un mouvement - non parce que, pour ta gouverne, sache que j'étais immobile en mode poteau flippant depuis bien DIX MINUTES -, et ma démarche lourde s'actionne dans l'même temps. Ma carrure en impose, pas besoin d'me frayer un chemin dans la foule car ces gentils nippons s'écartent eux-mêmes, bien éduqués qu'ils sont. Ça fait cliché, j'sais. Mais quand tu vois un type chelou, avec sa capuche jusqu'aux yeux qui te fonce dessus, tu te décales. Instinct de survie oblige. Ça l'aurait pas fait si j'ressemblais à une tige mais j'ai une dégaine d'armoire à glace, ça tombe bien tu m'diras.

De quoi j'parlais tout à l'heure ? De victoire hypothétique et de fierté approximative ?

J'penche la tête, retire à demi ma capuche une fois arrivé devant le stand, et lance d'une voix blasée :

J'm'inscris.
Parfait ! Au nom de ?
Logan.
Et le nom ?
Juste Logan.

Un rire gêné, une main qui s'égare sur sa nuque pour la gratter frénétiquement, puis le mec bredouille finalement un "d'accord, ça ira !" et me file mon joli p'tit ticket de participant.
La raison d'mon inscription ? Pas d'victoire ni d'fierté, c'est juste que j'me fais chier. Et comme tout l'monde, aujourd'hui, c'est avec un peu d'rien que j'vais meubler ma journée.

J'm'éloigne en soupirant, songeant que j'ai même pas demandé sur quel jeu on allait tous se fighter. Bah. J'verrais.

Bientôt 15 heures, je traîne des pieds, la capuche retirée, mes yeux qui se baladent sur la foule moins nombreuse : j'suis arrivé dans le p'tit espace réservé aux participants, derrière la scène. Certains ont une gueule de geek, de puceaux en chaleur pour qui l'anatomie féminine relève de la mythologie, mais jvois aussi des gosses avec leurs airs de junkies.

Je m'étire en baillant, j'ai l'air du type le plus blasé du monde qui n'a strictement rien à foutre là j'sais bien, et si tu savais, putain, à quel point moi non plus j'sais pas c'que je fous ici, au milieu d'tous ces gens. J'suis un peu comme une larve qui m'laisse vivre, j'en ai la démarche en tout cas et promis j'suis pas ivre. Quelques regards s'attardent sur moi, ils me dévisagent d'un air mauvais ; ouais j'ai une gueule de délinquant et alors ? Vous avez bien une gueule de merde et j'en fais pas tout un plat putain.

Je lâche un "tss" blasé et renverse ma tête en arrière, mes yeux quittant la foule pour affronter l'ciel glacial.

HRP:
 

~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~

mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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MessageSujet: Re: Bataille virtuelle. | pv Hitomi    Sam 31 Déc 2016 - 2:14

Ca faisait deux semaines qu’elle avait su qu’il y avait un tournoi de jeux-vidéo à Kobe. Et pas n’importe quel jeu. Un jeu console sur lequel Hitomi a passé des heures : The Antique Guild. D’après le prospectus, ce seront des combats 1 contre 1. Le principe est simple : tu te connectes à ton compte, tu prends ton perso principal, tu te cales sur le même serveur que ton adversaire et ça y est, ça commence. Ca faisait deux semaines qu’Hitomi avait son personnage de prêt : armure, ok. Arme, ok. Compétences, ok. Son guerrier était assez badass, avec son armure faite en os de dragon et sa hache luisant d’une aura de givre. Elle avait déjà combattu d’autres joueurs par Wi-Fi, mais jamais devant d’autres gens, toujours dans sa chambre, au chaud.

Ca faisait des mois qu’elle n’avait pas pris le bus. D’habitude, elle marchait, elle prenait un vélo, une voiture, car elle n’aime pas vraiment les transports en commun. C’est rempli de personnes qui puent le parfum, qui parlent fort, qui font la gueule, qui perdent toutes les belles manières que leur foutue mère leur a appris lorsqu’ils sortent ou qu’ils entrent dans le bus. Mais là, comme elle était pas en avance, elle n’avait pas le temps de marcher.

Ca commence à 15 heures, donc... , se dit-elle en dépliant le tract plié dans la poche de son sweat noir

Aujourd’hui, elle n’avait pas changé ses habitudes vestimentaires : un sweat noir à capuche, assez large pour s’y sentir bien et au chaud, un jean noir et ses baskets noires. Le seul détail coloré : son fard à paupières mauve. Et pour compléter son look, de belles cernes sous les yeux. Pas à cause d’une nuit à améliorer ses techniques de combat, non non, là-dessus, elle est au point depuis bien longtemps. Non non, elle a passé la nuit à essayer d’entrer dans le système informatique de l’école pour avoir accès à son dossier et aux dossiers des autres élèves. Malheureusement pour elle, ils sont plutôt forts les informaticiens de l’académie.

Ca y est, elle arrive à la place Kiku. Enfin. Pour descendre du bus, sans surprise, ce fut la cohue. C’est qu’ils sont pressés, les gens ! Pressés de quoi ? On en sait rien, mais pressés, tout court.

Hitomi descend du bus et se dirige vers un stand où un gars est entouré d’une foule globalement masculine et tellement agité.
Je vais vraiment combattre des gens comme ça ? C’est une blague ?

Au fur et à mesure qu’elle dévisage de loin les différentes personnes grouillant autour du stand, Hitomi remarque un jeune homme plutôt grand, qui se dénote de la foule. Sweat large, pas d’expression. Il a pas l’air d’être du genre à traîner dans ce genre d’événements.

