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 La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]

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MessageSujet: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Mar 14 Mar 2017 - 17:29

Oh, how odd it is to socialize.
Au début tout était parti de rien. D’ailleurs, sa journée d’avant n’avait même pas été si extraordinaire que ça. Edgar avait simplement été en cours, fait les quelques choses qu’il avait à faire en dehors du lycée une fois les classes terminées, des courses pour remplir sa réserve de bonbons et autre gâteaux, dépensé, certes, peut-être un peu trop dans de nouveaux vêtements (mais il fallait le comprendre il n’avait pas de petit haut vichy lilas, ni la dizaine de paires de chaussettes à froufrous, ou les huit différents shorts qu’il avait déniché au même endroit, véritable drame.), pris un bubble tea sur le chemin, fini en moins d’une heure le ménage dans tous le coin de la chambre qu’il partageait, et achevé ses devoirs et ses quelques révisions en temps et en heure. Avant d’éteindre la lumière et d’allumer sa petite veilleuse habituelle, il avait même eu le luxe de pouvoir lire un livre.

Comme dit plutôt, d’ailleurs, tout ça n’avait commencé de rien. Aucun rêve après s’être endormi, rien. Puis soudainement après ce qui lui semblait avoir été une éternité de repos dans un vide complet, il s’était retrouvé planté au milieu d’une foule de... choses ? Vu qu’il n’y voyait strictement rien, il ne pouvait pas décrire ce qu’il ressentait exactement. Mais ces choses étaient bien là. A le chahuter dans tous les sens, à l’insulter quand il se faisait bousculer. Parfois il pouvait jurer entendre la voix de sa mère, très loin. Elle était indicible, alors il ne tentait pas de comprendre. A quoi bon, il savait déjà ce qu’elle voulait lui dire. Puis après un autre moment de blackout, il se retrouvait entrain d’éborgner son grand frère, à multiple reprises. Ce qui l’avait fait se réveiller en sursaut. En réalité, ce genre de rêve n’était pas anodin. Si ce n’était même le cauchemar le plus récurrent qu’il avait depuis des années. La seule chose de différente, c’était qu’hier soir, en allant se coucher, il avait oublié ses anxiolytiques. Non pas parce qu'il n'avait pas voulu les prendre, mais parce qu'il avait été trop épuisé en allant se coucher pour y penser. Mais aussi, qu’au réveil, sa veilleuse s’éteignant automatiquement après deux heures de fonction, il se retrouvait dans le noir complet, et bien entendu pour ne rien arranger il endurait en prime une paralysie du sommeil.

C'était donc un assez gros euphémisme de dire qu’après avoir entendu, ressenti, et vu des ombres à l’apparence effrayante lui couper la respiration en se couchant sur son torse ou remonter sur le lit petit à petit pour se pencher au-dessus de ses yeux grands ouverts, Edgar était dans un état proche de la crise de nerf quand il réussit enfin à complètement réveiller ses membres et allumer d’un geste vif sa lampe de chevet. Malheureusement, rien n’y faisait. Il regardait partout autour de lui pour trouver la moindre trace d’ombre démoniaque et malfaisante, haletait au point de quasiment hyperventiler, se sentait oppressé de tous les côtés, et tentait de retenir sans grand succès les larmes qui coulaient à flot sur son visage. Il n’arrivait pas à se calmer. Et n’y arriverait pas avant de tomber d’épuisement, ou de rouler en boule sous sa couette et mourir d’asphyxie parce qu’aller chercher de l’air à la surface était trop dangereux. C’était donc en désespoir de cause que cinq minutes de non calme plus tard, et après avoir enfilé ses petits chaussons, et un déshabillé au-dessus de sa chemise de nuit parce qu’il faisait un peu froid hors de la couette, il tituba à moitié sur les sept mètres le séparant de son colocataire.

C’était une chose qu’Eddy détestait faire ça. Réveiller les gens, ou même socialiser en général. Déranger quelqu’un pour une crise qui était sa responsabilité propre ne l’enchantait jamais, surtout quand la personne qu’il devait déranger et bien… il ne la connaissait pas des masses. Ce n’est pas qu’il n’aimait pas Alix, loin de là, mais n’ayant jamais fait plus d’efforts que ça pour devenir copains malgré leur proximité un peu forcé au vu du fait qu'ils partageaient le même club, la même année, et la même chambre. Comme si le destin voulait absolument forcé Edgar à se créer des amis, pfrt la bonne blague. Il avait juste assez confiance en lui pour savoir qu’il n’allait sans doute pas se moquer s’il finissait comme ce soir dans un état plus que lamentable. L'envoyer chier, il n'en était pas moins sûr, parce qu'il était deux heure du matin quand même, mais a cas désespéré, mesures désespérées.

« A-Al…Alix… ? »

Il l’avait appelé. D’une voix qui ne semblait pas être la sienne tant elle s’était étouffée sur elle-même entre les larmes ravalées et le souffle court. Sans doute la première fois en trois ans qu’il utilisait son prénom d’ailleurs, Wood c’était plus simple à dire proprement. D’une main qu’il remarquait elle aussi être complètement chevrotante, il se força à secouer le jeune homme par l’épaule. Le petit brun se permis de s’asseoir sur le bord du lit après avoir senti que ses jambes ne le tiendraient plus debout très longtemps, recommençant à sangloter comme un gamin de cinq ans en essuyant tant bien que mal ses yeux de sa manche. Ah. Ca allait être drôle.

« R-R…Réveil to-toi s’il te p…laît… »

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MessageSujet: Re: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Mar 14 Mar 2017 - 18:31

La nuit est moins longue autour d'un kitkat.

J'avais passé une journée longue et éprouvante en cours mais je m'étais réconforté le soir en passant à cette petite librairie que je ne connaissais que trop bien et pour cause, j'y allais au moins une fois par semaine. J'avais parcouru tous les rayons un à un et j'étais tombé sur la perle rare : Un recueil de poèmes de Verlaine. Et pas n'importe lequel en plus, les romances sans paroles, excusez du peu. J'étais passé en caisse. Je l'avais eu pour trois fois rien. Ce petit détail ne faisait qu'augmenter mon bonheur d'autant plus que je constatais qu'il me restait assez de monnaie pour me payer une glace du coup.

Je me promenais donc dans le parc avec mon nouvel achat sous le bras avant de me prendre une glace coco pistache et de m'asseoir un peu sur un banc. Il y avait une légère brise, une belle teinte rosée dans le ciel et surtout le magnifique chant des oiseaux pour me tenir compagnie. J'avais largement rentabilisé ma journée de souffrance en cours. Quand ma glace fut terminée et deux ou trois poèmes lus, je décidais de rentrer au dortoir.

J'étais assez heureux de retrouver ma chambre et de m'asseoir sur mon lit. Edgar était déjà là et il faisait le ménage. Dans ces moments là je me sentais toujours un peu mal à l'aise. J'avais l'impression de l'exploiter alors que non pas du tout. Je n'étais jamais là quand il le faisait en général et quand j'étais là et lui non c'était toujours excessivement propre.

Alors je lisais. Je me perdais dans les figures de styles et les rimes poétiques de Verlaine. J'étais dans un autre monde, sur une autre planète, dans un autre système solaire. C'était tellement bon de lire quelque chose de la sorte. Il avait tellement de talent. Tellement de style. Je pouvais passer ma vie à me perdre dans ses écrits alors que ce n'était même pas mon poète préféré pour tout dire. Puis lire du français, ça me rappelait ma vie et mon pays d'origine. C'était bon de faire un retour aux sources de temps à autre.

Quand mon colocataire se couchait je lui souhaitais poliment bonne nuit et je continuais à lire un peu à faible lumière. Très faible. Je n'aimais pas vraiment m'endormir avant les autres. Enfin... Dans les rares moments où je dormais avec quelqu'un. Aussi, quand je fus certain qu'il dormait, je posais mon livre, éteignais ma lumière et fermais les yeux. Les vers que je venais de lire résonnaient encore dans ma tête me berçant doucement et m'accompagnant dans un sommeil des plus profonds.

Je rêvais à un pré. Un pré gigantesque avec juste un arbre planté au milieu. Une odeur divine provenait de là. Des fruits juteux poussaient sur ses branches à cet arbre. Je m'installais en dessous et me délectais d'un de ces fruits au gout acide et sucré en même temps. C'était très contradictoire, étrange et indescriptible. Mais quelque chose venait perturber mon rêve. Une voix... Lointaine... Qui m'appelait...

A-Al…Alix…  ?

La personne semblait dans un trouble sans fin. Je sentais qu'elle avait besoin de mon aide et vite. Je me levais et courrais encore et encore plus très vite le décor se mit à bouger comme si je me faisais secouer.

R-R…Réveil to-toi s’il te p…laît…

J'ouvrais doucement mes yeux qui papillonnaient avant de bâiller bruyamment et de regarder mon camarade par-dessus mon épaule qu'il tenait encore.

Edgar... Mais enfin, qu'est-ce que tu as ?

Je me redressais et je posais ma main sur son épaule après avoir allumé ma lampe de chevet. Il avait le visage couvert de larme et on pouvait voir de la peur dans ses yeux. Il me faisait tellement de peine que j'en oubliais l'heure et le fait qu'il m'avait réveillé. J'étais inquiet sur lui. Je le tirais vers moi pour qu'il soit un peu mieux assis sur le lit et sortais un mouchoir de ma table de chevet que je lui tendais.

