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 On frappe à ma porte ? [Logan]

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MessageSujet: On frappe à ma porte ? [Logan]   Sam 11 Fév 2017 - 22:33

Tout c’était plus ou moins bien passé depuis mon arrivé au Japon. J’avais rapidement réussit à acquérir un appartement et je m’étais remis à travailler, comme ce soir précis. La nuit était déjà tombée et j’étais en train de régler quelques affaires sur mon ordinateur.

L’appartement se composait d’une pièce principale d’une taille raisonnable, meublée d’un canapé servant aussi de table et du lit. Au-dessus, la fenêtre donnait sur une rue relativement peu fréquentée, et dans l’angle opposé il y avait un large bureau sur lequel étaient méticuleusement classé des ordinateurs avec pour chacun une panoplie d’écrans, de souris et de claviers ainsi que quelques pièces détachées qui traînaient çà et là. Si le Japon avait bien un atout charme c’était sans aucun doute leurs magasins d’informatique. Un vrai paradis, j’aurais pu y passer toute ma vie. En arrivant ici tout racheter était la première chose de laquelle je m’étais occupé, puisque j’avais laissé tout mon ancien matériel derrière moi, à Madrid. C’était trop encombrant à transporter et il y avait des risques qu’on me retrouve alors j’avais préféré tout abandonner. Maintenant que tout était en place je pouvais enfin travailler dans des conditions optimales. J’avais également investit dans un siège de bureau dernière génération.

Le reste de l’appartement paraissait plutôt vide parce qu’en fait il ne contenait rien de plus que ce que j’ai décrit. Pas parce que je n’avais pas assez d’argent pour m’acheter des meubles comme c’était le cas au début quand j’étais tout juste arrivé, disons que je reportais toujours ça à plus tard, puisque j’étais loin d’être enchanté à l’idée d’aller passer une après-midi à choisir des meubles. En plus c’était lourd et chiant à transporter puis surtout ça prenait du temps. La salle de bain et la cuisine était on ne peut plus banales par rapport aux standards ce genre d’immeuble, de taille juste suffisante pour circuler. A noter tout de même que le frigo était presque exclusivement remplis de bières ou de boissons énergisantes comme les japonais savent si bien vous les vendre dans leurs distributeurs automatiques et la bouffe se résumait à quelques paquets de chips ou de gâteaux. Quand j’avais envie d’un vrai repas, j’allais manger à l’extérieur. Encore une fois, optimisation du temps et peu d’envie de fournir des efforts de ma part. Pour l’instant cela me convenait, je pourrai toujours changer d’avis à l’avenir.

J’avais tendance à être discret dans mon immeuble, pourtant en majorité habité par des jeunes de mon âge. Surtout parce que mon appartement n’était pas prêt à recevoir d’honnête citoyens dans l’état où il était actuellement. Imaginez-vous, découvrir que votre voisin que vous pensiez être un simple étudiant vive dans un appartement meublé uniquement d’un canapé et de matériel informatique, il y avait de quoi se poser des questions. De toute façon  ce n’est pas comme si j’avais l’intention de recevoir qui que ce soit dans l’immédiat.
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MessageSujet: Re: On frappe à ma porte ? [Logan]   Mar 14 Fév 2017 - 17:50


