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 Le vert veut une peluche [FT. Edgar Rose]

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MessageSujet: Re: Le vert veut une peluche [FT. Edgar Rose]   Mar 4 Avr 2017 - 3:21

I'm kinda outta luck


Depuis sa dernière sortie et sa grosse mésaventure consistant de crêpes par terre, de gros lourds flippant et d’une camarade de classe difficilement reconnue, Edgar n’avait plus mis un pied en dehors d’Amai. Il était terrifié d’encore se faire agresser, que le karma était totalement contre lui et que si il osait poser ne serai-ce qu'un orteil hors de sa chambre pour se distraire, même à Koyane, il finirait sûrement renversé par une voiture et jeté dans une fausse commune. Malheureusement le truc, c’était qu’après quelques jours, il commençait à tourner en rond dans son dortoir, et son lycée. Bien sûr il adorait rester seul, bien au chaud niché à l'intérieur de son petit cocon loin de tous les dangers de la ville, des inconnus, et toute autre menaces très réelles et très terrifiantes, mais Eddy restait un être humain plus ou moins correctement constitué, et malgré son niveau d’anxiété surélevé ça ne faisait pas moins de lui un être social dont le besoin de sortir s’aéré pour ne pas devenir fou ne pouvait pas s’effacer malgré tous les poèmes lus et les danses endiablées sur de la new wave qu'il était humainement possible de faire. Par contre, Dieu tout puissant, rien ne le ferai aller plus loin que Koyane cette fois ci. Même une irrémédiable envie de crêpe ne le ferai pas prendre le bus où que ce soit. Il allait roder dans ces quartiers habituels, ne pas faire d’histoire, et tout se passera plus ou moins bien.

Ce fut donc toujours avec une certaine incertitude qu’Eddy enfila son pantalon noir à taille haute habituel, et un haut à col très montant couvrant chaque parcelle de ses bras ses épaules et son cou, orné de très jolies broderies de fleurs et de dentelles. Après son pull visiblement trop dénudant au goût des personnes l'ayant si gentiment abordé, il n’allait pas tenter le diable une seconde fois et remontrer quoi que ce soit de son corps avant très longtemps. Sinon jamais d’ailleurs. Il avait même pris le temps de fourrer un chapeau sur le haut de son crâne dans une tentative vaine de cacher sa masse de cheveux et son visage. Comme ça, si on ne le voyait pas, on ne pouvait le confondre ni avec une fille, ni avec un garçon, et par conséquent ne pas le draguer ou l'emmerder, CQFD.  

Une demi-heure de motivation plus tard, Edgar se trouvait enfin dans les rues familières de son district adoré. Il respirait le bon air frais du printemps, observait les fleurs et les bourgeons sur chaque arbre, se sentant réconforté de voir si peu de gens autour de lui. Il passa prendre un petit bubble tea en saluant le vendeur qu’il connaissait très bien depuis le temps, et termina enfin par rentrer dans une boutique qu’il connaissait elle aussi sur le bout de ses doigts bien évidemment une fois son breuvage terminé. Ses premiers pas à l’intérieur du bâtiments furent d’abord hésitant du moins. Il scrutait partout, voir si rien n’avait changé, si les vendeurs étaient toujours tous là, si aucuns rayons n’avaient été réarangé bizarrement depuis sa dernière visite, et surtout s’il n’y avait pas de clients louches. Mais une fois rassuré, et la voie libre, il se détendit enfin. Allez. Cette fois ci, ça n’allait certainement pas être désastreux comme sortie, il n’y avait plus aucunes raisons. Il connaissait tout ici, presque tout le monde, et personne n’allait l’embêter.

Il débuta son shopping le cœur léger par quelques babioles n’allant sans doute lui servir à rien, un petit set de thé en porcelaine fine, deux ou trois stylos roses et violet, et finalement, une peluche lilas, un petit lapin, tout doux et seul dans son rayon qui lui tendait les bras. Il n’attendit pas deux fois d’entendre son appel pour l’attraper, l’inspecter quelques secondes, en se disant qu’il avait beaucoup de chance, et qu’aujourd’hui était définitivement une bonne journée ! …Avant qu’une voix ne l’interpelle.

« uh… ? »

Un lapin. Un lapin en peluche lilas. Un lapin, en peluche, lilas, maudit. Ses yeux se tournèrent vers son interlocuteur pour le regarder quelques secondes sous le coup de la surprise, avant d’immédiatement baisser les yeux vers ses pieds et cligner à multiple reprise des paupières sous le coup d'une telle révélation, Edgar ne put s’empêcher d’être évidemment fort confus. Il était vrai que c’était une boutique où se vendait et se revendait beaucoup de choses. Donc l’idée qu’une peluche y sois acheté puis redonné à plusieurs reprises pour quelques raisons que ce soit était possible. D’autant qu’en ce moment, il avait besoin de tout sauf d’une malédiction en plus de sa malchance. Peut-être qu’en fait, l’appelle du lapin était vraiment quelque chose de purement malveillant, le démon qui sommeillait en lui, entre ses petites pattes de fourrures synthétique sentait qu’Edgar était une parfaite victime. Mais si ce que disait le jeune homme aux cheveux verts était vrai, pourquoi est-ce qu’après autant de temps à venir dans ce magasin, et ce rayon, était-ce la première fois qu’il trouvait ce nounours ? Il aurait dû l’y voir au moins deux ou trois fois. Mais non. Est-ce qu’il lui mentait ? Pourquoi ? Est-ce que le petit brun avait encore fait quelque chose de mal pour mériter ça ? Oui sans doute.