Hitomi se rapproche pour faire la queue afin de s’inscrire. Ca va, le gars qui s’occupe de ça est assez rapide. Vient son tour. Le jeune homme la regarde, tout souriant mais sans rien dire, attendant visiblement quelque chose de sa part

- Bonjour, j’voudrais m’inscrire. Hitomi Aoko.

- Bien, tenez votre ticket, il faudra le présenter à la personne qui vous fera monter sur scène

La jeune fille prend le bout de papier que le gars lui tend. Merci, au revoir, que de politesse obligatoire pour pas que monsieur se vexe et se sente traité comme un sous-fifre. Ce qu’il est. Mais il ne faut pas rappeler aux gens leur réel position dans la société, ça leur fait mal, apparemment. Et Hitomi avait bien compris les codes sociaux.

14h48. Bientôt le début. Y’a du monde, mais c’est pas non plus l’événement du siècle. Il y a plusieurs consoles, donc ça va vite s’épurer. Les mauvais vont être éliminés dès le début et plus on va avancer dans le tournoi, plus ça va être serré. Hitomi observe les lieux, la scène, les escaliers pour y accéder, les têtes de cons sûrs d’eux, les autres stressés à l’idée de perdre, ou d’être devant la foule. Puis elle voit encore ce gars, au sweat large. Il a vraiment pas l’air heureux d’être ici. En même temps, quand tu vois de qui on est entourés…

Hitomi sort de son sac à dos une bouteille d’eau, histoire de se désaltérer un peu avant le commencement de la compétition. Elle se remémore quelques enchaînements d’attaque, s’assure qu’elle n’a pas oublié le mot de passe de son compte, et son regard se repose sur la foule. La plupart sont venus avec des amis.

Une sorte de boule à la gorge vient prendre Hitomi par surprise.

Sérieusement ? J’vais sérieusement déprimer car j’suis tout seule ?! N’importe quoi putain.

15h00. Ca y est, les premières personnes qui vont s’affronter montent sur scène. Le numéro d’Hitomi ? 64. Elle avait encore le temps. Elle se rapprocha tout de même de la scène, histoire d’être sûre d’être là quand on l’appellera.

Il faisait pas très chaud aujourd’hui. Il faisait même vachement froid. Le ciel était gris, mais c’était quand même une bonne journée. Un tournoi de jeux-vidéo, et en plus, sur un jeu qu’Hitomi adore et sur lequel elle est plutôt douée. Elle s’appuya sur une rambarde, et sourit légèrement. Elle était assez cool quand même sa vie, aujourd’hui. Elle s’amusait quand même pas mal, dans son monde. Elle y était quand même bien.  

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MessageSujet: Re: Bataille virtuelle. | pv Hitomi    Ven 6 Jan 2017 - 20:15


Les secondes passent et je remarque avec lassitude que contempler ce ciel aux couleurs blafardes me donne encore plus froid. Je n'aime pas avoir froid. Ca engourdi les mains, attaque la moindre parcelle de peau découverte, le plus dérisoire centimètre carré d'épiderme hâlé devient la proie des températures négatives. Bref, c'est la merde et, même si cette saison donne un prétexte rêvé à mon tempérament pudique de s'exprimer, inutile d'te dire que j'me sens cloisonné dans mes vêtements. En mode rôti bien ficelé, tu vois le genre. J'boirais bien un peu de bière histoire d'me réchauffer, mais ça me déconcentrerait. Car mine de rien, j'ai l'esprit de compétition rude. Lance-moi un défi à la con, que j'ferais tout pour te mettre la pâté, même si j'dois écraser ta gueule et celle des autres concurrents au passage. Même si j'dois être tricheur, menteur, déloyal et piétiner le fair-play pour l'envoyer valdinguer dans une fosse septique. La fin justifie les moyens, comme on dit. Et tournoi de jeux-vidéos ou pas, j'suis bien déterminé à exploser chacun des puceaux en chaleur qui se mettra sur mon chemin virtuel. Leur défaite sera cuisante, je vais les atomiser à tel point qu'ils retourneront chialer chez leur daronne, certainement résolus à foutre quelque chose de leur vie minable, cette fois. Comme se trouver un boulot.

L'heure fatidique approche, mon regard a délaissé le ciel pour de nouveau voyager entre les quelques silhouettes évoluant autour de moi. Je regarde, observe, fixe, détaille sans vraiment voir ces gens qui se pressent ou bien s'agitent en gesticulations grotesques. Quelques groupes se sont formés, et j'entends certains intrépides se vanter de leurs exploits vidéo-ludiques, avec un entrain que je ne comprends pas.

Non pas que je les juge, ou que j'me place au-dessus d'eux d'une quelconque façon que ce soit hein, me prends pas pour un de ces péteux avec leur airs de misanthropes du dimanche, à juger le monde sans rien connaître des gens qui les entoure. J'suis pas de ceux qui sont "trop dark de la vie" et revendiquent leur douleur à la con en prétendant que leur vie est plus passionnante ou revêt plus d'intérêt que celles des autres. C'juste que, ouais, j'ai du mal à comprendre comment on peut être si satisfait d'un exploit virtuel. C'est intéressant, dans un sens. C'est comme s'ils étaient complètement déconnectés de la réalité. Comme s'ils vivaient à travers leurs personnages, au lieu de vivre ce qu'ils sont.
En les regardant, j'me demande si c'est qu'une passade. S'ils vont devenir de gentils petits soldats, travaillant dans un bureau et se fondant dans la masse en avisant le passé comme s'il n'a été qu'un ramassis d'enfantillages.