La nuit est tombée trop vite sur nos districts. Elle m'a pris au dépourvu alors que je déambulais dans les rues tranquilles de Koyane, clôturant mon repérage des lieux pour un contrat que j'devais effectuer. Tracer les habitudes d'un p'tit riche de merde, encore un de ces péteux se croyant tout permis, sans savoir que dans l'ombre les autres agissent, sévissent en silence pour mettre fin à des existences. Comme ça. On ôte une vie contre de l'argent, on intimide, tabasse, protège... On mène une vie facile, nous, les tueurs à gages. Certains pourraient croire que c'est une espèce répandue, qu'il y a plein de gars prêts à faire le sale boulot, que ça grouille et regorge de partout comme des parasites, une sorte de virus instoppable. À tel point que l'offre est plus forte que la demande et que les prix gèlent. Et bah non. Y'a que dans les films d'actions que tu vois des conneries pareilles. Les tueurs à gages sont rares. Les prix sont élevés. La mafia n'engage que les plus expérimentés. On n’est pas emmerdé par la concurrence, on est sollicité de partout et nos clients nous déroulent le tapis rouge, ils prennent soin de nous parce qu'ils raffolent des électrons libres. Intraçables. Indomptables. On se fait des potes partout, le chef des Yakuzas nous paye des bières à côté de ses sbires pas rassurés du tout. C'est un "métier" cool parce que rares sont ceux qui acceptent de tremper leurs mains dans le sang et la boue. Rares sont ceux qui ont des élans de psychopathie avancés et un goût prononcé pour le morbide.

Le gentil guitariste que j'étais a bien changé, vous dites ? Foutaises.
J'ai toujours été particulièrement à l'aise avec un flingue dans les mimines. J'ai toujours éclaté des gueules, cassé des dents, brisé des os et enlacé maintes et maintes fois les courbes d'un cou pour l'étrangler. J'suis imprévisible, impulsif, j'ai des furieux accès de colère, j'suis monstrueusement instable comme type, ouais. À Londres, c'était moi qu'on envoyait pour foutre un bordel cataclysmique dans les gangs. J'avais peur de rien, intrépide, totalement inconscient, j'explosais d'un rire enfantin quand j'entendais les déflagrations que j'causais dans des entrepôts sordides.

Mon smartphone vibre, m'extirpant de mes introspections redondantes. Je cille lentement, et enfouis alors une de mes mains dans la poche arrière de mon jean, pour me saisir de l'appareil. Je fais glisser mon pouce sur l'écran tactile afin de le déverrouiller, et prends connaissance de mes nouveaux messages.

" Hé, quand est-ce que le loup sortira de sa tanière ? On t'attend.. à moins que. T'as autre chose à faire ? Réponds-moi s'il te plaît. "

Je soupire, du bout des lèvres, la main qui s'égare dans ma chevelure en bataille. Encore ce connard qui m'prend pour son pote. C'est toujours la classe d'avoir un collègue tueur à gages quand on est dans le crime organisé. Ça fait sérieux. On monte les échelons plus vite. Pauvre raclure.

Je ne lui réponds pas. J'ai effectivement autre chose à faire.
De toute manière, il cessera de me contacter lorsqu'il réalisera que je me sers de lui.

Je range le portable dans ma poche arrière, à sa place initiale, et lève les yeux vers le ciel orageux. Un pincement de lèvres perplexe et puis mes jambes qui amorcent une marche rapide ; les nuages sont particulièrement menaçants et je n'ai pas vraiment envie de subir ce déluge imminent. Autant ne pas perdre de temps. Par habitude, je viens mettre ma capuche et dissimuler mes mains dans les poches de mon sweat à zip bordeaux, trop grand pour moi évidemment. Le rythme de mes foulées est vif, régulier, mon regard est rivé sur le sol que je piétine, j'ai un air de blasé ultime placardé sur ma face hâlée et des soupirs agacés qui s'échouent sur mes lèvres. Et pour cause, la personne que je vais voir m'insupporte au plus haut point.

Il s'appelle Yoann. Et il est typiquement le genre de gars qui m'fait péter des câbles. Toujours en train de déblatérer des diatribes inutiles, à t'ensevelir sous une avalanche de mots pour t'faire perdre le fil, pour mieux te manipuler avec son p'tit sourire hypocrite de merde. Il est là, présent, ne te lâche pas, s'impose à toi et puis... d'un coup il disparaît. Et j'ai horreur de ça. Je n'accepte pas que l'on se joue de moi.