Tu as fait un cauchemar pas vrai ?

Quelle question bête. C'était évident qu'il en avait fait un non mais franchement. En réalité je ne savais pas vraiment comment réagir. Alors je me contentais de frotter gentiment son dos avec la paume de ma main. Maman faisait ça pour moi autrefois et j'en gardais un souvenir réconfortant alors ça devrait le faire pour lui aussi non ?
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MessageSujet: Re: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Mar 14 Mar 2017 - 20:45

Oh, how odd it is to socialize.
Un bâillement ? C’était un bon début. Et puis le jeune homme semblait émerger aussi. Ce qui en sois rassurait déjà un peu Edgar de voir qu’il était hors de son cauchemar et qu’Alix était bien vivant et bien réel entre ses petits doigts. Non parce que s’il était encore dans une mauvaise création de son cerveau et que son coloc s’était retrouvé être mort, en décomposition ou Dieu savait encore ce que son esprit dans des états pareils pouvait mettre en œuvre pour le faire souffrir, il aurait totalement hurlé même en dormant encore, et au réveil aurait très probablement frappé quiconque n’étant pas son frère s’essayant à s’approcher de trop près. Ce qui faisait beaucoup de gens quand même. Même si c’était de son point de vu également dérangeant que ce qu’il faisait maintenant. Dans les deux cas, des gens sont réveillés pour gérer les problèmes d’Edgar, et ça, ça restera toujours universellement pas bien peu importe la manière d'approché la situation.

Au début son cœur se serra affreusement en entendant la réponse d’Alix. Ce n’était pas une attaque, ou même un reproche, il le savait, mais il le dérangeait. Oui, il le dérangeait définitivement, comment blâmer son pauvre interlocuteur de toute façon ? Lui aussi ne serai certainement pas heureux de se faire tirer de son sommeil en pleine nuit par un névrosé. Et il en venait à pleurer d’autant plus. Maintenant il se sentait coupable, ce qui était déjà le cas, mais ça ne faisait qu’empirer le sentiment. Il savait qu’il allait se faire jeter, c’était une évidence.

« Par…pa…Pardon… J..Je suis-suis vr…vraiment déso…désolé Alix… Je…Je v..va-»

Ou pas. Parce que cette main, là, sur son épaule, semblait plus accueillante qu’autre chose. Sans compter qu’il l’invitait même à mieux se positionner. Et comble de tout il lui tendait un mouchoir. Il ne savait pas réellement s’il était plus sous le choc que reconnaissant face à tant de gentillesse spontanée. Dans les deux cas, il se força à accepter le tissue, pour se moucher grossièrement, et essuyer ses larmes en reniflant. La seule réponse qu’il fut en capacité d’offrir à cette deuxième question fut un vague bruit ressemblant à une approbation ponctué d’un hochement de tête.
Cela lui pris au moins cinq à dix minutes de retrouver un minimum de contenance sans recommencer à pleurer face à la moindre pensée passant dans son esprit ou en ayant osé regarder la silhouette d’Alix sous sa couverture. Mais il y arrivera tant bien que mal, assez grandement aidé par la caresse régulière de son homologue dans le dos qui l’apaisa outre mesure.

« Je… Je m’excuse s-sincèrement Alix… J-je ne voulais pas… te réveiller aussi tard… M-mais… Je… Je-»

Il quoi ? Il n’allait pas réussir à dormir avant, au mieux, le petit matin ? Il allait très probablement recommencer à faire multiples crises de paniques si on le laissait seul dans le silence ? Il allait définitivement recommencer à pleurer et gémir à cause de choses qui n’existait même pas mais qu’il sentait et voyait pourtant partout ? Certes, il pouvait sortir tout ça, ou simplement retirer ses chaussons et se mettre en tailleur pour prendre la main qu’Alix utilisait dans son dos et la serré, à nouveau en guise d’excuse.

« J’…J’ai oublié mes mé-médicament hier soir av-avant d’aller dormir… Al…Alors j’…j’aurai juste b-besoin qu…qu’on discu..cute un peu… en at-attendant que ça p-passe… Si-si ça ne te dér-range pas bien s-sûr… »

C’était tout de suite plus simple et beaucoup moins gênant que de lui énoncer la liste de choses qui allait lui arriver autrement, Edgar était une quiche pour socialiser, certes, mais il n’avait pas pour autant perdu tout sens de tact et de subtilité. Regardant vaguement autour d’eux, autant pour s’ancrer un peu plus dans la réalité que parce qu’il voulait trouver autre chose à dire vu qu’il était un peu celui forçant une conversation incongrue, il finit par reprendre la parole doucement.

« Qu’est-ce-ce que tu as fait, auj-aujourd’hui ? Je… Je t’ai vu ren…rentré avec un-un nouveau li-livre…non ?»

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MessageSujet: Re: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Jeu 16 Mar 2017 - 11:31

La nuit est moins longue autour d'un kitkat.

Quand je l'entendais s'excuser, mon cœur se brisait en un million de petits morceaux. Il me faisait tellement de peine c'était dingue et le pire c'est que c'était sûrement de ma faute. Ce que j'avais dit juste en me réveillant ce n'était pas vraiment chaleureux ni accueillant. Je me sentais vraiment coupable de ne pas avoir pris conscience tout de suite de la gravité de la situation et de la détresse de mon camarade de chambre.

Puis je sentais que lui aussi avait une certaine culpabilité à l'idée de m'avoir réveillé alors qu'il ne devrait pas. Il semblait dans un tel état de panique le pauvre. Je n'osais même pas imaginer quel genre de cauchemar il venait de faire pour en être autant retourné. Je n'aurais sûrement même pas eu la force de me lever à sa place. Je serais resté dans mon lit et je me serais peut-être laissé mourir. C'était à voir. De mon point de vue, qu'il ne partageait sûrement pas à cet instant bien précis, il avait eu du courage pour bouger.

Quand il acceptait mon mouchoir, je ne pus m'empêcher de sourire en le regardant se moucher. Je voulais vraiment qu'il comprenne qu'il ne me dérangeait en aucun cas et qu'il était normal que je sois là pour lui à toute heure même si nous n'étions pas les meilleurs amis du monde. Il était mon camarade de classe et celui qui partageait ma chambre et je l'appréciais. Ainsi, pendant les cinq ou dix minutes qu'il prenait pour se calmer, je continuais de masser gentiment son dos en souriant. Je devais lui offrir une image réconfortante et agréable pour qu'il chasse tout ça loin de son esprit. Quand il s'excusait à nouveau je secouais doucement la tête.

Ce n'est pas grave enfin Edgar ! C'est moi qui m'excuse de t'avoir presque agressé en me réveillant. Je ne voulais vraiment pas... Il m'a fallu un temps d'adaptation un peu trop long tu vois... Puis ça ne me dérange pas bien au contraire. Je suis content de pouvoir t'aider.

J'essayais de rire légèrement pour dissimuler mon malaise mais mes joues qui rougissaient légèrement me trahissaient sans la moindre compassion. Saloperie de corps trop réactif à mes émotions... J'hochais rapidement la tête quand il me demandait de discuter un peu avec lui. J'étais réveillé de toute façon et si ça pouvait l'aider alors j'étais plus que partant bien sûr. Je le voyais regarder autour de nous et quand il me parlait de mon livre je ne pus m'empêcher de tendre le bras pour le saisir avec fierté.

C'est un recueil de poème de Verlaine ! J'aime énormément la poésie française et lui est vraiment bon. J'aimerais beaucoup t'en lire quelques-uns mais... C'est dans la langue originale. Peut-être que je pourrais trouver une traduction ? Oh si j'en trouve une c'est promis je penserais à toi ! Je te la prendrais.

Il fallait que je me calme un peu. Sinon j'allais me retrouver à lui parler pendant des heures et des heures de poésie et je pense qu'il y avait un peu plus intéressant comme sujet.

Sinon... Je suis allé au parc. Et j'ai mangé une glace. Tu aimes ça toi les choses sucrées non ?

Je n'en étais pas tout à fait sûr mais je voulais le détendre et je ne voulais pas parler que de moi. Je voulais le faire penser à autre chose et je voulais qu'il me parle un peu de lui. C'est vrai quoi. On se connaissait depuis pas mal de temps et je ne savais pas grand-chose finalement. Sûrement parce que nous étions nul en sociabilisation tous les deux. Mais ce soir je n'avais pas le choix. Il fallait que je cause. Il fallait que je le fasse pour lui.
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MessageSujet: Re: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Sam 18 Mar 2017 - 4:29

Oh, how odd it is to socialize.
En fait c’était agréable, honnêtement agréable. Il ne voulait pas se sentir trop en confiance, bien que cela sois la chose dont il avait le plus besoin actuellement, mais même s’il restait sur ses gardes si jamais il avait le malheur de dire une bêtise et de devoir rapidement battre en retraite sous ses draps, cette sensation de confort n’était pas du tout déplaisante. Sa morve, un peu plus, certes, mais il avait toujours l’option de prendre cinq autres mouchoirs pour ne pas en mettre partout au lieu de s’en plaindre. Et puis, en fait, Alix était vraiment très gentil, plus gentil qu’il n’aurait pu l’imaginer, même s’il n’osait pas imaginer grand-chose d’une personne qu’il ne tentait pas de connaître. A tort en plus. Parce qu’après l’avoir rassuré de manière vraiment efficace, au point de lui tirer un petit sourire entre deux derniers hoquets de panique envolée, et un mouchoir de plus froissé contre ses joues humides, voilà qu’il lui parlait poésie française. Ce n’est pas comme si Edgar devait être surpris, ou qu’il l’était, il connaissait vaguement les origines de son colocataire et connaissait aussi son penchant pour la littérature, mais en entendre parler dans une situation aussi… Privée était réellement différente. Il osa même attraper le livre du bout des doigts une fois à sa porter, pour l’effleurer comme un trésor.