Je n'me sens pas dans mon élément, au milieu de tous ces gens.
Et instinctivement, mon regard se jette sur la moindre silhouette esseulée, en marge des autres comme j'le suis et comme je l'ai toujours été. Le temps d'une brise qui vient me fouetter le visage, et mes yeux orageux s'accrochent à cette fille, près de la scène. Je penche la tête, vaguement intrigué par sa dégaine, et pour cause : j'ai tellement l'habitude de croiser ces minettes bourgeoises et obsédées par leur physique, avec leurs cheveux parfaitement coiffés et les quelques couches de maquillages placardées sur leur face. Leurs talons hauts et la taille fine, trop fine peut-être, comme si ressembler à un clou doté de deux gros obus est synonyme de beauté. Y'en a de partout, des filles comme ça. A Koyane, Uzume, Inazami. Sauf que dans mon district ce sont des prostituées.

Les premiers participants sont priés de monter sur scène !

Une voix joviale dans le micro, qui ne suffit pas pour m'arracher à l'observation de ce petit OVNI féminin, tout seul dans son coin. Quelques personnes passent devant moi sans me voir et montent sur scène, en triturant fébrilement leurs doigts ou en pouffant de rire.

Moi, je rejoins l'inconnue qui n'a pas bougé. Quitte à se faire chier, autant être deux nan ?

Arrivé à sa hauteur, je lance, d'une voix nonchalante :

Toute seule, déjà à côté de la scène... T'es pas venue pour t'amuser ni pour rencontrer des gens, mh ? Tu viens pour rafler la première place et le lot qui va avec ?

Questions rhétoriques. J'suis pas con, et j'suis pas venu me la jouer profiler. C'est évident qu'elle veut gagner, contrairement aux autres qui sont venus passer un bon moment entre amis, et pourquoi pas repartir avec un grand sourire après leur victoire, en supplément.

Je poursuis, faussement railleur, le sourire audible dans ma voix grave :

Pas de bol hein, tu m'as rencontré. Enchanté.

Ma sociabilité m'ferait presque flipper. Mais même en me prétendant misanthrope, faire la conversation a toujours été quelque chose de facile avec les inconnus. Oui, qu'avec les inconnus. Parce que dès qu'il s'agit de causer d'un sujet plus tangible et sérieux avec un interlocuteur que je connais, et bien... J'ai plus les mots, plus l'envie, plus la foi d'faire des efforts. J'ai la motivation aussi fragile que ta constitution. Ma comparaison était chelou ? Je sais.

Je m'étire, l'air de rien, et conclus enfin, au 36ème degré évidemment :

Maintenant que les formalités sont faites, tu m'laisses gagner ?

~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~

mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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MessageSujet: Re: Bataille virtuelle. | pv Hitomi    Dim 8 Jan 2017 - 15:46

Ce qui fait froid aujourd’hui. Hitomi fourre ses mains dans les poches ventrales de son sweat, histoire de se protéger quelque peu du froid. D’un côté, la foule qui s’agite, être entouré d’inconnus, c’est pas le pied, mais de l’autre, ça dégage de la chaleur humaine, et c’est assez cool. La jeune fille attend patiemment qu’on l’appelle, tout en regardant les gens montés sur scène, puis redescendre quelques minutes après avec une moue de déception. Certains sont vraiment rapides, pour ce qui est de perdre. Et peut-être même rapide pour autre chose. En se faisant cette remarque, Hitomi sourit, c’était vraiment débile de penser à ça, mais ça la faisait rire.

Numéro 50. Ca se rapproche. Un peu de stress monte dans le cerveau d’Hitomi, même si elle n’a rien à craindre. C’est assez fascinant ça, l’anxiété : pourquoi le fait de monter sur scène la rendait un peu nerveuse ? La foule ? Non, elle n’en avait rien à faire, elle était habituée à être regardée comme une bête de foire. Elle avait grandi dans un quartier de bourges, donc son allure n’allait pas vraiment avec le décor. Est-ce que c’était sa possible défaite ? Non, elle avait assez confiance en elle. Peut-être trop pour certains. Mais elle connaissait ses compétences dans le jeu, elle savait qu’elle faisait parti des bons joueurs. Alors, pourquoi est-ce qu’elle est quelque peu stressée ? Elle ne trouve pas vraiment la réponse, et c’est ça qui est fascinant : elle ne comprend pas les réactions de son propre organisme.

Alors qu’elle est immobile, songeant au fonctionnement de son système nerveux végétatif, un grande silhouette douteuse se dessine devant elle et commence à prononcer quelques mots.

  - Toute seule, déjà à côté de la scène... T'es pas venue pour t'amuser ni pour rencontrer des gens, mh ? Tu viens pour rafler la première place et le lot qui va avec ?

  Hein ? Y’a réellement quelqu’un qui a eu l’idée de venir discuter avec moi ?

La jeune fille reprit possession de sa vue qui était plongée dans le vague avant de lever la tête vers l’individu. Car ouais, il est assez grand, faut quand même faire fonctionner les muscles de son cou si on veut le regarder dans les yeux. Bleus, d’ailleurs. Peau hâlée. Cheveux noirs, en bordel. Visage dur. Le mec au sweat. C’est donc lui.  C’était lui qui dénotait avec la foule, tout à l’heure. Qui dénote toujours, d’ailleurs.

   - Ouais, le prix est assez intéressant, j’en ai besoin pour mon ordi. Puis un trophée à l’effigie de ce jeu, c’est génial !