Les minutes passent, j'accélère le pas quand j'entends le tonnerre gronder juste au-dessus de moi, et arrive in extremis devant l'immeuble de cette pourriture sur pattes. Machinalement, je retire ma capuche et jette un oeil autour de moi, pour m'assurer qu'on ne me suit pas. La prudence est de rigueur quand on sort de Koyane. N'importe qui peut se sentir pousser des ailes et t'agresser pour passer le temps. Et j'ai vraiment pas envie d'me faire repérer.

Le froid est mordant et rougit mes joues bronzées, ce qui rend franchement bizarre sur ma gueule. Je me pèle sérieusement le cul et n'attends donc pas plus longtemps pour entrer dans l'immeuble, m'engouffrant instantanément dans la chaleur du hall. Les nuits sont vraiment glaciales, ici.

Je gravis les escaliers sans me presser, songeant que ma colère fera très bien le boulot lorsque je serai devant la porte de cet enfoiré. Ouais, j'suis calme mais je sais que ça va pas durer. Dehors, j'entends les premières gouttes de pluie s'écraser sur le bitume, et j'suis alors bien content d'avoir été rapide dans ma marche.

Une fois arrivé devant la fameuse porte, je me fige un instant. Je recule un peu, le plus calmement du monde et affublé d'une gestuelle lente, blasée au possible. Et puis tout naturellement, dans un mouvement qui me paraît tout à fait banal, je viens donner un coup de pied hargneux contre la porte, comme si je shootais dans un ballon de foot. Ça fait un boucan monstre, le mur tremble, mais rien à foutre : je réitère le geste une deuxième fois, beaucoup plus fort, beaucoup plus violemment.

Ouvre-moi, sinon je défonce la porte et ta sale gueule de raclure, accessoirement.

Et ma voix grave qui s'élève, comme un grondement rauque, gonflé d'une colère froide.


~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~

mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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MessageSujet: Re: On frappe à ma porte ? [Logan]   Mer 22 Fév 2017 - 17:36

Alors que l’heure tournait, un boucan soudain me fit sursauter, brisant ma concentration. Je ne compris pas tout de suite qu’il s’agissait d’une manière de frapper à ma porte puisque si des pétards avaient éclaté dans le couloir le bruit n’aurait surement pas été pire. Ce n’est que quand une voix s’éleva de derrière le mur que je compris de quoi il en retournait. Évidemment, j’aurais reconnu ce ton de rebelle contrarié entre tous.
Enchanté à l’idée de voir un peu d’animation, je me levai pour lui ouvrir grand ma porte et l’accueillir d’un ton mielleux.

« Oh mais c’est mon Logan, tu vas réveiller tout l’immeuble, entre ! »

Je fermai la porte derrière lui sans aucune délicatesse malgré ce que je venais de dire et sourit.

« Pas la peine de me menacer tu sais, tu es toujours le bienvenu ici ! »

Il était évident qu’il était en colère. Si ça ne se voyait pas immédiatement sur son visage ça crevait les yeux dans sa voix et dans ses gestes. Il s’en était tout de même prit à une porte innocente. Et lorsqu’il était comme ça, j’avais juste envie de le pousser encore plus loin. Ce n’était pas compliqué à faire, il était très réactif à la provocation et le résultat était toujours divertissant. Je l’avais rencontré il y a quelques mois, son petit air de racaille en perdition m’avait tout de suite plu et lorsque j’avais appris son activité je ne l’avais plus lâché. C’était pratique d’avoir ce genre de contact alors j’avais sauté sur l’occasion. Il était amusant et utile c’était tout ce que je lui demandais. Alors j’avais peut-être omis de lui donner des nouvelles ou même de lui répondre ces derniers temps. En partie parce que j’étais occupé mais surtout dans l’attente ce moment précis, puisque je savais pertinemment qu’il m’en voudrait et que ça promettait un bon moment. De belles retrouvailles n’est-ce pas ?