« Ah… C’est... C’est vrai qu’on a jamais... vrai-vraiment discuté de ç-ça… En…En fait je par-parle français… »

Autant amener la discussion qu’il avait débuté quelque part. En parlant de lui, certes, ce n’était pas la chose la plus polie à faire, mais c’était mieux que rester la bouche en o comme une carpe morte sur le bord d’une route. Il se permis après un instant de l'ouvrir avec toujours autant de précaution, feuilletant l'ouvrage sans vraiment lire les quelques vers attrapant son regard. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas tenu entre ses mains autre chose que les cinq ou six recueilles personnels qu’il avait ramené d’Angleterre.

« T-tu vas… sans doute trouver ça b-bête… Je-je l’ai appris quand j’av-vais treize ans… Pour pouvoi-voir lire du Baudelaire… J-J’étais déjà fan de Poe et-et on m’-m’a dit que ça me plairait aussi… Mais je ne voulais pas de tra-traducti-ion. »

Un jour il allait pouvoir apprendre à parler sans bégayer, aussi, ça serait nettement moins irritant pour les oreilles de tout le monde. Même si Verlaine n’avait jamais été un poète qu’il portait dans son cœur Edgar ne put s'empêcher de légèrement rire à la simple réalisation de cette quasi coïncidence de goûts qu’il partageait avec le jeune français.

« L’u-L’un de mes po-poètes favoris, toutes lan-langue confondues… C’est Arthur Rimbaud… J’ai-J’ai toujours au-au moins un de ses recueille su-sur moi, j’ai aussi beaucoup de biographies sur lui en An-Angleterre... D’ailleurs… Son histoire avec Verlaine m’a toujours… b-beaucoup fasciné…»

Il n’osa pas aller beaucoup plus loin dans ses dires. Déjà parce que c’était toujours assez épineux de parler d’une relation homosexuelle avec qui que ce soit, d'autant plus à de quasi inconnu, et surtout parce que très peu de gens pouvaient comprendre la fascination presque morbide qu’Edgar pouvait ressentir envers cette amour toxique et complètement destructeur. Lui-même ne savait pas spécialement pourquoi il l’aimait autant. Peut-être la sensation de pouvoir relater à quelqu’un, quelque part, dans l’histoire, aussi profondément. Peut-être le besoin de se faire du mal dicté par son subconscient en lisant et relisant les quelques lettres ayant fait surfaces du peu de jours avant que Verlaine ne tire sur Rimbaud, se disant qu’a un moment de sa vie, peut-être se retrouverait-il dans la même situation, à détruire de la même façon un amant ne le désirant plus. Peu importe la raison, Il ne comptait pas s’étaler sur le sujet, sans compter qu’Alix le changea rapidement, pour quelque chose de nettement plus léger.

« Les choses sucrés ? Oui, j’aime b-beaucoup ça. Je suis allé r-remplir ma ré-réserve en ville, aujourd-d’hui. C’e-C’est bête on aurait peu-peut-être p-pu se croisés…»

Se sentant finalement assez stable pour faire à nouveau sept mètre, Edgar se redressa du lit en tentant de ne pas tomber au premier mètre. Bon. Bon bon bon. Peut-être que finalement essayer de marcher n’était pas une si bonne idée que ça. Sans compter qu’il était certain d’avoir vu une ombre l’attendre, là, derrière son lit, et une autre rire de lui, juste au coin de son oeil. Il dû se motiver pendant une bonne minute pour ne pas faire marche arrière de suite, il devait déjà être assez ridicule comme ça, puis c’était trop tard, il était debout. Il brava donc son esprit voulant absolument le rendre parano de tout en marchant à très vive allure vers son coin de la chambre. Il accéléra ses mouvements surtout en fourrant ses mains sous son lit, tremblant comme un enfant de cinq ans terrifié d’y trouver un monstre (ce qui était le cas). Après tant de courage, de regret, et en temps réel à peine deux minutes qui lui semblaient avoir été deux siècles, il revint à très grand pas les bras chargés d’une boîte. Faisant facilement le double de sa tête, et remplie à ras bord de sucreries. Edgar la déposa avec autant de délicatesse que possible le carton entre sa place regagné et celle d’Alix, fouillant déjà l’intérieur pour trouver lui-même ce qu’il allait grignoter comme remontant.

« Qu-qu’est-ce que tu pré-préfères, Alix ? J…J’ai un peu de t-tout. Beaucoup de chose au chocol-lat, au raisin. Et au m-matcha, aussi. »

Sortant pour lui-même une barre de céréale pour enfant, il poussa un peu son butin vers son colocataire, en osant lever les yeux à quelques centimètres au-dessus de son torse, regardant tout bas ses épaules en grignotant déjà. Il ne savait déjà plus de quoi parler. Merveilleux. Non vraiment, que quelqu’un le tue, là, tout de suite, dans l’immédiat, avant qu’il ne termine par s’embarrasser au point de vouloir déménager au Tibet et ne plus jamais refaire surface. Sans compter que les seuls choses qu’il voulait dire, c’était encore des excuses, et s’excuser indéfiniment n’allait les mener nulle part, et certainement pas lui changer les idées de quoi que ce soit.

« Qui-Qui est-ce qu-que tu aimes d’autres, co-comme auteurs- ou c-comme livre- ou-ou poésies ? »


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MessageSujet: Re: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Sam 18 Mar 2017 - 17:02

La nuit est moins longue autour d'un kitkat.

Comment avais-je pu passer autant de temps si proche de lui sans même savoir qu'il parlait le français ? Ma langue maternelle ? On avait donc si peu parlé que ça ? Quel mauvais colocataire je faisais. Puis je trouvais l'histoire de cet apprentissage absolument fascinante. Apprendre le français pour lire du Baudelaire franchement c'était impressionnant. Edgar était un garçon très intelligent mais finalement aussi très timide et j'étais en quelque sorte "content" qu'il ait fait ce cauchemar qui l'a poussé à venir me voir et me réveiller. C'était pas très sympa dans un sens, j'en étais conscient, car il avait l'air vraiment sens dessus dessous quand je m'étais réveillé mais au moins ça me permettait de connaître un peu mieux ce garçon qui partageait un peu mon intimité au quotidien. C'était gratifiant et ça me faisait un bien fou.

Je ne trouve pas ça bête du tout. Je trouve ça impressionnant. Quand tout le monde pense que le français est difficile il y a des personnes comme toi qui l'apprennent pour l'amour de la littérature et des textes en langue originale. Je ne peux que te respecter davantage pour ça !

J'avais écouté son histoire sans l'interrompre ou le brusquer malgré son petit problème de bégaiement. Je m'y étais habitué au bout de deux ou trois mots. Et puis, je ne voulais pas le mettre mal à l'aise. Je voulais qu'il sache qu'il avait toute la nuit pour faire rien qu'une phrase s'il le voulait. J'avais tout mon temps devant moi et je prenais un réel plaisir inattendu à l'écouter.

Il se mettait à me parler de Rimbaud et ce fut la révélation ultime. Il aimait Rimbaud. C'était l'un de ses poètes préférés et ça nous faisait un énorme point commun. J'avais des étoiles dans les yeux en l'écoutant et plus encore quand il évoquait cet amour entre les deux poètes. Cette histoire m'avait toujours fasciné et je croyais être le seul. Je n'en avais jamais parlé à personne parce que j'avais peur que les gens me prennent pour un fou ou je ne sais trop quoi. Apprécier une vieille romance homosexuelle... Aujourd'hui encore j'avais l'impression que c'était tabou pour certains. Mais lui... Lui il semblait ouvert à ça. Il appréciait même la beauté de cet amour tragique.

Je vais te dire honnêtement Edgar... Je regrette vraiment de ne pas avoir parlé avec toi de tout ça avant. Je suis vraiment désolé... En tout cas, je passe vraiment un bon moment ! Merci d'exister !

Je lui souriais de toutes mes dents. Je ne m'étalais pas sur l'histoire de Rimbaud et Verlaine car je sentais que quelque part ça le mettait mal à l'aise mais j’espérais qu'il avait compris que j'étais à fond d'accord avec lui. Mon Dieu. J'étais tellement content que mon cœur s'emballerait presque. Comment pouvait-on se ressembler autant et ne s'être que si peu parlé ? Je m'en voulais de ne pas avoir essayé plus que ça de devenir vraiment ami avec lui.

Il me parlait de sa réserve de sucreries et ça me décrochait un petit rire nasal. Bizarrement ça ne m'étonnait qu'à moitié qu'il en ait une. C'est vrai qu'on aurait pu se croiser. C'était étrange que ça ne soit pas le cas d'ailleurs. Je le regardais silencieusement se lever. Il semblait avoir du mal à marcher jusqu'à son lit le pauvre. Par réflexe je me mettais en position pour être prêt à me lever s'il venait à tomber. Il me faisait vraiment de la peine... Il semblait terrifié.