Hitomi finit sa phrase en esquissant un sourire. Bien sûr que c’était le top, cette coupe. Un putain de dragon dorée tournoyant autour d’un guerrier. Puis pour ce qui est de l’argent, elle avait besoin de se faire une petite bourse. C’est pas comme si elle avait pas envie de débourser l’argent de papa. C’est juste qu’elle ne veut pas le débourser dans SON prochain ordinateur. Avec une belle tour, un écran ultra HD, un clavier avec des LED. Autant elle ne s’attarde pas sur les trucs à s’mettre sur la figure, ou les fringues, autant l’esthétisme de son PC, elle adore y faire attention. Puis, son ordi fixe est chez ses parents. Or, elle ne compte pas y retourner de si tôt et de plus, ils l’ont sûrement vendu pour que l’autre greluche s’achète un collier de diamants. Ou juste pour que leur fille ne revienne pas. Au choix.

  - Pas de bol hein, tu m'as rencontré. Enchanté.

Hitomi lui sourit en réponse. C’est pas souvent que quelqu’un vient lui parler. Surtout que ça fait pas longtemps qu’elle est arrivée dans cette région. Mais c’est louche. Enfin, elle trouve tout louche, de toute manière. Surtout lorsqu’un inconnu vient lui parler. Il a besoin de quelque chose peut-être ? L’instant d’après, il va lui demander de l’argent car, Ô malheur il n’a plus un sou pour se payer à bouffer ? Ouais, nan. Ca, ça aurait été possible avec les autres gars pubères présents aujourd’hui. Là, c’était pas vraiment ça. On peut dire que l’habit ne fait pas le moine, mais ce sont des conneries. On peut deviner pas mal de choses grâce à l’apparence d’une personne. Prenez l’exemple d’Hitomi elle-même. Sweat noir, jean noir, elle s’en fout de l’apparence et de ce qu’elle devrait être en tant que fille. Teint pâle, cernes, elle ne sort pas beaucoup et doit pas beaucoup dormir. Malade mentale ? Droguée ? Geek ? Ca soulève quelques questions. Le visage fermé, les sourcils renfrognés, pas de doute : elle n’est pas très sociable. C’est comme ça, le physique dévoile pas mal de l’état d’esprit de la personne. On ne peut pas le nier. Ceux qui le nient se voilent la face. Et en regardant ce garçon, on peut être sûr d’une chose : faut pas l’emmerder.

Je l’ai rencontré ? C’est pas vraiment moi qui est à l’origine de cette rencontre, m’enfin…

  - Maintenant que les formalités sont faites, tu m'laisses gagner ?

  - On verra si tu arrives à aller assez loin pour atterrir contre moi !

Hitomi le regarde droit dans les yeux, les sourcils relevés comme pour lancer un défi mais d’un air présomptueux, et un sourire s’étirant grâce à ses joues le long de ses lèvres. Il faut vraiment qu’il arrive à battre les autres minables pour qu’ils puissent jouer l’un contre l’autre. Enfin, jouer… Plutôt combattre. Ca a l’air beaucoup plus intéressant d’affronter un adversaire comme lui, qu’un mec tout droit sorti du lycée.

  - Numéro 64 !

Ca y est, c’est à Hitomi de monter sur scène. La nervosité remonte. C’est con, elle aurait bien voulu continuer la discussion avec l’inconnu au sweat. Elle fait un signe à la fille qui venait de l’appeler, commence à marcher vers celle-ci tout en regardant le jeune homme, un léger sourire au visage.

  - On se revoit sur scène ! Ou après le tournoi, si tu t’es pas enfui après ta défaite !

« Mon dieu, mais quel culot, cette jeune fille ! », « Ohlala, mais elle a trop confiance en elle ! » que les gens pourraient se dire, quand ils entendent ce genre de propos. Hitomi aimait bien lancer des pics aux gens, et c’était encore mieux lorsqu’ils lui répondaient. Soit elle tombait sur des personnes n’ayant aucune répartie, ce qui ne l’amusait guère, soit elle tombait sur des gens qui s’énervaient à cause de ça, ce qui était déjà un peu plus drôle, soit elle avait affaire à des rois de la réplique et dans ce cas-là, ça devenait vraiment intéressant.

Elle s’approche de la femme, lui tend son ticket pour lui prouver que c’est bien elle, le numéro 64.

- Hitomi… C’est ça ? Ok, bonne chance !

Après un coup d’œil sur le bloc-notes qu’elle tenait, la demoiselle lui fit signe de monter. Bonne chance ? Il n’y a pas de chance là-dedans. Soit tu sais jouer, soit tu ne sais pas. Mais t’es pas chanceux si tu gagnes. Et t’es pas malchanceux si tu perds.

Hitomi monte, on lui fait signe d’aller s’asseoir à la table au fond de la scène. Elle y va, prend place, son adversaire arrive. Bon, rien de bien méchant hein, un garçon de 15/16 ans, brun, aux lunettes, avec les dents de fer. Un classique. Elle le regarde, lui fait un signe de la tête en guise de bonjour, ce que le jeune homme lui rend.

Ca y est, ça commence. Le gars joue un mage. Protection anti-magie, activée. Aura de givre, activée. Frappes glaçantes, lancées. Malgré les quelques sorts que son guerrier se reçoit, Hitomi s’en sort pas mal. Coup de grâce, bam, terminé. Le vainqueur reste à sa table, ce qui évite à la jeune fille de se trimballer sur la scène, et ce qui l’arrange assez. Prochain adversaire. Un brun. 15/16 ans. Dents de fer. Mais pas de lunette. Bah, on était au Japon, il va pas y avoir tant de diversité que ça ! Le combat commence. Il joue un voleur. Pas cool, avec leur camouflage, les voleurs sont très fourbes. Au bout de dix secondes, Hitomi a perdu de vue son adversaire, et son guerrier se reçoit deux coups critiques.

Merde, j’vais pas perdre comme une saleté de voleur !