« Fais comme chez toi. »

Je m’éloignai un peu de lui pour me rasseoir à mon bureau. Il ne pouvait pas faire grand-chose en fait, puisque ma pièce était vide mais ça ne m’empêchait pas de sourire l’air de rien, guettant la moindre de ses réactions pour ne pas en perdre une miette.

« Alors, qu’est-ce qui t’amènes ? Tu n’es pas là pour me tuer j’espère ?! »

Je pris un air faussement apeuré, conscient que c’était improbable vu la discrétion dont il venait de faire preuve. Tout l’immeuble était témoin, ici les murs étaient plus fins que des feuilles de papier. De plus j’avais confiance en les précautions que j’avais prises pour tout ce que j’avais accompli jusqu’ici. Logan ne ferait rien de dangereux… Ou il ne serait pas payé pour le faire en tout cas.
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MessageSujet: Re: On frappe à ma porte ? [Logan]   Ven 24 Fév 2017 - 16:55


La porte s'ouvre sur des paroles hypocrites que j'exècre au plus haut point. Non mais steuplaît, rien que de voir sa gueule de merde ça me donne des pulsions meurtrières. J'exagère à peine car même le timbre de sa voix m'arrache un sombre frémissement, et je dois alors faire preuve d'un self-control monstrueux pour ne pas lui exploser la mâchoire à coup d'uppercut hargneux. Pourtant, sur le moment, je songe à mille et une façons de le tuer, là, sur-le-champ. Et je dois avouer que penser à la silhouette de Yoann, enduite d’acide chlorhydrique, et d'imaginer si distinctement ses plaintes étouffées me plonge dans un calme froid. Un calme factice car la colère est juste passée en arrière-plan, étouffée par des pensées plus réjouissantes encore que la figure intacte d'une raclure qui me fait face sur l'instant. C'est donc presque serein que j'entre chez lui, ma psychée remplie de clichés sanglants et de cris brisés de désespoir, ainsi qu'affublé d'un rictus mauvais relevant, avec subtilité, la commissure de mes lèvres.

Pas la peine de me menacer tu sais, tu es toujours le bienvenu ici !

Ben voyons. Ce type, j'peux pas le saquer, et j'sais bien que c'est réciproque. Il est là, caché derrière ses quelques écrans d'ordinateur, avec son sourire stupide et il croit que grimper à des murs suffit à assurer sa survie quand il met les pieds à Inazami. Notre relation se résume à des coups bas successifs et réguliers, lui comme moi se servant de l'autre pour assurer nos propres intérêts. Ça aurait pu rester une alliance aussi banale que celle-ci si je n'avais pas un tempérament aussi tempétueux. Je t'avoue que je n'apprécie pas trop cette manie qu'il a de couper les ponts, comme ça, sans raison. Ça ne se limite pas qu'à cette crevure, d'ailleurs. J'ai... Aehm, j'ai beaucoup de mal à cautionner que les gens se permettent de partir de ma vie, de s'extirper de mon quotidien avec une désinvolture répugnante, m'abandonnant comme on délaisse un objet devenu désuet. Je prends tout éloignement prompt comme un abandon. Et l'orphelin que je suis ne le supporte pas. Jake l'a compris et, afin d'éviter que je vienne lui arracher la gueule ou bien que les éclats de nos voix se fassent entendre dans tout Amai, il prend soin de me contacter régulièrement. C'est le seul type à qui je fais confiance ; il en a tellement bavé pour la mériter que je ne lui ferais pas l'affront de douter de lui, ne serait-ce qu'une seule et dérisoire seconde. Par contre, Yoann fait partie de ces pourritures qui s'accrochent comme des sangsues à ta routine, pour s'en détacher lorsque tu t'es accommodé de leur présence.

Alors, qu’est-ce qui t’amènes ? Tu n’es pas là pour me tuer j’espère ?!