Ne t'en fais pas Edgar ! Je suis là ! Je suis prêt à te rattraper si tu tombes. Il n'y a rien d'autre que toi et moi dans la chambre.

Je ne savais pas s'il m'entendait ou quoi que ce soit mais j'avais l'impression que je devais le faire. Quand il revenait enfin je lâchais un soupir de soulagement. Il n'avait pas fait un grand chemin pourtant mais il semblait avoir tellement peur que je m’inquiétais pour lui malgré moi. Je lui souriais d'une manière que je voulais réconfortante comme pour le féliciter de cet effort qui semblait sur-humain pour lui. Je le regardais fouiller dans sa gigantesque boîte.

Hm... Moi j'aime bien les kit-kat ! Le chocolat c'est vraiment mon péché mignon. Quand je commence à en manger j'ai du mal à m'arrêter.

Je fouillais timidement dans sa boîte et en prenais un que je commençais à grignoter. C'était agréable de partager une gourmandise avec lui comme ça. Puis le silence complet été agréable. J'avais l'impression que nous étions totalement seuls dans le monde. Quand il me posait sa question je réfléchissais un peu.

Camus, Zola, Dumas, Hugo... Mais j'aime des auteurs étrangers aussi ! Jane Austen, Shakespeare bien sûr, Dickens, Orwell... Mais. Au-dessus de tous. Mon auteur préféré qui bat de loin tous les autres et même les Français, Arthur Conan Doyle. Je suis un fan inconditionnel des aventures de Sherlock Holmes.

Je riais légèrement. Je les avais toutes lues un nombre incalculable de fois et je ne m'en lassais pas. Je ne m'en lasserais jamais d'ailleurs.

Et toi dis-moi ? Qu'est-ce que tu aimes comme auteurs ? Ou même dans la vie en général tiens ! J'ai tout à apprendre de toi et nous avons toute la nuit.

J'avais envie de le pousser un peu à parler. Sa voix était agréable et j'étais de plus en plus curieux à son sujet. Je voulais tout savoir. Puis il semblait vraiment être intéressant comme garçon. J'étais littéralement scotché à ses lèvres dans l'impatience qu'il m'en dévoile un peu plus sur le petit bout d'homme qu'il était. Puis j'avais cette envie en moi... J'avais envie que le matin n'arrive jamais.
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MessageSujet: Re: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Dim 19 Mar 2017 - 6:09

Oh, how odd it is to socialize.
Edgar se sentait tout chose face à autant de gentils compliments qui semblaient venir du cœur. Peut-être qu’au final, il n’était pas si égoïste ou ennuyeux que ça à parler de lui, ou de ce qu’il appréciait. Peut-être aussi que cette conversation allait rester agréable sans discontinuer jusqu’à ce qu’il finisse par s’endormir sur le lit d’Alix très probablement. Mais avec de la chance, cela n’allait pas arriver avant deux bonnes heures, donc il avait le temps de se préparer mentalement à devoir s’excuser au matin d’avoir squatté comme un parasite un lit qui n’était absolument pas sien. Ses joues redevinrent rouges à l’entente de l’énième compliment qui cette fois le touchait bien plus que le reste. Non pas que les autres ne l’ai rendu indifférent, c’était juste qu’à force de les entendre dans des bouches de personnes beaucoup moins plaisante qu’Alix, il s’avait plus ou moins ne plus trop y réagir. Par contre, celui-la, le dernier, il ne l’entendait que rarement si ce n’est jamais mis à part de son frère et sa grand-mère.

« C…C-C-Ce n’est p-pas grave tu sais… J-j-je n’ai pas non p-p-plus fait beaucoup d’eff-ff-fforts pour que l’on disc-cute… Et p-p-puis maintenant, ç-ça n’a plus d’importance v-v-vu que nous p-parlons enfin… »

Oh wow. Voilà qu’il bégayait deux fois plus. Heureusement qu’il n’aimait comme il ne pouvait pas regarder les gens dans les yeux et qu’il préférait toiser très sérieusement les plies du drap sous son pied, sinon son visage déjà rouge serait rapidement devenu cramoisie s’il avait par malheur croisé les yeux de son interlocuteur. Dans un effort vain d’effacer l'air ridiculement niais qui s’était placardé sur son faciès, Edgar commença à triturer quelques bouclettes lui chatouillant la joue, autant pour se cacher à moitié le visage que pour distraire son esprit étant trop fatigué et paniqué pour réfléchir de façon cohérente et analyser le vrai du faux, ne pouvant s’empêcher de sourire un peu comme un idiot. Peut-être qu’il ne devrait pas déjà faire autant confiance à Alix. Une petite voix, tout au fond le lui hurlait en tous cas, mais il n’avait pas spécialement envie de l’écouter, pas ce soir, surtout pas ce soir.

De toute façon, si le français s’était avéré être quelqu’un de nocif, il n’aurait certainement pas attendu qu’Edgar vienne vers lui de façon aussi désespérée pour essayer de sympathiser. Non, rationnellement ça ne faisait aucun sens, puis même, après l’avoir côtoyé intimement aussi longtemps, ne pas lui faire confiance tout d’un coup semblait antinomique. Alix était bien le seul à l’avoir vu plus d’une fois dans des tenues féminines et des actions plus qu’embarrassante, pourtant il n’y avait à ce jour toujours pas de rumeurs qui courraient à son propos dans le lycée, et il n’avait jamais non plus tenté de le faire chanter. Puis encore maintenant, il était bien en chemise de nuit de jeune femme à parler poésie et littérature sans une once de gêne, donc vraiment, Eddy voulait plus qu’autre chose s’accorder pour une fois le droit de lâcher prise sur ses phobies sociales.

« Et p-puis tu n’as p-p-p-pas besoin de m-me remercier p-pour ça tu-tu-tu sais…M-Mais je s-suis content de s-s-savoir que je ne te d-d-dérange p-pas…  M-Merci à toi d’être aussi pa-patient avec moi… »

Bon peut-être que maintenant après être revenu avec toute sa nourriture il allait arrêter de bégayer comme un garçon de dix ans tentant de déclarer sa flamme à l’élu de son cœur hein. Ça serait bien. De toute façon il avait bien le temps de se calmer quand son colocataire pris à nouveau la parole, et qu’il l’écouta avec attention en grignotant comme un rongeur sur sa barre. C’était toujours intéressant de savoir qu’il appréciait le chocolat, plus qu’intéressant si jamais il venait à lui offrir un cadeau un jour pour une quelconque raison. Au moins il n’arriverait pas avec une paire de chaussettes. Son sourire s’agrandit un peu plus en entendant à nouveau le petit rire d’Alix.

« Ce que j’-j’aime dans la vie en g-g-général hein… ? Tu n’y v-vas pas avec le d-dos de la cuillère Alix… »

Posant finalement le papier à côté de lui, et piochant à nouveau dans son carton pour sortir cette fois un paquet d’Hi-chew au raisin, il se remis à réfléchir quelques instants sur quoi dire, ou pour être correct à quoi répondre en premier.

« J’aime beaucoup Maupassant, Aragon, Nabokov, Les Brontë, Lewis Carroll, Agatha Christie, Colette… Rimbaud, Baudelaire et P-Poe comme je t-te l’ai déjà dit… J-J’apprécie aussi énormément La Fontaine m-même si la p-p-plus part des gens c-considère ses écrits u-u-uniquement pour les en-enfants. T-T-Tous les grands des contes comme Perrault, les Grimm, Andersen… »

Dit comme ça, il avait l’impression assez désagréable de passer pour une personne aux goûts de gamins, ce pourquoi d’ailleurs il n’aimait pas vraiment en temps normal parler de ce qu’il préférait dans la littérature. Bien sûr il y avait une autre myriade d’auteurs qu’il aimait et sur lesquels il pouvait discuter des heures durant, mais là, tout de suite, rien de bien glorieux ne lui venait.

« Dans la-la vie… J’aime beaucoup le d-dessin, et l'écriture. J-J-J’adore aussi la vieille musique, c-c-c’est pour ça qu-que j’ai un lecteur de v-vinyle, j’ai un c-c-carton remplie de disques sous mon lit, à c-côté de ma réserve. J-J’aime aussi beaucoup les animaux, et les plantes. Je-Je suis dans le club de j-jardinage. Ma grand-mère m’a donné le goût d-d-depuis tout petit pour les fleurs, e-et l’herboristerie. P-P-Parfois mon grand frère d-dit que je suis une sorcière- parce que je confectionne t-tr-très souvent des thés, des b-baumes, des crèmes, des p-p-petits sachets séché o-ou des infusions à ba-bases de plantes. …et t-toi ?»

Bon hormis s’afficher comme un illuminé, et après avoir avalé un bonbon, Eddy redevint silencieux. En fait il était trop en confiance. Et il avait très probablement beaucoup trop parlé. De lui comme de ses penchants plus que douteux sur bon nombre de choses. Certes Alix supportait ses lubies au quotidien, mais peut-être que s’en faire faire mettre au courant n’était pas réellement ce qu’il désirait. Peut-être même qu’il avait posé la question par pur politesse ? Peut-être qu’Edgar avait réussi à le faire se sentir coupable d’une manière ou d’une autre et qu’il avait pitié mais voulait surtout dormir ? Voilà que les larmes lui remontaient aux yeux, et qu'il tentait de les essuyer tant bien que mal de sa paume, en essayant de ne pas déjà sangloter.