Le combat continue. Après avoir activé ses compétences, le guerrier localise facilement le voleur. Bam, strangulation, le voleur est immobilisé. Tempête glaciale, enchaînements. Ca y est, le voleur est en état critique. Coup de grâce, terminé.

Les combats se succèdent, et se finissent par une victoire d’Hitomi. Heureusement ! Elle a vraiment besoin de l’argent pour son ordinateur. Puis même, maintenant qu’elle est dans le truc, elle ne veut pas perdre. Les perdants se réconfortant de leur défaite auprès des amis venus les voir, ou les joueurs attendant leur tour, peuvent suivre les combats grâce à des écrans les retransmettant. Cris d’encouragement, « Ooooh » de déception lorsqu’un pote perd, l’ambiance sociale est vraiment pas mal.

Le prochain ennemi à éliminer arrive et s’installe en face de la joueuse. Et là, devinez sur qui son regard se pose.

- Ah, il me tardait de t’affronter ! Ca va, pas trop de difficulté à surmonter ces jeunes gens ?

Hitomi lui souriait, tout en restant méfiante. De sa manière de jouer, mais aussi de lui-même. C’est pas courant, qu’elle adresse la parole à un gars inconnu. Et de plus, peut-être qu’il va la battre à plate couture. Enfin, ça étonnerait beaucoup la jeune fille. Après tout, elle maitrise pas mal son guerrier et ses attaques. Le combat commence. Son guerrier est là, attend qu’elle actionne le joystick et ses combinaisons de touches. Aura de givre, activée. Dragon de glace, prêt à attaquer. Arme, dégainée. Allez, ça va le faire.

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MessageSujet: Re: Bataille virtuelle. | pv Hitomi    Ven 20 Jan 2017 - 22:21


On discute, on sociabilise au milieu de cette bande de jeunes joueurs dispersés tout autour de nous, sous le joug du froid. Ces quelques paroles échangées me renseignent sur le lot que j'peux dégoter si jamais, par miracle, je gagne ce p'tit tournoi. Et c'est sans surprise que j'constate l'insignifiance du Saint Graal qui m'attend en cas de victoire. Mais insignifiant ou pas, c'est pas ça qui compte vraiment. Ce qui m'plaît dans toute compétition, ce qui me galvanise ou suscite un minimum mon intérêt de gars blasé, et bien... c'est la compétition, justement. Tu dis que l'important c'est de participer ? Non, non. L'important, mon gars. C'est d'exterminer la concurrence. Bam. Comme ça. Alors ouais, en temps normal je l'extermine au sens propre, et on pourrait me jeter derrière les barreaux pour me punir parce que j'suis un vilain garçon. Il n'empêche que, pour cette fois, je vais me contenter du sens figuré. Je n'sais pas si ce sera aussi jouissif, ni si ça va m'apporter une quelconque satisfaction, mais ma journée m'emmerde à un point cataclysmique, alors j'espère que ce concours aura au moins le mérite d'occuper ma journée. J'agis par dépit, oui.

On verra si tu arrives à aller assez loin pour atterrir contre moi !

Je ricane, pas de ses paroles mais plutôt de la moue qu'elle vient de tirer. Les sourcils haussés, comme une invitation au défi, et son regard qui m'envoie de gentils éclairs de condescendance, ponctués par un sourire que je trouve profondément insolent, sur l'instant. Mais pas insolent dans le sens "je vais me chauffer et lui péter la gueule", non, une insolence maniérée tu sais, celle qui définit quelqu'un avec du caractère, de la personnalité. Le genre de sourire que je balance à tout va, en sommes. Railleur, narquois. Mon rire aussi a des échos de dédain, comme si je me moquais ouvertement de son attitude trop nonchalante, trop confiante.

Mes lèvres s'entrouvrent, je suis sur le point de la remettre à sa place avec ma répartie habituelle mais la connasse une des organisatrices du tournoi interpelle mon interlocutrice. Je penche la tête, esquisse une moue plaintive l'air de dire "Déjà ?" et l'observe qui s'éloigne pour entrer dans l'arène. Ouais, dans l'arène. Avec des p'tits lionceaux sûrement armés jusqu'aux dents. Armes imaginaires, évidemment.

On se revoit sur scène ! Ou après le tournoi, si tu t’es pas enfui après ta défaite !

Je fais mine de lever les yeux au ciel, et réponds en imitant son intonation pleeeeine de présomption :

Rêve pas trop. J'sais qu'en vrai t'as peur que j'te botte les fesses.

Dis le gars qui ne sait même pas à quel jeu il va devoir jouer. Je sais, j'suis qu'un idiot. C'est pas la peine de me le répéter. Le pire, c'est que j'sais pertinemment que j'vais me faire démonter la gueule, hein. J'suis un joueur occasionnel, dans l'sens où parfois j'me pose sur mon canapé avec un pack de bières, puis j'allume ma console à moitié pétée qui fait plus de bruit qu'un marteau-piqueur. Ça me détend, ça me vide la tête et j'pense plus à grand-chose quand j'ai les yeux rivés sur l'écran. Y'a des fois où je joue avec des "potes", et là tout de suite c'est moins drôle parce que je supporte assez mal la défaite tu vois. Quand je gagne une fois, ça y est j'prends trop la confiance, j'fais des danses de la victoire et j'lance des paris débiles du style "Celui qui perd il se met à poil !" et bien sûr c'est moi qui perds, et ma pudibonderie m'envoie me faire foutre. Voilà. J'aime ma vie, tu sais. Aehm. Je m'aime aussi.