« Ca f-f-fait l-l-l-l-longtemps que je viens i-i-i-ici p-p-p-pourtant… J-J-J-Je n’ai jam-jam-jamais vu cette p-p-p-peluche sur l’éta-ta-gère… O-O-Ou entendu p-p-parler de cette r-r-rumeur… Et p-p-puis… Au p-p-point où j’j’j’en suis… »

Voilà exactement. Au point où il était, tomber malade une fois ou trente, voir mourir ça n’allait pas changer grand-chose à sa vie habituelle franchement. Parce que ce lapin, bah il était vraiment adorable, et il le voulait. Peu importe ce qui lui arrivait dans le futur, c’était sa récompense pour avoir sorti son nez de sa chambre. Il essaya même de faire un vague sourire aux pieds de son interlocuteur suivi par une petite inclination de la tête, pour lui signifier une quelconque reconnaissance de l’avoir prévenu des risques. Il fit un léger pas sur le côté, prêt à partir payer tout ce qu’il avait choisi, et rentrer bien gentiment chez lui.  Il se mis même à marcher en plus ! Avant de bien évidemment trébucher sur ses pieds, parce qu’en fait, l’univers devait sincèrement le haïr.



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MessageSujet: Re: Le vert veut une peluche [FT. Edgar Rose]   Mar 11 Avr 2017 - 4:30

I'm kinda outta luck


Ce qui était positif dans le mouvement de son interlocuteur pour l’empêcher de s’en aller, c’était que comme ça, il avait pu aisément se rattraper à l’un de ses bras et son épaule pour retrouver l’équilibre. Epaule qu’il lâcha plus vite qu’il n’avait su la prendre entre ses petites mains une fois remis bien solidement sur ses pieds, parce que déjà, c’était très mal poli de toucher des inconnus comme ça au milieu des magasins même si ça vous évitait de faire connaissance avec le sol, mais aussi parce ce que tout contact physique trop rapproché avec des gens inconnus le rendait particulièrement mal alaise. Une autre chose qui le rendait anxieux et pas du tout confortable, c’était aussi lesdits gens qui visiblement étaient déterminé à le pousser dans ses retranchements. Non mais déjà qu’il ne voulait pas socialiser en sortant de base, pourquoi fallait-il qu’il tombe sur un garçon bavard ? Et puis il lui voulait quoi encore ? Lui raconter d’autres horreurs sur la peluche ? Parce qu’Edgar partirait en courant s’il y venait. Il n’avait plus envie d’entendre des ignominies sur cette peluche.

Mais heureusement, ou pas, voilà que la tête verte repris sans surprise la parole, pour avouer qu’il lui avait menti. De mieux en mieux. En plus des lourdos qui n’avaient pas réussi à baiser depuis deux ans, Eddy attirait aussi les mythomanes. Mais est-ce qu’un mythomane avoue quand il ment ? Peut-être pas non. Ou si ? Pour mentir encore plus ? Ca devait sûrement être ça ! Tout du moins l’histoire de son interlocuteur lui fit reconsidérer son jugement. Il avait l’air sincère, vraiment sincère. Ce n’est pas comme si le jeune anglais ne connaissait pas non plus ce sentiment, après tout lui aussi serai capable de choses horrible si il pouvait rendre son grand frère heureux.

« O-O-Oh… V-Votre petite s-s-sœur… »

Pendant un instant, les yeux du brun se fixèrent intensément sur la peluche, la scrutant, la jugeant, sa valeur, comme le fait qu’il n’en trouverait sans doute jamais d’autres pareils, et son visage devait avoir l’air affreusement triste et déçu l’espace d’un instant. Mais il n’était vraiment personne pour être aussi égoïste et refuser de laisser quelqu’un faire un aussi joli cadeau à une personne bien plus dans le besoin que lui. Des peluches… ah, il en trouverait plein d’autres, des plus belles mêmes ! Ce n’était que des objets, après tout. Même s’il avait quand même vraiment particulièrement envie de celui-ci, il ne s’imaginait plus dire non.

« D-D-Dans ce cas… Je me-me-me vois assez mal refuser… Bi-Bi-Bien sûr, vo-vous pouv-v-v-vez l’avoir… Excusez-moi…»

Il tendit alors le petit lapin à son interlocuteur, reposant son regard sur le sol. Il ne savait pas vraiment pourquoi il s’était excusé en fait. Ce n’était pas de sa faute s’il n’avait pas mis au courant plutôt de la situation. Pourtant son cœur s’était considérablement alourdi, il se sentait très coupable d’avoir essayé d’être autocentré comme ça. Il aurait dû deviner qu’il y avait une raison pour qu’un jeune homme très poli tente de le dissuader d’acheter cet objet. Peut-être que ça lui faisait mal d’évoquer la maladie de sa sœur en public, ou à un inconnu. Il en était presque à pleurer tien. En fait il sentait déjà des larmes embrouillé sa vision.

« A-A-Ah pardonnez-moi… ! J-J-Je suis vraiment dé-désolé. V-v-vous n’avez pas à m’acheter quoi que se soit, s-s-si vous vo-vo-voulez je-je peux même vous l’offrir, p-p-p-p-p-pour votre petite s-sœur… »

Essuyant vivement son visage à l’aide de sa manche, il sorti à la va vite un mouchoir pour ne pas avoir l’air plus ridicule qu’il ne devait déjà l’être, le triturant dans tous les sens nerveusement avec ses doigts avant de réussir à se moucher.

« P-P-P-Pardon, vraiment. J-J-Je ne voulais pas v-v-vous importuner. »


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