« Je-Je-Je suis dé-désolé s-si je t’enn-nnn-nuis -tu p-peux me le d-dire tu-tu-tu sais, v-v-vraiment… »


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MessageSujet: Re: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Dim 19 Mar 2017 - 15:27

La nuit est moins longue autour d'un kitkat.

J'étais tout sourire face à lui. J'étais vraiment content que finalement il ne m'en veuille pas de ne pas lui avoir parlé plus tôt. Puis il n'avait pas tort. Maintenant on parlait et c'était ça le principal. C'était ça qui me rendait le plus heureux à ce moment précis. J'hochais simplement la tête comme pour le remercier. J'étais tellement à l'aise avec lui que je n'avais même pas besoin de parler finalement.

Je le regardais simplement agir. Il était rouge et il avait ce petit air niais sur le visage qui le rendait, il fallait bien l'avouer, craquant. La gêne lui allait parfaitement et ça ne me donnait que d'avantage envie de le complimenter un peu plus. C'est vrai, je ne l'avais jamais remarqué mais Edgar était un très beau garçon. Bon d'accord il était androgyne et tout le blabla mais ça ce n'était que secondaire. Il avait des traits fins et délicats et des grands yeux gris bleu... Qui étaient... Vachement profonds. Dommage qu'il semblait avoir tant de mal à regarder quelqu'un dans les yeux. Enfin... Avec une telle intensité de couleur ça me mettrait sans doute aussi mal à l'aise que lui. Puis en parlant de ses yeux, ils avaient l'air fatigués. Je ne saurais même pas dire si c'était habituel ou si c'était à cause de l'heure tardive qu'il était. Cette pensée provoquait un malaise en moi qui me fit faire une moue. Et puis il avait des lèvres étonnement pulpeuses. Sûrement les plus pulpeuses que j'avais vu de ma vie. Et ça lui allait sacrément bien en plus.

Je secouais légèrement la tête quand je me rendais compte que ça faisait plusieurs minutes que je le toisais sans m'en rendre compte. Je détournais le regard pour me concentrer plutôt sur les friandises entre nous. J'en piochais encore une avant qu'il ne recommence à parler pour me remercier. Je riais légèrement et le regardais avec un sourire attendri.

Tu n'as pas à me remercier pour ça Eddy. Franchement. Je ne fais pas preuve de patience avec toi. Je prends vraiment plaisir à te parler.

Mince. Je m'étais autorisé un petit surnom sans faire attention. J'étais peut-être un peu trop à mon aise pour le coup. Je me sentais bien avec lui mais je ne voulais pas que du coup ce soit lui qui se retrouve mal à l'aise avec moi. Je savais que c'était un garçon assez fragile et j'avais un peu peur de faire un faux pas avec lui. Aussi je m'excusais de l'avoir surnommé ainsi. Je ne voulais pas le froisser et j’espérais sincèrement qu'il me le dirait s'il voulait que je m'en tienne à son prénom.

Ensuite, je l'écoutais me parler de sa vie et de ce qu'il aimait sans décrocher une seule seconde. Je l'écoutais avec attention et j'avais même arrêté de manger pour être sûr de ne pas louper un son qui sortirait de sa bouche. Je prenais plaisir à en découvrir un peu plus sur ce petit bout d'homme. Il avait des goûts absolument géniaux et plus il parlait plus je découvrais que j'avais des points communs avec lui ce qui m'enchantait vraiment. Quand il me demandait "et toi ?" Je prenais une grande inspiration. Je comptais bien lui en débiter et le mettre en confiance.

Point du vu auteurs, tous ceux que t'as cité, je les apprécie aussi. La Fontaine et les Grimm sont encore mes héros aujourd'hui. Ensuite dans la vie j'aime les petits plaisirs simples. J'aime le cinéma mais je préfère le théâtre. J'aime les films anciens et j'aime aussi les Disney. J'aime bien me promener dans les parcs et quand il n'y a personne je ne peux pas m'empêcher de faire de la balançoire.

Je rougissais. C'était là un de mes secrets les plus honteux mais j'aimais vraiment ça. C'était quelque chose d'amusant de mon point de vue et je ne pouvais pas m'en empêcher. Je me raclais la gorge pour chasser la petite gêne qui s'était installée.

J'aime aussi écrire. De la poésie en particulier mais je ne pense pas avoir assez de talent pour faire lire ce que je fais à quelqu'un un jour. Je ne fais rien d'autre mais c'est pas faute d'avoir essayé. En dessin je suis nul, la musique c'est compliqué, j'ai deux pieds gauches donc je ne sais pas danser et le chant... Je ne t'en parle même pas ! Et pour finir... J'aimerais bien goûter un de tes thés un jour si tu n'y vois pas d'inconvénients ?


Je lui souriais amicalement. J’espérais l'avoir un peu distrait même si j'avais beaucoup parlé. J'avais peur d'être ennuyeux mais finalement je me disais que s'il m'avait demandé "et toi" il s'y attendait. Puis on avait tout à découvrir l'un de l'autre donc il était normal qu'on parle beaucoup. Ensuite je me rendais compte que quelque chose n'allait plus. Sa mine avait changé et je le regardais avec appréhension jusqu'à ce qu'il s'excuse encore. Il avait les larmes aux yeux et ça me fendait le cœur. Je ne voulais pas qu'il se sente comme ça parce que sa compagnie était honnêtement tout à fait agréable. Mais je ne devais pas me laisser abattre alors je souriais de nouveau et je posais une main sur sa tête pour agiter un peu ses cheveux qui dansaient avec mes gestes.

Edgar. J'aime ta compagnie. J'aime que tu me parles. J'aime ta façon d'être et si tu m'ennuyais, je ne chercherais pas à continuer notre conversation à tout prix. Tu es un garçon tellement original et intéressant... Tu n'es pas ennuyeux comme tous les autres. Je suis content qu'on soit amis maintenant.

Peut-être que je me lançais un peu trop vite. Peut-être que j'osais quelque chose qui allait le mettre mal à l'aise mais j'avais décidé de la jouer comme ça. Je tapotais une dernière fois sa tête et rangeais ma main. Maintenant ça passe ou ça casse... Je tendais mon bras vers l'arrière et je chopais mon vieux lapin en peluche qui était écrasé dans un coin.

Lui aussi fait partie des petits plaisirs de ma vie d'ailleurs. Il est moche et tout cassé mais moi je l'apprécie vraiment. Il a une énorme valeur à mes yeux. Et même quand je serais vieux je l'aurais encore. Je me sens comme un gosse quand je le retrouve le soir. Ma mère m'a supplié de ne pas le prendre avec mais je n'ai pas pu m'y résigné.

Je ne savais pas pourquoi je lui racontais ça. Je passais pour un gros gamin mais ça m'était égal. Je ne voulais aucun tabou avec lui. Aucune limite.
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MessageSujet: Re: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Lun 20 Mar 2017 - 5:22

Oh, how odd it is to socialize.
Eddy, est-ce qu’il avait rêvé ? Il était certain qu’Alix venait de l’appeler Eddy, là, à l’instant, tout de suite. Il en avait même levé les yeux jusqu’aux lèvres de son colocataire, pour les observer balbutier des excuses confirmant sa surprise. Il demeura silencieux quelques instant de plus, baissant spontanément le regard vers leurs pieds en prenant conscience après ces quelques minutes de confusion qu’il fixait son interlocuteur drôlement trop haut. Le petit anglais en rougit un peu plus. Il n’avait plus été appelé ainsi depuis longtemps, très longtemps. Non pas que cela le dérange, au contraire d’ailleurs c’est bien pour ça qu’il n’avait fait aucunes remarques à Alix, ou repris ses excuses si ce n’était avec un autre sourire niais et un léger ‘Ce n’est pas grave’, c’est juste qu’il en avait réellement perdu l’habitude et qu’il était plus que touché de se sentir proche de quelqu’un pour la première fois depuis des mois.

Sans compter qu’il s’était lui aussi remis à parler, et qu’en plus d’écarter de plus en plus les peurs irrationnelles s’étant jetés sur son esprit, autant de par ses paroles que par ses gestes, Edgar découvrait avec joie qu’ils partageaient un nombre presque effrayant de point commun. Ses larmes s’étaient même calmé en un temps record quand il senti s’échouer sur son crâne la main rassurante de son interlocuteur, suivi de mots plus que doux et radiants de gentillesse. Son cœur s’emballa même un peu à la mention de leur nouvelle amitié. C’était vrai ? Ils étaient réellement amis désormais ? Si c’était le cas, Edgar ne pouvait s'empêcher de sourire encore plus.

« J-j-je suis… Encore dé-désolé… Mais merci, à nouveau… D-du fond du cœur, merci Alix… Et p-p-puis je l’aime bien ton lapin… Il n’est pas moche… Il a juste b-b-beaucoup vécu, et c’est imp-p-portant de garder les s-souvenirs de son enfance, quand on a en-en a d’aussi précieux. »

Essuyant d’un geste un peu plus confiant les dernières larmes roulant le long de ses joues, le petit brun pris une légère respiration, en avalant le dernier hi-chew de son paquet, pour en sortir immédiatement un autre et déjà l’ouvrir pour l’entamer.