Bref, c'est à mon tour de monter sur scène. J'y vais en traînant des pieds, démarche blasée oblige, jetant mon ticket sur la demoiselle au passage. Elle marmonne, m'insulte sûrement, mais si tu savais à quel point je m'en fous. Je vais à ma table assignée et m'assois bruyamment face à un adolescent... mort de peur.

Salut.

Il est assez petit, et j'ai du mal à capter son regard tant ses mèches noires cascadent sur son front et bien au-delà. Il a la posture typique du mec mal à l'aise, apeuré, craintif ; et il s'est instinctivement reculé au fond de sa chaise. Ok. J'lui fais peur.

On est censé jouer à quoi ?

Je connais que dalle à l'écran qui est face à moi. A priori, il faut avoir un compte, ce que je n'ai pas, et j'ai franchement pas envie d'abandonner au round 1 faute d'en posséder un. Tant pis. Je fais mon regard de tueur et lui ordonne tranquillement de me passer ses identifiants. Il balbutie, mais je me fous de ses états d'âme et s'il se pisse dessus bah c'est le dernier de mes soucis, figure-toi. J'fais pas dans la dentelle et la compassion je connais pas.
J'attends quelques secondes, il me fournit son pseudo de kikoo et son mot de passe ; je gagne grâce à son forfait, j'suis un bâtard j'sais.

Je me connecte donc sur son compte et, en attendant le prochain adversaire, j'essaye de prendre en main le jeu assez rapidement. Pour faire clair, je m'appelle xXx-D4RK-BG-xXx, et je suis un espèce de... sorcier. Ok. J'ai à peine le temps de comprendre comment on joue à ce truc que le prochain concurrent se ramène. Je gagne, que dis-je, le rétame en un temps record, pas parce que je joue bien j'le sais, mais parce que je fais flipper les ados qui se retrouvent face à moi. Ils ont peut-être peur de se faire péter la gueule à la sortie du tournoi, qui sait ? Peu importe, tant que ça me permet de monter les échelons et progresser dans le classement j'me plains pas. Avoir une gueule de meurtrier ça aide, parfois.

Je cumule les victoires et annihile les difficultés, j'ai l'impression de jouer face à des bots, tu sais, ceux des tutos au tout début de chaque jeu. J'ai bien compris les capacités que mon personnage chelou possède, même si tout n'est pas encore instinctif. Autrement dit, je galère un peu.

La foule a l'air de m'apprécier. J'ai une dégaine à l'arrache, je passe d'un écran à l'autre en traînant des pieds ou en jouant de mon charisme pour faire des p'tits coucous aux spectateurs entassés. Je sais feindre la sociabilité avec une facilité qui me déconcerte moi-même. Et quand je me lève pour m’asseoir face à mon nouvel adversaire, accompagné de quelques applaudissements timides (parce que je fais peur, faut quand même pas déconner), j'ai l'heureuse surprise de tomber sur la fille de tout à l'heure. Miss Condescendance.

Je lui souris, m'échouant sur la chaise comme le plus somptueux des pachydermes.

Alooors, prête à affronter xXx-D4RK-BG-xXx en personne ?

Je prononce ce pseudo de kikoo avec un enthousiasme exagéré, comme si j'étais vraiment fier de moi, quoi. Je balaye sa remarque d'un revers de main et, encore une fois trop sûr de moi, je n'peux pas m'empêcher de parier. ENCORE. Non mais c'est compulsif chez moi v'voyez, faut toujours que je parie sur tout. Est-ce que tu peux monter les escaliers de quatre en quatre ? Vas-y on parie. Et, dis, dis. T'es cap de manger un kilo de pâtes en dix minutes ? Allez, on parie. Hé, je parie que t'es pas cap de crier "JE PUE DES PIEDS !" en plein centre commercial bondé de monde.

Hein ? J'suis un abruti ? Je le vis bien, merci.

Si je gagne tu m'payes un verre.

Et à peine la partie commencée que mon personnage lui lance un sort d'anathème, lui infligeant une flopée de malus bien relous, accompagnés d'une attaque que j'ai choisie au pif total, dans le feeling le plus complet ; des espèces de flammes noires surgissant du sol. Je n'ai aucune idée des noms des attaques ni des spécificités de chaque sort, je joue à ce jeu depuis à peine une demi-heure et je n'y connais absolument rien mais je m'en fous : ça m'éclate et ouais, ça meuble formidablement bien ma journée.

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mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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MessageSujet: Re: Bataille virtuelle. | pv Hitomi    Jeu 26 Jan 2017 - 16:10


- Alooors, prête à affronter xXx-D4RK-BG-xXx en personne ?

Hein ? Il a vraiment participé avec ce pseudo ?

Hitomi rigole légèrement, tout en regardant le futur perdant. Hein, quoi ? C’est prétentieux d'employer ce terme ? Mais noooon… !

- C’est un joli nom, ça ! T’as dû tellement te creuser la tête pour le trouver !

Non en fait, y’avait un truc qui clochait. C’est pas possible qu’il ait pu taper un pseudo pareil. Ca colle pas vraiment à sa personne.

- Si je gagne, tu m’payes un verre.

Et si c’est moi qui gagne ? Il a pas l’air de prendre en compte cette hypothèse… Génial, un gars qui est un peu trop confiant, le meilleur adversaire à qui mettre une raclée !

Puis surtout, elle connait pas vraiment de bars où allait. Et elle a pas vraiment l’argent pour payer un truc à quelqu’un. Mais c’était intéressant. Un deal ? Ok. Mais pas sans sa proposition.

- Ok, mais si je gagne…

Elle marqua une courte pause, pour prendre un petit temps de réflexion et reprendre, en souriant et presque en jubilant.

- Tu m’payes deux heures de jeu à la salle d’arcade. Ah, et tu viens avec moi, évidemment.