Je reste debout, les bras croisés, le regard rivé sur sa personne. Si mes yeux pouvaient lancer des éclairs, je l'aurais foudroyé une bonne douzaine de fois. On aurait vu son corps se soulever et s'abaisser dans des spasmes grotesques, son visage paralysé dans une moue hilarante tant les volts joueraient avec son système nerveux. Pourtant c'est moi qui actuellement, sens une doucereuse tension dans mes synapses, qui vient m'oppresser jusque dans mes muscles et vient se loger au creux de mon ventre. J'ai envie de cogner. Si je me laissais aller, là, tout de suite, je me jetterais sur lui pour le pulvériser, et faire pleuvoir les coups jusqu'à ce que j'entende quelque chose se briser. Ses os, sa voix, sa... dignité.

Ma main vient se perdre un instant dans ma chevelure ébène, tentant de refréner le frémissement nerveux qui me parcourt à cet instant. J'ai de plus en plus de mal à me contrôler. Ces élans sadiques s'emparent de moi de plus en plus fréquemment, ils s'insinuent en moi et attaquent ma raison, dans un assaut séditieux. J'encaisse tout ça de front, la plupart du temps sans broncher. Mais parfois je n'ai pas envie de résister. Parfois j'ai juste envie de rompre mes chaînes et de me défouler. Sur quelqu'un. N'importe qui. Peu importe l'individu, tant que ça suffit à soulager ma haine, à m'apaiser un peu.

On ne me paye pas pour tuer des rats.

J'aurais pu venir le tuer par simple envie, mais je pars du principe qu'on ne mélange pas le boulot et les loisirs. Un meurtre infondé et inutile ferait tache dans mon CV. Inutile de s'égarer en meurtres irréfléchis. Cependant, l'irrésistible envie de lui en coller une, ne serait-ce que pour me soulager, me titille affreusement. Non mais regardez-le, tranquillement assis à son bureau, en me toisant comme s'il attendait que je me mette à geindre tel un enfant. C'est à vomir. Ce type est à vomir, de toute façon.

Je m'avance vers Yoann, le plus calmement du monde, et lui fait face le temps d'égrener quelques secondes de silence.
Elles passent, avec lenteur, et puis tout s'accélère. Je serre le poing droit, et le lui envoie violemment dans la figure, cognant avec toute la hargne et la rage qui m'anime en cet instant, heurtant son visage avec une virulence sidérante. Le choc est rude et mes phalanges s'engourdissent sous l'impact mais ça a le mérite de me soulager instantanément. Ça fait un bien fou, putain ! J'pense que ça s'entend, vu le soupir satisfait que j'expire juste après, alors que je rouvre doucement ma main.

J'suis venu pour ça, j'avais besoin d'un punching-ball.

Et puis j'fais comme chez moi, allant fouiller dans son frigo pour lui chourer une bière. Je l'ouvre, me baladant chez lui avec nonchalance, comme si ouais, j'étais dans mon p'tit appart'. À la seule différence que le mien est plus rempli que ce taudis. J'me demande s'il laisse ça vide parce qu'il n'a aucune personnalité, et qu'il serait incapable de se décider sur quel meuble prendre ou comment optimiser le peu de place qu'il a. Ou alors, il ne compte pas rester longtemps ici. Je sais pas et je m'en branle, à vrai dire. Buvant une gorgée de ma bière, je lui refais face, toujours aussi menaçant. Ma démarche n'a rien de sympathique et je risque très certainement de lui décocher quelques coups supplémentaires, juste histoire de décompresser tu vois ?

J'viens aussi te rappeler que tes silences radio, tu peux te les foutre au cul. J'suis pas un jouet qu'on jette après utilisation, quand bien même tu penserais le contraire. Disparais encore comme ça et j'reviendrais pour te buter. Parce que j'aime vraiment pas quand on se fout de ma gueule.

Et dans un ricanement mauvais, j'ajoute :

Ou alors si tu veux disparaître, t'as intérêt à faire en sorte que j'puisse pas te retrouver.

~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~♦~

mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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