« Tu sais… J’ai p-p-pleins de peluches en Angleterre… Mais vraiment plein. D-des étagères entières. Mon f-f-frère m’en achète t-tout le temps. J-J’en ai ramené q-q-quelques une, j-je te les montrerai. T-tu l’as aussi remarqu-qué probablement, m-m-mais je dors av-avec une veilleuse. C-C’est celle qu-que j’ai depuis petit. Elle é-é-était à mon frère avant m-moi. P-P-Puis… Moi aussi, je f-fais de la balançoire quand il n’y p-p-as trop de monde. Qu-Quand il n’y a vr-vraiment personne, je vais m-même dans les aires de jeux. Av-Avec les toboggans. »

Cette dernière partie, il l’avait dite tout bas, en s’étant un peu plus rapproché de son camarade. Pas tant parce qu’il en avait honte mais parce qu’il avait l’impression que dit comme ça, comme s’il lui avouait un secret, Alix serai peut-être plus à l’aise, lui aussi.

« E-Et puis j-j’ai un autre secret… Je-Je suis… Un Fudanshi. J-J’aime beaucoup lire des Boy’s love… Et en écrire ou en dessiner, aussi. »

Bon, ça par contre il l’avait vraiment volontairement dit tout bas, et en rougissant même une énième fois, parce que le voisin de la chambre d’à côté n’avait pas à connaître les goûts plus que douteux qu’Edgar possédait pour les romances homosexuelles diverses et variés. Mais vu que parler de Verlaine et Rimbaud semblait être passé, et qu’Alix lui avait confié des choses très personnelles, Eddy voulait absolument rendre la pareille. Le petit brun fini par une nouvelle fois s’écarter un peu de son homologue, jouant avec ses doigts en recommençant à sourire comme un idiot. Ca faisait vraiment du bien de partager ses secrets avec quelqu’un, quelqu’un de confiance. Il se permis même un second regard timide dans sa direction, générale, avant de se redresser bien plus remonté , et surtout déterminé, allant une nouvelle fois vers son coin de la chambre mais quelque mètre moins loin d'un pas toujours tremblant, pour fouiller avec ferveur un tiroir de sa table de chevet.

« J’adore aussi les f-films anciens, et les disney ! S-Surtout Mary Poppins. J-Je connais le scénario et les chansons p-p-par cœur, sur le b-bout des doigts. L-L-Les vieux musicals en général s-s-sont mon péché mignon. P-P-Puis si tu veux, ap-après avoir pris le th-thé un-un jour je pourrais t’apprendre la java, ou le s-swing ! »

Parce que oui, il dansait en plus. A petite dose, et surtout le hand jive vu qu’hormis son frère il n’avait jamais eu de partenaire, mais il serait plus que ravie de partager ce petit hobby avec Alix, comme ses écrits qu’il avait en main, dans un petit carnet noir décoré de multiples stickers pastel et un tantinet guro qu’il lui tendait une fois sa place retrouvé sur le lit, et son coeur calmé de toutes cette nouvelle frayeur, recommençant déjà à rougir à l’idée qu’on lise ce qu’il faisait.

« C-C-Ce n’est p-p-pas pour t-t-t-te forcer à m-me montrer les tiens, n-n-ne t’inquiète p-pas. Il y a tous mes poèmes et une nouvelle dedans, d-d-depuis le début de cette ann-année. O-O-On m’a s-s-souvent comparé au-au-au fils b-bâtard de Rimbaud et de P-P-Poe en lisant mes œuvres d-depuis que j’écris, mais… c-c’est un peu normal vu qu’ils s-sont mes deux plus grandes in-inspirations. L-La nouvelle fait t-t-trente pages, l’histoire p-p-parle d’un a-amour impossible en-en-entre d-deux adolescents de quatorze et dix-sept ans, d-d’un milieu très aisé et s-strict. I-Ils sont tous les deux héritiers de leur g-grande et p-puissante famille, et d-d-déjà promis à deux j-j-jeunes filles de bonne famille, l’l’une d’elle étant la cousine du garçon de q-quatorze ans. I-Ils se connaissent depuis leur enfance et se-se sont toujours aimé-»

Fourrant à nouveau un bonbon dans sa bouche pour se stopper de parler encore plus longtemps de son histoire, Edgar se remis à regarder ailleurs en étant un peu embarrassé d’autant s’emballer sur son écrit cliché à l’eau de rose.

« P-Pardon. B-Bref l’histoire ne se t-termine pas bien, et le j-jeune homme de dix-sept an-ans tombe amoureux d-de quelqu’un d’autre qu-qui n’est pas du même milieu qu’eux s-s-sans laisser le temps à celui de qu-quatorze de p-p-pouvoir lui avouer son amour, même s’ils n’arrêtent pas p-p-pour autant leur relation toxic avant la m-m-mort prématuré du p-plus jeune, et-et tu peux n-ne pas la lire. C’C’est assez l-long et-et sans doute mal écrit. M-M-Mais il reste toujours mes p-p-poèmes. J-Je dirais que la la la moitié n-ne sont pas s-s-si mal que ç-ça.»

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MessageSujet: Re: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Lun 20 Mar 2017 - 23:27

La nuit est moins longue autour d'un kitkat.

Il ne semblait pas avoir mal pris le fait que je l'ai surnommé de la sorte. Je ne savais toujours pas ce qui m'avait pris de faire ça. C'était sorti naturellement. Je me sentais tellement bien avec lui que c'était juste sorti comme ça. Quand il me disait que ce n'était pas grave je me permettais de souffler de soulagement. J'avais peur qu'il se braque. Il était si fragile et délicat... Je ne voulais prendre aucun risque. Puis il y avait quelque chose d'autre qu'il avait bien pris aussi : ma caresse sur sa tête. Et rien ne me faisais plus plaisir. Il me semblait même que ses larmes s'étaient calmé après ça. Ça me rendait incroyablement heureux. Tout ce qu'il fallait à mon interlocuteur c'était un peu de douceur et de gentillesse et c'était sans arrière-pensée que je lui offrais ce que je pensais être bon pour lui. Je ne savais pas ce qu'il pensait au fond. Il était vraiment complexe. Et j'adorais ça pour être honnête. Mais j'espérais sincèrement que lui m'appréciait comme moi je l'appréciais.

Quand il reprenait la parole pour s'excuser, me remercier puis parler de mon lapin, je ne pus m'empêcher de rire. Il était tellement mignon. Je lui lançais un petit regard attendri. Lui regardait obstinément vers le bas. Ce n'était pas dérangeant finalement. De cette façon je pouvais le regarder sans qu'il ne me voit et donc sans le gêner.

C'est drôle c'est ce que j'ai dit à maman mais elle ne semble pas de notre avis ! Enfin peu importe. Merci à toi Edgar ! C'est de loin la meilleure nuit de ma vie.

En effet. En temps normal je dormais et comme je rêvais très peu et que le peu de rêve que je faisais était nul alors c'était ennuyeux pour moi la nuit. Avec lui, c'était amusant et divertissant. Je comprenais presque les jeunes qui étaient contents de faire des nuits blanches avec leurs amis maintenant.

Quand je le voyais piocher dans son trésor, je me laissais timidement tenter par un dernier petit chocolat. Je songeais à lui en racheter un paquet. Ou même plusieurs. J'avais un peu tout analysé alors je connaissais un peu plus ses goûts maintenant. Pour lui montrer ma gratitude je pouvais bien lui faire un petit cadeau. Il reprenait la parole pour mon plus grand plaisir pour me parler de ses peluches, sa veilleuse et ce qu'il aimait faire au parc. Je souriais, attendri par son récit.

Je serais ravi de les voir. Et oui j'ai remarqué ta veilleuse. Je l'aime bien, elle est jolie et la lumière qu'elle diffuse est vraiment agréable. Et... Je ne savais pas que tu avais un frère. Il a l'air vraiment gentil avec toi je suis content. On devrait aller au parc un jour ensemble !

Je pouffais contre ma main. On aurait l'air fins à faire du toboggan et de la balançoire ensemble. Mais ça pourrait être vraiment amusant en fait. Je n'en revenais pas que j'en étais à faire des projets de sorties avec lui et tout le reste alors qu'on parlait depuis pas longtemps. On s'attachait vite à ce garçon aux airs fragiles. Il m'avait vraiment mis à l'aise en une seule phrase comme personne ne l'avait jamais fait et il semblait vouloir continuer ses confessions alors je me penchais un peu plus pour l'écouter. Je souriais en entendant ce qu'il venait de me dire sur sa passion pour le boy's love. Je ne souriais pas parce que je me moquais de lui... Non. Bien au contraire. Je souriais parce que ça ne m'étonnait qu'à moitié.

Tu veux que je te dise Edgar ? Je veux absolument voir ça ! Tu sais, quand j'étais plus jeune, vers mes seize ans, bon ok c'était il n’y a pas si longtemps mais bref. Figure toi que j'en achetais des tonnes en douce et je les cachais bien soigneusement. Mais ma mère est tombée dessus. J'ai eu la frousse et je m'en suis débarrassé mais je regrette vraiment. Elle ne m'en a jamais parlé en plus. Elle m'a juste demandé ce que c'était les livres cachés sous mon lit.

Je riais légèrement. En y réfléchissant... Les cacher sous le lit ce n'était vraiment pas très intelligent de ma part. Franchement pas même. Mais bon. J'étais jeune encore.