Les règles sont posées, c’est parti. L’écran prend ses couleurs habituelles : une forêt verdâtre et sombre en arrière-plan, des trainées de feu dans le ciel aux couleurs rouges, un sol rocailleux. Le guerrier d’Hitomi, debout, avec sa belle armure draconienne. En face d’elle, un prêtre. Les pires.

Putain de heal. Ça va être interminable s’il se régen tout le temps..

Ça commence. Alors qu’Hitomi commence à activer toutes ses compétences passives lui permettant de booster ses capacités, l’autre lui fout plein de malus : diminution de l’armure, de l’endurance, de l’attaque, etc.

Prévisible…

Elle savait que certains joueurs adorent abaisser les caractéristiques des adversaires, elle l’avait bien compris. D’où ses sorts passifs qui contrebalancent les attaques. Son guerrier se rue vers le prêtre, qui tente de l’attaquer avec les flammes du crépuscule. Frappe de givre, croc du dragon, Hitomi ne perdra pas contre lui. Face au prêtre qui se heal, elle doit redoubler les sorts qui permettent de générer ses propres points de vie qui diminuent. Avec ses coups critiques, le gars a quand même de la chance. Mais bon, ce n’est pas pour autant qu’il va gagner, loin de là. Les doigts d’Hitomi se pressent sur la manette, son cerveau marche à 100 à l’heure afin d’anticiper les sorts de l’adversaire, elle n’a même pas le réflexe de cligner des yeux tant elle est concentrée. Non, elle ne perdra pas.
Au bout de quelques minutes assez longues, elle inflige le coup de grâce à son adverse : un coup mortel assez badass : une aura dorée entoure l’épée du guerrier et cette dernière vient se planter dans l’abdomen du prêtre, lui ôtant le reste de points de vie qu’il avait.
Les doigts d’Hitomi peuvent enfin se détendre sur la manette, et elle peut enfin cligner des yeux. Après avoir oublié de les fermer pendant si longtemps, c’est évident qu’ils piquent et que le liquide lacrymal afflue pour réhydrater ses pauvres globes oculaires. Il lui restait un peu moins de la moitié de ses points de vie, mais elle a quand même réussi à achever ce fichu prêtre.

Elle regarde l’homme en face d’elle, avec un grand sourire :

- Et bien, attends que je finisse le tournoi et on ira à la salle d’arcade !

En voyant sa tête assez dégoûtée de la défaite, Hitomi rit légèrement. Et si elle repartait avec le prix du tournoi, ça serait une très bonne victoire.

- A tout à l’heure !

Plus que quelques adverses et le trophée sera à moiiiiii

Les concurrents et les victoires s’enchaînent, et Hitomi arrive près du but. La finale. C’est fou qu’elle soit arrivée à ce stade-là. Elle voulait gagner le gros lot, mais c’est vrai qu’elle n’avait pas non plus prévue d’être réellement face au tout dernier vainqueur du tournoi.
Pour ce dernier combat, les deux se sont mis à la table au-devant de la scène. Un peu déstabilisant, alors que la jeune fille avait l’habitude d’être plutôt au fond de la scène. Elle découvre un peu plus la foule, sans s’y attarder plus que ça. Elle s’assoit, prend en main la manette. Assez chaude, sûrement plein de bactéries mais elle avait tout prévu, quitte à passer pour une maniaque : elle décale vite fait la manette vers le côté opposé à la foule et passe un petit peu de gel hydro alcoolique dessus. Un peu ridicule, direz-vous, mais qui a vraiment envie de mettre ses mains sur un objet plein de sueur d’adolescents ?
Le combat commence. Un guerrier contre un autre guerrier. Ca risque d’être intéressant. Passons les détails, mais Hitomi perd à un coup critique. Un coup critique. Un putain de coup critique. Le lot est passé à un seul coup critique.

Non… Non…

Abasourdie par sa défaite inattendue, elle salue tout de même son adversaire, qui lui, était tout souriant d’avoir gagné le trophée. Elle garde quand même la face, serre la main du gars, avant de sortir de la scène par le même escalier qu’elle avait pris emprunter auparavant. En descendant, elle ressort son désinfectant pour se nettoyer les mains en marmonnant de déception et de colère, oubliant qu’elle avait quand même gagné quelque chose

- Putain, à une attaque, je le crevais… A une seule attaque.

En faisant quelques pas pour sortir de l’enclos où elle avait été enfermée pendant quelques heures, elle leva la tête pour apercevoir le gars de tout à l’heure.

La honte…

Ouais, c’était carrément la honte. Elle était sûre d’elle sur ce coup, elle savait absolument tout ce qu’elle devait enchaîner comme sort, attaque. Et par-dessus tout, elle s’était montrée un peu trop confiante. Et voilà.
Tentant de sauver les apparences, elle lui lança un petit sourire, en se dirigeant vers lui.

- Bon, le deal tient toujours, hein. Donc accompagne-moi à la salle
d’arcade, que j’reparte à l’internat avec au moins un truc…



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MessageSujet: Re: Bataille virtuelle. | pv Hitomi    Lun 13 Fév 2017 - 22:33


La partie s'annonce ardue. Si j'ai gagné précédemment grâce à ma carrure et mes regards de meurtrier dangereux, là c'est autre chose. Elle est plongée dans son jeu vidéo, les yeux rivés sur l'écran et ses doigts qui martèlent avec une dextérité presque flippante les touches de sa manette. J'suis clairement pas à la hauteur et même si pendant l'affrontement, je parviens à lui assener quelques coups importants pour annihiler peu à peu sa barre de vie, force est de constater que ses réflexes et sa connaissance du jeu me mènent tout droit à la défaite. Je tire la tronche, je rouspète, rage intérieurement parce que ouais j'suis un mauvais perdant, j'comprends pas pourquoi j'me suis pris une raclée monumentale, moi le tueur à gages ! Pas le choix, c'est l'jeu, je suis plus doué pour massacrer les gens dans la réalité, entre deux rues miteuses et ravagées.