Je le regardais se lever et j'étais content de voir qu'il arrivait mieux à voyager jusqu'à sa partie de la chambre. Il tremblait encore un peu mais j'étais là s'il en avait vraiment besoin. Il arrivait même à reprendre la parole alors qu'il était loin. J'étais impressionné. Je riais à sa proposition.

Alors j'espère que tu as les côtes bien accrochées parce que je suis vraiment ridicule quand je danse. Tu en as du courage pour vouloir m'apprendre à danser. Je suis impressionné.


Il revenait avec un petit carnet noir décoré que je regardais avec curiosité. Il répondait rapidement à toutes les questions que je me posais. Je me sentais vraiment honoré qu'il me propose de lire.

Je serais ravi de tout lire Edgar vraiment ! Et je veux tout lire d'ailleurs. Est-ce que je peux garder ton carnet demain ? Je lirais tout dans la journée et je te le rendrais le soir c'est promis ! Mais vraiment, tu m'as mis l'eau à la bouche. J'ai envie de lire cette petite nouvelle.

Je souriais avant de me laisser basculer pour ouvrir ma table de nuit. J'en sortais un carnet gris dont la couverture était en tissue avec une petite étoile bleue brodée dessus. Je le lui tendais avec enthousiasme.

Je sais que tu ne me donnes pas les tiens pour lire les miens cependant, si tu le veux bien, alors prends le. Tu es intelligent et tu sembles calé en poésie alors je sais que ton avis aura de la valeur. Ce sont principalement des sonnets en alexandrins avec un schéma de rimes croisées. Je suis un peu... Maniaque des règles disons alors c'est très carré tout le long mais j'aime vraiment écrire sous la contrainte Même si Rimbaud est mon poète préféré, je n'arrive pas à me résigner et à être "moderne" comme les poètes devraient l'être selon lui...


Je rougissais d'un coup en sursautant légèrement.

Je... J-Je ne me qualifie pas de poète loin de là mais enfin... Tu... Tu comprends ? Je suis juste un jeune qui écrit des sonnets ! Je n'aurais jamais... Autant de talent qu'eux...


Une de mes plus grande peur concernant autrui, c'était que les gens pensent que je me crois supérieur ou quelque chose comme ça. Hors, qualifier une personne de poète était l'un des meilleurs compliments à mon sens. Je ne pourrais jamais me qualifier de la sorte mais ma phrase laissait penser le contraire ce pourquoi j'avais paniqué.
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MessageSujet: Re: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Sam 25 Mar 2017 - 4:12

Oh, how odd it is to socialize.

La meilleure nuit de sa vie. Ah voilà qu’il recommençait encore à rougir, il allait vraiment terminer par se cacher le visage dans ses mains, ou bien se réfugier sous la couette, ou encore enfoncer son crâne dans le coussin d’Alix pour arrêter de ressembler autant à une petite vierge effarouchée dès qu’on lui faisait un compliment même indirect.  Sans compter qu’il sentait parfaitement le regard de son colocataire le couver depuis quelques minutes. Ce qui ne le gênait pas, pas du tout même. La bienveillance émanant de l’œillade que lui offrait Alix l’encourageait même enfin à lever ses yeux vers lui. D’abord lentement, il s’arrêta à ses poignets, puis son torse, fasciné par sa poitrine se levant et se baissant à un rythme régulier quasi hypnotique avant de continuer son chemin. Il se stoppa nettement plus longtemps au niveau des lèvres du français. C’était compliqué d’aller plus loin, très compliqué. Il n’avait pas spécialement peur en plus, s’était bien ça le pire. Il savait rationnellement que s’il osait le regarder dans les yeux, il n’allait pas se prendre une gifle et des insultes, ou quelque chose d’aussi agréable. Mais c’était difficile quand même.

Ce qui le poussa à franchir le pas des lèvres d’Alix, se fut quand il parla à nouveau, surtout en complimentant sa veilleuse et la lumière qu’elle dégageait, qui depuis que son colocataire avait emménagé dans le lit d’à côté, était l’une des plus grandes craintes d’Eddy. Il avait toujours eu peur que ladite lumière ne le dérange. C’est bien pour ça qu’un soir sur trois il dormait avec une simple peluche fluorescente et radicalement moins claire, si ce n’est quasiment pas du tout, pour éviter de le déranger avec ses lubies d’enfant toute la semaine. Bon c’était aussi pendant ces nuits qu’il avait le plus de cauchemars par manque de luminosité, mais il ferait tout pour être le moins dérangeant possible, vu qu'en temps normal il n'était pas assez cruche pour oublier ses médicaments. En prime, il complimentait aussi Berith sans même le connaître, ce qui aux yeux d’Edgar était une énorme qualité, et il voulait même qu’ils aillent au parc. Ce qui serai franchement bien. Parce que d’un, il n’aurait pas peur à chaque coin de rue de se faire alpaguer par n’importe qui, et que l’optique de ne pas se balader seul pour une fois était vraiment particulièrement plaisante.

Donc, après avoir entendu le rire léger d’Alix, le petit anglais se poussa mentalement à enfin relever ses pupilles au-dessus de la bouche de son ami, de son nez et finalement, enfin, regarder ses yeux. Ses yeux qui d’ailleurs n’avaient pas leurs habituelles lentilles à sa plus grande surprise. Ce qui en sois était assez logique vu que dormir avec des trucs en plastiques sur les yeux n’étaient pas vraiment très recommandé, mais c’était bien la première fois qu’il pouvait observer la vraie couleur naturelle de son colocataire.

« Tu as… de… très beaux yeux, A-Alix. »

Oh, il avait enfin réussi à parler presque sans bégayer. Et pour dire quelque chose de cohérent, sympathique, et pas pour le moins du monde bizarre. Un compliment qui plus est. Il allait neiger cet été pour un tel miracle. Bon si. Peut-être que dit comme ça après un aussi long blanc ça pouvait paraître louche, mais Eddy n'avait absolument pas d'arrières pensées, Jesus c'était bien la dernière personne sur terre à complimenter quelqu'un sur cette terre en pensant à autre chose qu'à simplement sortir une vérité.

« B-Be-Berith. M-Mon grand frère s-s-s’appelle Berith. Mais on l’ap-p-p-ppelle to-t-tout le temps Berry. Ca l-l-lui va mieux, c’c’est plus simp-p-ple, et ça va av-vec Eddy. C’C’C’est un an-an-ange. I-I-Il a t-toujours été l-là pour moi. M-Même si… parfois i-i-il me surprotège u-un peu trop. V-Voir même b-beaucoup trop. Et p-p-puis… On pourra m-manger une glace ens-s-semble, si on va au p-p-p-parc ! »

Il rigola de bon coeur en écoutant attentivement l’histoire de son ami. Lui-même n’avait pas découvert le magnifique univers des boys love et autre shonen ai avant son arrivé au japon, ce qui voulait dire depuis à peine moins de trois ans, il lui aurait été difficile de dire qu’il comprenait le sentiment de se faire attraper par un membre de sa famille plus ou moins fermé à la chose en train d’en lire. Il n’avait d’ailleurs jamais été attrapé par personne, beaucoup trop craintif et anxieux pour en laisser l’occasion à personne. Mais cette histoire restait quand même touchante, il penserait à sortir de son placard sa réserve de yaoi à l'occasion pour en partager avec lui.

« J’ai app-app-appris la valse à mon f-f-frère, quand j-j-j'avais quatorze ans et p-p-personne ne peut ê-ê-être pire que Be-Berry, je te le promet Alix. E-E-Et puis tu peux gar-gar-garder mon carnet plus qu-qu-que ça, si tu-tu veux. J-J-J’en ai un autre, si j’j’jai des pics d’inspirat-t-ions en c-cas d’urgence, d-d-donc prends ton temps. Et p-p-p-puis ce n’est p-p-pas non plus c-c-comme si tu po-po-pouvais me le voler, vu que n-n-n-nous partageons la même chamb-b-bre. »

Enfin, après quelques minutes à ne pas se défaire du sourire presque radieux qu’il avait retrouvé, son regard pourtant déterminé à rester bien fixé sur le visage de son ami se baissa avec quelques regrets de savoir qu’il n’allait sans doute plus retrouver un tel courage avant très longtemps, au vu du petit carnet gris qu’on lui tendait soudainement. La perte du contact visuel l’avait même énormément perturbé d’un coup. Le petit brun pendant quelques secondes ne compris pas vraiment ce qu’il se passait, même en écoutant Alix recommencer à parler. Sa tête fourmillait de questions, une légère panique retrouvée. Est-ce qu’il avait vraiment le droit de toucher au cahier de quelqu’un d’autre ? Est-ce que ce n’était pas une blague ? Est-ce qu’Alix n’allait pas être en colère contre lui si il salissait de ses doigts un livre si précieux ? Il le lui tendait, il lui disait même avec beaucoup d’entrain et non sans quelques compliments qu’il put vaguement glaner malgré le fouillis de son esprit qu’il avait le droit de s’en saisir. Chose qu’il finit par faire, quand son interlocuteur eut fini une nouvelle fois, de parler.