Et bien, attends que je finisse le tournoi et on ira à la salle d’arcade !  

Et bah ouais parce que, non content d'avoir perdu, j'dois en plus assumer mes paris débiles et les conséquences qui en découlent fatalement... J'me plains pas, au moins ça achèvera de meubler ma journée. J'ai rien à foutre aujourd'hui alors c'est une bonne manière de tuer l'ennui, pas vrai ? Je souffle bruyamment, ne cache pas une seule seconde ma déception cataclysmique ; j'aurais voulu aller jusqu'en finale avec mes quelques minutes de jeu dans les mimines, le menton relevé pour toiser toute cette masse d'ados, en mode suprématie orgueilleuse. Aah, ouais, ça aurait été cool. Mon tempérament de gosse impertinent s'en serait délecté !

Mais tant pis hein, ça sera pour une autre fois. On peut pas exceller en tout n'est-ce pas ? La défaite me rend sage, j'y crois pas. Je finis par hausser les épaules, toujours la déception ultime visible sur mon visage hâlé, avant de me lever pour descendre de la scène... pas par les escaliers de derrière, nan ; je saute carrément du devant de la scène pour me réceptionner sur le sol. Nan j'me la joue pas "mec trop stylé et trop marginal de la vie", c'est juste que j'ai tendance à aller au plus simple. Pourquoi descendre un escalier quand tu peux sauter de la scène, sérieusement ? Faut arrêter de se compliquer la vie.

J'rejoins donc les spectateurs et me fonds dans la masse de gens qui grouille autour de moi. J'aurais simplement pu me barrer le temps qu'elle finisse son tournoi, pour éviter d'aller à la salle d'arcade avec elle, mais comme dit plus tôt mh, j'préfère m'affranchir de cette solitude redondante pour occuper mon temps autrement. Un peu de sociabilité ça m'fera pas de mal, puis cette fille a pas l'air trop chiante ni trop prise de tête, alors ça devrait le faire. J'espère.

Je regarde la suite des affrontements, debout au milieu de ces personnes exaltées pour un rien, en laissant balader mes yeux sur l'écran pour surveiller l'avancée de mon inconnue et spéculer sur les finalistes. On s'occupe comme on peut, ouais. Le temps passe et, si j'ai réussi à être attentif quelques dizaines de minutes, mon intérêt s'est vite étiolé pour laisser place à une lassitude sans nom. J'm'assois, à même le sol, j'ignore le froid et les autres, j'attends que le temps passe et Dieu que c'est long. La finale arrive, elle happe mon attention le temps de quelques minutes, assez longtemps en tout cas pour constater que le combat est serré, et qu'il se clôture sur la victoire d'un total inconnu au bataillon, visiblement fier de son exploit.

Je fais la moue.
Je suis déçu, ouais.

Pourtant je me relève puis vais rejoindre la demi-finaliste à la sortie de la scène et de l'espace réservé aux participants. Elle m'adresse un sourire, j'y réponds par un regard blasé, la tête penchée sur le côté.

Bon, le deal tient toujours, hein. Donc accompagne-moi à la salle  d’arcade, que j’reparte à l’internat avec au moins un truc…  

Ça doit être frustrant quand même, de perdre si près du but. Mais vous savez hein, moi et la compassion ça fait deux, alors c'est sans surprise que j'éclate de rire, me moquant ouvertement de sa défaite. Je me console comme je peux ouais, moi j'ai perdu comme le débutant que je suis , et j'suis sorti de la scène avec mon ego sous le bras. Alors laissez-moi profiter de l'instant, nan mais ho.

D'aaaaccord. On va essayer d'te faire oublier cette immeeense défaite.

Mon hilarité calmée, mais le sourire moqueur placardé sur mes lèvres, je lui fais signe de me suivre. Il est temps de s'extirper de ce trop-plein de monde, de cette populace attroupée grossièrement et de cette foule d'abrutis qui acclame le gagnant d'un exploit virtuel. J'en ai assez vu, j'en ai assez fait.

Je bouscule sans aucune gêne les gens qui se mettent sur mon passage, il y a plus de monde qu'à l'accoutumée et je n'aime pas trop ça je t'avoue. Pas que je sois agoraphobe ou un truc du genre, mais disons que ma misanthropie et mon tempérament de solitaire qui me colle à la peau ont vite fait d'avoir raison de mes élans de sociabilité. Quand ya trop de monde, je m'énerve vite J'perds patience, j'grogne à tout va et celui qui a le malheur de me heurter, même involontairement, bah il se prend un coup de boule. Réflexe. C'est pas vraiment quelque chose que je contrôle, alors si je veux rester le gentil petit Logan sociable et de sortie, autant quitter ce carcan frétillant de bipèdes agaçants.

Il me faut quelques minutes pour me frayer un chemin jusqu'aux limites de la place Kiku. Je me retourne, afin de vérifier que la Miss Inconnue ne s'est pas perdue en route, et lui lance finalement d'un air nonchalant :

Bon, j'sais pas où elle est ta salle d'arcade donc je t'emboîte le pas, hein.

Pas de présentation, pas de prénom révélé ; j'ai pas besoin de ça pour passer du temps avec quelqu'un. Qu'importe ce qui nous définit après tout, l'important c'est ce que nous sommes, n'est-ce pas ?


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mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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