« …Je-…Je pense que… n-n-n-n’importe quel s-style d’écriture e-e-est bon… Les règles cla-classiques, o-o-o-ou le modernisme… R-R-Rien ne vaut pl-plus qu’autre chose… Tout d-d-dépend de c-comment chaq-q-que détails est u-u-utilisé pour créer un t-t-tout harmonieux. E-Et puis… Je pense aussi qu-que… Tout le monde est un peu poète… Encore plus s’il s’s’s’en donne les moyens en é-é-écrivant… P-P-Pour moi… Tu es un p-p-poète, Alix… Même si j-j-je n’ai pas encore lu c-ce que tu f-fais.  Être po-po-poète c’est aussi… Penser et en avoir l’ét-t-tat d’esprit.  L-L-Le simple fait d’apprécier au-autant la littérature, le ro-ro-romantisme, la r-r-rêverie… Tout ça… A mon sens… F-Fais de quelqu’un un po-poète. »

S’arrêtant un instant, et caressant le tissue gris du carnet qu’Edgar ne lâchait plus du regard, il réfléchit un instant à comment continuer sans paraître trop utopiste, ou même naïf.

« Ap-Ap-Après ce n’est qu-que mon avis, b-b-bien sûr… Et ce-ce-ce n’est pas u-u-un avis tr-très populaire s-s-sans doute. Mais- me-merci beaucoup de me-me confier tes écrits. J-J-J’en prendrais soin pr-promis. »

Il se laissa finalement un peu tombé contre le coussin le plus proche qui se trouvait dans son dos, étendant un peu ses jambes en essayant de ne pas trop déranger Alix, ou prendre toute la place dans son lit. Son lit qui était très confortable, il venait juste de le remarquer. Plus que le sien. Ou peut-être qu’il se faisait juste des idées parce qu’il se sentait vraiment à l’aise ? Oui c’était aussi possible. Même s’il essayait de garder les jambes un peu serrées pour ne pas révéler les quelques coupures récentes qu’il avait réussi à se faire quelques jours plus tôt. Non non, ça ne servait à rien d’inquiéter son colocataire alors qu’ils venaient à peine de briser la glace. Il devait déjà en voir bien assez avec ses poignets à nus pathétiquement couverts de cicatrices.  

« Dis-, Alix. T-T-Tu es allé au-au-au club d’écriture ? L’L’L’ambiance est…bonne ? Ca-Ca fait longtemps que je n’n’n’y est plus mis pied, ça-ça-ça m’angoisse de me re-re-retrouver seul au milieu d’inconnus… J-J-Je ne sais jamais leur parler et je-je-je n’arrive pas à me concentrer pour l-l-lire non p-p-plus. »

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MessageSujet: Re: La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]   Ven 31 Mar 2017 - 22:30

La nuit est moins longue autour d'un kitkat.

Quand il parlait de mes yeux c'était à mon tour de rougir. D’autant plus que c'était la première fois depuis qu'on parlait que le regard d'Edgar était monté jusque-là. Je n'avais aucune idée de ce qui me valait tant d'effort de sa part mais ça me réchauffait vraiment le cœur. J'étais content et même plus que ça. Puis il y avait son compliment... Il était vrai que je ne portais pas mes lentilles que rarement. J'avais des yeux très sombre et je les trouvais un peu inquiétant par moment à dire vrai. C'était une partie de la raison pour laquelle je portais ces lentilles de couleur en journée. Décidément... Avec lui j'étais vraiment plus que naturel. Il avait un don pour faire ressortir ma personnalité. Ça ne pouvait être comme ça qu'avec lui. J'avais plus parlé ce soir que dans toute ma vie sans doute et je devais avouer que ça faisait vraiment du bien. Un bien fou.

Oh ! Merci c'est gentil.

Je lui souriais. J'avais presque oublié de lui répondre tant j'étais marqué. Puis il n'avait presque pas bégayé et ça aussi, sans que je ne sache pourquoi, ça me faisait vraiment plaisir. J'avais la sensation de l'aider un peu à sortir de son angoisse qui semblait quotidienne. J'aimais cette idée d'être une sorte de pilier pour lui. Il était gentil et il méritait d'avoir l'opportunité d'être détendu et d'être lui-même. Il méritait que je fasse tout mon possible pour la lui donner cette opportunité comme lui le faisait avec moi actuellement.

Il reprenait la parole. Je l'écoutais avec attention. Il me parlait de son frère. Il avait ce petit truc quand il parlait de lui qui me forçait à sourire. C'était tellement mignon. Ils semblaient avoir une relation très forte tous les deux et j'étais rassuré qu'Edgar ait quelqu'un comme son frère dans sa vie. C'était rassurant. Vraiment rassurant. Il semblait être un garçon si fragile face à ce monde compliqué et cruel... Des personnes comme son frère et lui me donnaient envie d'y croire. Quand il parlait de glace à la fin mon sourire s'élargissait davantage.

Oh oui ! Ce serait vraiment avec grand plaisir !

J'enchaînais avec mon histoire de yaoi. Dans le fond je lui racontais ça pour qu'il sache que je ne le voyais pas comme quelqu'un de bizarre et parce que je ne voulais pas qu'il pense qu'il l'était. Ou au pire qu'il n'était pas seul à l'être ! J'étais d'ailleurs heureux qu'il en rigole. Moi aussi avec le recule ça me faisait rire. Maman avait toujours été très ouverte d'esprit. Au lieu de m'en débarrasser comme un criminel j'aurais pu simplement lui expliquer ce que c'était. Puis elle savait très bien que j'étais plus attiré par les garçons que par les filles. Elle l'avait toujours su. Elle me l'avait bien fait comprendre même si elle ne m'en avait jamais très clairement parlé. J'avais de la chance que mes parents soient comme ça. D'autres se faisaient jeter dehors et renier. J'avais de la peine pour eux mais j'en avais encore plus pour leurs parents qui condamnaient une orientation sexuelle sans scrupule.

Je riais à l'histoire qu'il me disait après et encore plus à sa dernière remarque.

C'est vrai. Ce serait compliqué ! Je te promets que je lirais ça rapidement. Et pour la danse, c'est quand tu veux ! Ça pourrait être amusant. Puis comme ton frère semble aussi nul que moi alors comme ça je ne complexerais pas trop.

J'étais tellement fier qu'il me confie son cahier pour lire ses écrits que je ne pouvais pas m'empêcher de lui donner le mien. Et puis ça avait plusieurs points positifs. Son avis serait grandement bénéfique pour moi et en plus ce serait notre "petit truc". J'étais content de partager quelque chose d'aussi important pour moi avec lui. Puis j'avais pleinement confiance. Je savais qu'il ne l'abîmerait pas ou quelque chose du style. Puis au pire, même s'il venait à avoir un petit accident avec mon carnet ça me serait égal. Des poèmes je pouvais en écrire d'autre et le matériel pour les écrire était aussi remplaçable. Quand il le prenait j'étais fier et content. Il allait les lire. C'était vraiment génial. Il n'y avait que lui pour me faire ressentir ça à l'idée qu'il jette un œil à ce que j'avais écrit.

Quand il me donnait son avis sur les poètes, les règles et tout ce dont je lui avais parlé je restais bouche bée. Il avait vraiment un discours particulièrement touchant. Je n'y avais moi-même jamais pensé. Il n'avait pourtant pas du tout tort. Quand il me qualifiait de poète ce fut le coup de grâce. Le rougissement ultime. J'étais complètement sens dessus dessous et voilà que c'était à mon tour de ne pas savoir où regarder. Je me reprenais assez rapidement même si j'avais toujours cette joie qui battait au fond de moi.

Un avis n'a pas besoin d'être populaire pour être bon. Le tien me semble vraiment convainquant ! Tu n'as pas tort. Être poète ne se limite pas à l'écriture. C'est un fait. Ça me touche vraiment que tu me dises qu'à tes yeux j'en sois un. Merci mille fois Edgar. Et je n'ai aucun doute sur le fait que tu en prendras soin. Je te fais confiance car tu en es largement digne !

Je le voyais se détendre ce qui me donnait envie d'en faire de même. Je m'étirais et malgré moi mon dos craquait. J’espérais que ça ne le dérange pas. Quand ça m'arrivait à l'époque maman m'engueulait car elle détestait tout particulièrement le bruit des os qui craquent. Elle s'était mis en tête que je faisais exprès. Je bredouillais une excuse avant de me mettre dans la même position que lui dans le sens opposé. J'évitais de regarder ses jambes. Non pas qu'elles soient laide ou quoi que ce soit mais je ne voulais pas le mettre mal à l'aise à l'idée que je détaille son corps. J'hochais la tête quand il me posait sa question.

J'y suis allé il n'y a pas longtemps oui. Tu sais les gens sont sympas là-bas et ils sont assez ouverts. C'est agréable de les entendre parler de littérature et c'est assez enrichissant quand ils parlent de leurs interprétations personnelles. Nous pourrions y aller ensemble si tu veux ? Moi non plus je ne parle jamais parce que je n'ose pas. On pourrait se donner du courage mutuellement !

Décidément, entre les sorties au parc que je lui avais proposé et ça maintenant puis les cours de danse improvisés on avait fait beaucoup de projet en une nuit. C'était génial de mon point de vue. C'était... Comme si nous voulions essayer de rattraper ces années où nous ne nous étions pas parlé plus que ça. L'idée de passer du temps avec lui me plaisait vraiment.
lumos maxima
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La nuit est moins longue autour d'un kitkat [ft. Alixou W.]
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